Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2500046(TA95-2500046)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la requête au fond était tardive, l'administration ayant apporté la preuve de la notification régulière de la décision attaquée, rendant ainsi la demande de suspension non fondée. La solution retenue repose sur l'application des règles de procédure administrative relatives à la notification des décisions et à la recevabilité des recours.
N° TA95-2501049(TA95-2501049)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de prolonger son titre de séjour "salarié" expiré, invoquant une atteinte grave à ses libertés (travail, logement, aller et venir). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute d'éléments suffisants sur les conséquences économiques de la suspension de son contrat de travail. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2313450(TA95-2313450)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant béninois, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande en raison de l'absence de présentation de l'intéressé à deux convocations pour compléter son dossier, ce qui ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés. La décision s'appuie sur les principes régissant l'enregistrement des demandes de titre de séjour et le code de justice administrative.
N° TA95-2500054(TA95-2500054)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait la méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, un défaut d'examen, un vice de procédure (absence de remise de la brochure B), et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal écarte ces moyens, considérant que l'administration a respecté les obligations d'information prévues à l'article 4 du règlement et que la clause discrétionnaire de l'article 17 n'a pas été méconnue. La décision est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2316115(TA95-2316115)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet opposée par le préfet du Val-d'Oise à la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant mauritanien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2500406(TA95-2500406)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 9 janvier 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. A, ressortissant algérien, pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable. La solution retenue est fondée sur le défaut de base légale de cette mesure, dès lors que l'arrêté du 28 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, sur lequel elle se fondait, a été annulé par un jugement du même tribunal. Le juge applique les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande de frais d'instance est rejetée.
N° TA95-2500067(TA95-2500067)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, a rejeté la requête. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de l'absence de liens familiaux en France. En conséquence, la condition tenant à l'existence d'un moyen sérieux n'étant pas remplie, la suspension de l'exécution de la décision attaquée n'a pas été ordonnée.
N° TA95-2316142(TA95-2316142)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, née du silence du préfet du Val-d'Oise. Le juge a retenu que le préfet avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de cette décision, malgré la demande de l'intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2415458(TA95-2415458)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant égyptien, contre un arrêté préfectoral du 14 août 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 11 septembre 2024. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué après une audience publique, en application de la procédure prévue à l'article L. 921-1 du même code.
N° TA95-2402104(TA95-2402104)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 10 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du mariage de l'intéressé avec une compatriote titulaire d'une carte de résident et de leur communauté de vie depuis 2017. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
N° TA95-2500971(TA95-2500971)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 décembre 2024 du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La juge a considéré que les conclusions visant la suspension de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de renvoi et de l'interdiction de retour étaient irrecevables, car ces décisions relèvent d'une procédure contentieuse spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du référé suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2402366(TA95-2402366)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour avec changement de statut, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet a délivré à Mme B une carte de séjour temporaire mention « recherche d’emploi ou création d’entreprise » valable jusqu’en mars 2025, abrogeant implicitement les décisions contestées. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet et n’y a donc pas statué. Il a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500087(TA95-2500087)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D C, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 29 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que des autres textes invoqués, estimant que la procédure était régulière. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.
N° TA95-2414794(TA95-2414794)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL VP Invest, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Courbevoie à la SAS Courbevoie Bruyères. Le juge a constaté que la société requérante, bien que propriétaire d’un appartement dans la commune, ne justifiait pas d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, son bien étant situé à plus de 500 mètres du projet et séparé par un tissu urbain dense. Faute de démontrer une atteinte directe à ses conditions d’occupation ou de jouissance, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500065(TA95-2500065)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à M. D, père d'une enfant mineure réfugiée. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé étant maintenu en situation irrégulière et dans l'incapacité de travailler, ce qui portait une atteinte grave à sa situation et à celle de sa fille. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, qui méconnaît les articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. D et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous 48 heures, sous astreinte.
N° TA95-2418204(TA95-2418204)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C d’une demande d’affiliation de ses enfants au nom de leur père. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, au motif que la reconnaissance de filiation relève de l’état civil et donc de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et sur l’article 316 du code civil.
N° TA95-2500815(TA95-2500815)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Cachan (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, le tribunal ordonne, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, la transmission du dossier au tribunal administratif de Melun, territorialement compétent.
N° TA95-2417920(TA95-2417920)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A C, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. Le requérant avait introduit son recours le 11 décembre 2024, soit après l’expiration du délai d’un mois suivant la notification de l’arrêté, qui mentionnait les voies et délais de recours. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article R. 776-2 du même code, combiné à l’article L. 614-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2418191(TA95-2418191)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par renvoi du Tribunal administratif de Paris, constate son incompétence territoriale pour connaître du litige relatif à la fixation du complément indemnitaire annuel de M. A. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation de l'agent, soit le Morbihan (ressort du Tribunal administratif de Rennes). Par conséquent, le tribunal transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il règle la question de compétence.
N° TA95-2419015(TA95-2419015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat relative au retrait d’une subvention MaPrimeRénov, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige, portant sur un immeuble situé à Crest (Drôme), relève de la compétence du Tribunal Administratif de Grenoble. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.