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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne du 19 août 2024 fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière, en exécution d'une interdiction définitive du territoire français prononcée par le tribunal correctionnel. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de l'atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant, fondé sur l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, était inopérant car la décision se borne à fixer le pays de destination sans remettre en cause l'interdiction du territoire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 131-30 du code pénal.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 31 mai 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que cette demande était identique à un précédent recours déjà tranché par un jugement définitif du 25 août 2023, invoquant l'autorité de la chose jugée au sens de l'article 1355 du code civil. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. H et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Arnoult à la SCI BDG pour des garages locatifs. Les requérants n'ont pas justifié de leur intérêt à agir en produisant, malgré une demande de régularisation, un titre de propriété ou tout autre acte établissant la régularité de leur occupation ou détention du bien, en méconnaissance de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette également les conclusions des défendeurs au titre des frais de l'instance.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du rectorat de Normandie refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant des requérants. Les requérants invoquaient l'urgence en raison d'une instruction inadaptée et de l'obstacle à l'apprentissage du géorgien, mais n'ont fourni aucune précision circonstanciée ou justification à l'appui de leurs affirmations. En l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à leur situation, la condition d'urgence n'est pas remplie. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte du désistement de M. A, qui contestait l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France concernant son projet de construction à Bernières-sur-Mer. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple, et a donc ordonné qu'il en soit donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, la demande de la commune visant à obtenir le remboursement de ses frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du rectorat de Normandie refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant des requérants. Les requérants invoquaient l'urgence en raison d'une instruction inadaptée et de l'obstacle à l'apprentissage du géorgien, mais le juge a estimé que ces affirmations n'étaient pas assorties de précisions circonstanciées ni de justifications suffisantes. En l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à leur situation, la condition d'urgence n'était pas remplie, entraînant le rejet de la requête.
Permis de construire modificatif – Tribunal Administratif de Caen – Irrecevabilité pour défaut de notification. Le tribunal rejette la requête de Mme B dirigée contre un permis de construire modificatif délivré par le maire de Ranville. La requérante n’a pas notifié son recours dans le délai de quinze jours francs prévu à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, malgré une demande de régularisation. La requête est donc manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet par le département du Calvados de sa demande de remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active de 2 036,65 euros. Mme A s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 16 août 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 2 septembre 2024.
Le Tribunal administratif de Caen, par une ordonnance du 2 septembre 2024, a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées refusant l’allocation aux adultes handicapés. Le juge a constaté que, en application des articles L. 142-8 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale, ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale et donc de la compétence exclusive de l’ordre judiciaire. En conséquence, le tribunal s’est déclaré incompétent et a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Coutances, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension formée par M. B et Mme A. Les requérants contestaient le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur enfant, mais n’ont pas justifié d’une atteinte grave et immédiate à leur situation, condition nécessaire pour caractériser l’urgence. En l’absence de précisions circonstanciées sur les besoins spécifiques de l’enfant, la condition d’urgence n’a pas été regardée comme remplie. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du rectorat de Normandie refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant des requérants. Les requérants n'ont pas justifié d'une atteinte grave et immédiate à leur situation, faute d'éléments circonstanciés sur l'inadaptation de la scolarisation aux besoins de l'enfant. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le tribunal administratif de Caen, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A E. Le requérant demandait la suspension de deux permis de construire délivrés par le maire de Dozulé pour des travaux sur une parcelle voisine de la sienne, invoquant notamment des vues directes et une méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU). Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée satisfaite en raison des travaux en cours, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des permis. En particulier, le dossier de demande de permis modificatif a été jugé complet et non frauduleux, et les règles d'implantation et de hauteur du PLU (articles U.7, U.10 et U.11) n'ont pas été considérées comme méconnues.
Permis de construire – Désistement – Tribunal Administratif de Caen. Le tribunal a donné acte du désistement pur et simple des requérants, la société LFDLC et M. C, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Bourgeauville. En conséquence, l’instance a été close sans examen au fond. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme B, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Beaumont-en-Auge. Les requérants demandaient l'annulation de ce permis autorisant la démolition et la construction d'un ensemble immobilier. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. L'ordonnance donne acte du désistement et met fin à l'instance sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A contestant un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Cossesseville pour un projet d’abri de camping-car et d’aménagement d’un terrain de loisir en zone agricole. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait que des moyens inopérants ou insuffisamment précis, sans lien avec la légalité de la décision fondée sur le règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (7°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté du préfet de l'Orne du 6 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne était inopérant, cette disposition ne s'appliquant qu'aux institutions de l'Union. Il a également estimé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union, n'avait pas été violé, la requérante ayant déjà pu présenter ses observations lors de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant l'annulation de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour.
Refus de renouvellement de titre de séjour. Tribunal Administratif de Caen. Rejet de la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) pour défaut d'urgence caractérisée. Le juge a estimé que la menace de perte d'emploi, conditionnée à une échéance au 30 septembre 2024, et l'absence de précisions sur les difficultés financières, ne justifiaient pas une intervention dans le délai de 48 heures.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 542-2-1°d) et L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet de la Manche du 7 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable car la notification de l'arrêté ne mentionnait pas clairement les voies et délais de recours, créant une ambiguïté. Sur le fond, après avoir examiné l'ensemble des moyens (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation, etc.), le tribunal les a rejetés comme non fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne du 7 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté et de l'irrégularité de son séjour, de l'absence de justification d'une intégration professionnelle stable et de la persistance de ses attaches familiales en Tunisie. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont également été écartés.