Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA95-2500457(TA95-2500457)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a délivré le récépissé sollicité, valable du 10 janvier au 9 avril 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer et a admis Mme A au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2415839(TA95-2415839)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une obligation de quitter le territoire français. La requête, présentée par un avocat, n'avait pas été adressée par voie électronique via l'application dédiée Télérecours, comme l'exige l'article R. 414-1 du code de justice administrative, et n'avait pas été régularisée malgré une demande en ce sens. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 414-5 du même code, le juge a donc rejeté la requête sans examiner le fond du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2500815(TA95-2500815)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Cachan (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, le tribunal ordonne, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, la transmission du dossier au tribunal administratif de Melun, territorialement compétent.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408391(TA95-2408391)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 mai 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la pathologie de l'intéressée (VIH), de son insertion professionnelle comme aide-soignante en CDI, et de la présence de sa fratrie de nationalité française en France. Il a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sur le fondement des articles L. 435-1 du CESEDA et 8 de la CEDH.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418907(TA95-2418907)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités suédoises et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2415841(TA95-2415841)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Hauts-de-Seine. La requête, présentée par un avocat, n’avait pas été adressée par voie électronique via l’application Télérecours, comme l’exige l’article R. 414-1 du code de justice administrative, et n’a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du même code, l’irrecevabilité a été constatée sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310779(TA95-2310779)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 8 juin 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. F, ressortissant marocain. La solution retenue est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, le requérant justifiant d'une résidence habituelle en France depuis neuf ans, d'une vie familiale avec son épouse titulaire d'une carte de résident et de leur fils de nationalité française, ainsi que d'une activité professionnelle stable. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310675(TA95-2310675)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour avait été présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'avis du Conseil d'État du 10 octobre 2024, une telle demande irrégulière ne fait pas naître une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation de la requête ont été déclarées irrecevables.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310521(TA95-2310521)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante congolaise. La juridiction retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de cette décision implicite, malgré la demande expresse de l'intéressée, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2307838(TA95-2307838)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet des Hauts-de-Seine. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de droit liée à l'application de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Il a également rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné à l'accord bilatéral, permet une admission exceptionnelle au séjour, mais que les moyens soulevés n'étaient pas fondés en l'espèce.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2418019(TA95-2418019)

Refus de délivrance de laissez-passer consulaire par les autorités françaises à Mexico pour des enfants mineurs. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent en application des articles R. 312-1 et R. 312-19 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2417976(TA95-2417976)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A B relatif à son droit au logement opposable, a constaté son incompétence territoriale. La décision contestée émane de la commission de médiation de l’Essonne, dont le ressort relève du tribunal administratif de Versailles en application de l’article R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, conformément à l’article R. 351-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2417920(TA95-2417920)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A C, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. Le requérant avait introduit son recours le 11 décembre 2024, soit après l’expiration du délai d’un mois suivant la notification de l’arrêté, qui mentionnait les voies et délais de recours. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article R. 776-2 du même code, combiné à l’article L. 614-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2416901(TA95-2416901)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi après renvoi par le tribunal de Nice, estime ne pas être compétent pour connaître du litige. L'affaire concerne la contestation par M. B, conducteur de trains affecté à Nice, du maintien de son inaptitude physique par la commission ferroviaire d'aptitudes. En application des articles R. 312-10 et R. 351-6 du code de justice administrative, le tribunal renvoie le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il règle la question de compétence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418870(TA95-2418870)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII était fondée sur le motif que Mme B n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité n'était pas obligatoire dans ce cadre. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418871(TA95-2418871)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant libérien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 23 décembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'assignation à résidence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418886(TA95-2418886)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours en excès de pouvoir de Mme B A contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 28 novembre 2024 lui retirant sa carte de résident, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de cinq ans, et l'assignant à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et une erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, validant les décisions préfectorales fondées sur les articles L. 432-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2500241(TA95-2500241)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant le renouvellement de la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. B. Cette solution a été retenue car le CNAPS a fait droit au recours gracieux de l'intéressé et lui a délivré une carte professionnelle le 13 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2500318(TA95-2500318)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait un risque de renvoi vers son pays d'origine en violation des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'arrêté ne prononçait qu'un transfert vers l'Italie, sans établir de défaillances systémiques dans ce pays, et qu'aucune circonstance particulière ne justifiait une dérogation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2500352(TA95-2500352)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 21 novembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la demande, fondé sur une erreur de base légale (application de l'article L. 421-1 au lieu de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.

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