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Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel le maire d'Agon-Coutainville a délivré un permis de construire pour l'extension d'une maison. Le juge a estimé que M. A, voisin immédiat, ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, faute d'établir que le projet affecterait directement ses conditions de jouissance (perte de vue sur la mer et d'ensoleillement). En conséquence, la requête a été jugée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de M. C, qui contestait un arrêté du préfet du Calvados du 2 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen de sa situation, de la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 423-23 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de M. C et de Mme D, ressortissants bangladais, qui contestaient les arrêtés du préfet du Calvados du 26 juin 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les décisions n'étaient pas disproportionnées au regard de leur situation familiale et de l'intérêt supérieur de leurs enfants, et a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 26 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, les moyens soulevés contre les décisions fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande d’indemnisation en tant qu’enfant de harki, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait dans l’Eure, le tribunal a appliqué les articles R. 312-6 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal Administratif de Rouen, seul compétent. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme D B. Ces derniers demandaient la suspension de la décision implicite de la commission académique du rectorat de Normandie rejetant leur demande d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'interruption de la pratique intensive d'équitation par l'enfant ne pouvait être imputée à la décision attaquée, faute de démarches des parents pour concilier cette pratique avec une scolarité en établissement. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 octobre 2024 par lequel le préfet du Calvados a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, Mme B n'apportant pas la preuve d'un préjudice grave et immédiat, l'empêchement de rendre visite à sa fille n'étant pas suffisamment caractérisé. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Refus de délivrance de titre d'identité (carte nationale d'identité et passeport) pour un enfant. Le Tribunal administratif de Caen se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal administratif de Versailles. Il applique les articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de résidence du requérant pour les décisions individuelles de police. La requête est transmise à la juridiction versaillaise.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen, rendue en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, concerne la contestation par la société Edeis concessions de la procédure de passation de délégations de service public pour l'exploitation de quatre aéroports normands. La requérante invoque plusieurs manquements, notamment une méconnaissance de l'article R. 3125-3 du code de la commande publique, l'irrégularité de l'offre retenue (groupement Alliance), une rupture d'égalité entre candidats, et des erreurs dans les méthodes d'évaluation des offres. Le juge des référés est saisi pour demander l'annulation totale ou partielle de la procédure et la reprise de celle-ci à une phase antérieure.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de Mme D et de M. C, qui contestaient les arrêtés du préfet du Calvados du 26 juin 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les juges ont estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 4 novembre 2024 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulièrement publiée, et celui d'insuffisance de motivation, la décision étant suffisamment précise en droit et en fait. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la région Normandie du 30 octobre 2024. Cette décision prononçait la suspension automatique de la licence de pêche européenne du navire "Atlas" pour deux mois et du titre de commandement de M. B pour un mois, en raison de l'atteinte d'un seuil de points de pénalité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, le requérant n'ayant pas démontré de manière probante les conséquences financières irréversibles de la mesure. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés (défaut d'information, méconnaissance du contradictoire, droit au silence, erreur sur le nombre de points) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur le règlement européen n° 1224/2009 et les articles R. 946-17 et suivants du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la région Normandie du 30 octobre 2024. Cette décision infligeait à M. B, capitaine du navire "Atlas", huit points de pénalité sur son titre de commandement et sa licence de pêche, ainsi qu'une amende de 3 500 euros, pour des infractions aux règles de la pêche maritime. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, le requérant n'ayant pas démontré de manière probante les conséquences financières graves et immédiates de la suspension de son activité. En outre, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des droits de la défense et de l'absence de pesée, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, les textes applicables étant le code rural et de la pêche maritime et les règlements européens.
Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 3 mai 2024 par lequel le préfet de l'Orne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants français depuis leur naissance. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Manche du 10 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant la délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation, sans méconnaître les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi ont été validées, le tribunal ayant également rejeté les moyens tirés de leur illégalité et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du maire de Ranville de lui délivrer un permis de construire un bâtiment de stockage de fourrage et de matériel agricole. Le tribunal a jugé que le projet n'était pas nécessaire à l'exploitation agricole au sens de l'article N 2 du règlement du plan local d'urbanisme, car la capacité de stockage existante était suffisante au regard de la taille du cheptel. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le règlement du PLU de Ranville.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme A contestant le refus du maire de Ranville de lui délivrer un permis de construire une maison d'habitation en zone N du PLU. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en estimant que les constructions à usage d'habitation étaient systématiquement interdites dans cette zone, alors que le règlement autorise les constructions liées et nécessaires à l'exploitation agricole. Il a considéré que le projet de Mme A, situé à proximité des bâtiments d'élevage, était indispensable à la surveillance de son cheptel et donc nécessaire à son activité agricole. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de refus et enjoint au maire de délivrer le permis de construire dans un délai d'un mois, sur le fondement des articles N1 et N2 du PLU et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l'association Animalia - Refuge et Sanctuaire, qui contestait des procédures de passation de marchés publics de prestations d'insertion professionnelle lancées par la communauté de communes de Granville Terre et Mer. La juridiction a estimé que la requête était manifestement irrecevable, l'association ne justifiant pas d'un intérêt à agir au sens des articles L. 551-1 et L. 551-10 du code de justice administrative. En effet, l'association n'a pas démontré qu'elle avait vocation à exécuter les contrats en cause, ni qu'elle avait été dissuadée de se porter candidate en raison des manquements allégués.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B, ressortissant soudanais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) portant cessation des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a annulé cette décision au motif qu’elle méconnaît les dispositions des articles D. 551-17 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute de motivation et de procédure contradictoire préalable. Il a enjoint à l’OFII de rétablir les conditions matérielles d’accueil et de verser les sommes dues depuis la décision litigieuse, sous astreinte. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait, en urgence, qu'il soit enjoint au préfet du Calvados de lui délivrer une carte de résident et un récépissé l'autorisant à travailler, en raison d'une atteinte grave à sa situation professionnelle et à l'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge a estimé que la condition d'urgence, caractérisée par une situation d'urgence extrême justifiant une intervention sous 48 heures, n'était pas remplie, la seule expiration du récépissé et la perte d'emploi alléguée ne suffisant pas à l'établir. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, et l'aide juridictionnelle provisoire refusée.