Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2418907(TA95-2418907)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités suédoises et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415839(TA95-2415839)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une obligation de quitter le territoire français. La requête, présentée par un avocat, n'avait pas été adressée par voie électronique via l'application dédiée Télérecours, comme l'exige l'article R. 414-1 du code de justice administrative, et n'avait pas été régularisée malgré une demande en ce sens. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 414-5 du même code, le juge a donc rejeté la requête sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2500318(TA95-2500318)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait un risque de renvoi vers son pays d'origine en violation des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'arrêté ne prononçait qu'un transfert vers l'Italie, sans établir de défaillances systémiques dans ce pays, et qu'aucune circonstance particulière ne justifiait une dérogation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2415877(TA95-2415877)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour 12 mois. Le requérant invoquait une usurpation d'identité pour contester la matérialité des faits. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car la contestation de l'élément matériel d'une infraction relève de la compétence exclusive du juge pénal. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2211219(TA95-2211219)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2013 et 2014. L'administration fiscale avait requalifié en revenus distribués (article 111-c du code général des impôts) des remboursements de frais kilométriques versés par sa société, estimant qu'il s'agissait de dépenses personnelles. Le tribunal a jugé que M. C n'apportait pas la preuve que ces frais correspondaient à des déplacements professionnels, et a donc validé la réintégration des sommes dans les résultats de la société. La solution retenue confirme l'imposition sur le fondement des articles 62 et 39 du code général des impôts.
N° TA95-2215484(TA95-2215484)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société R Control, qui sollicitait la condamnation de l'établissement public Paris La Défense à lui verser 4,3 millions d'euros. La société invoquait la rupture anticipée d'une convention d'occupation temporaire du domaine public et le non-respect d'une promesse de prolongation. Le tribunal a écarté la responsabilité contractuelle, la société n'étant pas partie à la convention, et a jugé que la responsabilité quasi-délictuelle n'était pas établie, faute pour la société requérante de démontrer un préjudice personnel distinct de celui déjà indemnisé à sa filiale.
N° TA95-2215395(TA95-2215395)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en indemnisation des sociétés Ishtar et Gaïa, qui contestaient la délibération du 9 décembre 2021 par laquelle la commune de Boulogne-Billancourt avait autorisé la vente aux enchères du château de Benais. Les sociétés invoquaient plusieurs fautes, notamment un défaut d'information du conseil municipal et une méconnaissance de l'article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, la société Ishtar n'ayant pas qualité à agir, et a subsidiairement écarté les moyens comme non fondés. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, et les sociétés ont été condamnées à verser 5 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2215314(TA95-2215314)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de l'association Alteralia, qui contestait le refus d'autorisation de licenciement pour motif disciplinaire de M. A, salarié protégé. L'association demandait l'annulation des décisions de l'inspectrice du travail et du ministre du travail ayant refusé ce licenciement. Le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et n'a pas fait droit aux demandes de l'association. Il a condamné l'association à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2201956(TA95-2201956)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017, issues de revenus distribués par trois sociétés. Il a écarté les moyens de procédure (notamment le défaut de communication de pièces) et de fond (méthode de reconstitution, absence d’appréhension des revenus). Le tribunal a également refusé de transmettre au Conseil d’État les questions prioritaires de constitutionnalité soulevées, jugeant qu’elles étaient dépourvues de caractère sérieux. La solution s’appuie sur les articles 109 et 158 du code général des impôts, ainsi que sur l’article L. 76 B du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2414214(TA95-2414214)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 23 janvier 2025, du désistement pur et simple de la société Cobat de son recours en excès de pouvoir contre le centre hospitalier de Gonesse. La société demandait initialement le paiement d'une somme de 9 402,70 euros ainsi que des intérêts moratoires. Le désistement a été constaté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
N° TA95-2500709(TA95-2500709)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B, fonctionnaire, qui contestait le refus implicite du maire de Châtillon de la placer en congé longue durée. La requérante invoquait l’urgence en raison de ses difficultés financières liées à un demi-traitement et d’un risque de titre de perception. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute de preuve suffisante de la réalité et de l’imminence du préjudice allégué. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2500654(TA95-2500654)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine clôturant la demande de renouvellement de titre de séjour "visiteur" de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de la nécessité absolue de son déplacement à Londres et de l'existence d'une précarité administrative suffisamment grave et immédiate. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais d'instance, ont été rejetées.
N° TA95-2300572(TA95-2300572)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCEA Boulle-Bonneau visant à annuler la délibération du 29 septembre 2022 par laquelle la commune de Parmain a incorporé une parcelle présumée sans maître dans son domaine privé. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la convocation des conseillers municipaux était régulière et que l'information des élus était suffisante. Il a également jugé que la procédure d'incorporation du bien sans maître, fondée sur les articles L. 1123-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, avait été respectée. La solution retenue confirme la légalité de l'incorporation au domaine privé communal.
N° TA95-2418876(TA95-2418876)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension par un ressortissant soudanais, bénéficiaire de la protection subsidiaire, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions après que le préfet lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'en juillet 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 700 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2305889(TA95-2305889)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d'une requête en excès de pouvoir contre la décision "48 SI" du 22 mars 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation, le ministre ayant restitué 7 points au permis de M. B. Il a également jugé irrecevables les conclusions contre les retraits de points inexistants ou déjà restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, considérant que cette formalité substantielle avait été respectée pour les infractions restantes.
N° TA95-2305386(TA95-2305386)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré un récépissé à l’intéressé, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA95-2415859(TA95-2415859)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris lui interdisant de conduire pour une durée de 5 mois. M. B ne contestait pas les faits reprochés mais invoquait les conséquences professionnelles de cette interdiction sur son activité de chef d'entreprise. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, faute de tout moyen utile soulevé dans le délai de recours, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2412396(TA95-2412396)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 25 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en estimant que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, notamment pour l'année 2016. Cette saisine est obligatoire en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant tout refus de titre. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA95-2410439(TA95-2410439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 14 mai 2024 refusant à Mme A, ressortissante tunisienne, la délivrance d'une carte de résident. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant la demande au regard de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, alors que Mme A remplissait les conditions de l'article 10-1, g) du même accord, justifiant de plus de cinq ans de résidence régulière ininterrompue en France sous couvert d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA95-2415399(TA95-2415399)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant égyptien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels pour une admission au séjour en qualité de salarié, au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision se fonde sur la stabilité et la continuité de l'emploi de cuisinier exercé par M. C pendant plus de trois ans. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à l'intéressé une carte de séjour temporaire mention "salarié".