Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2418521(TA95-2418521)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme A B, ressortissante colombienne, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. La requérante, dont la carte de séjour étudiant avait expiré, avait déposé une demande de renouvellement avec changement de statut sans obtenir de récépissé, ce qui menaçait son contrat de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence et d'utilité était remplie, et a accordé une somme de 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2418781(TA95-2418781)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de fixer un rendez-vous à M. A pour déposer une demande de duplicata de son titre de séjour. Le requérant justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous via le site de l'ANEF. La solution retenue s'appuie sur l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable.
N° TA95-2500319(TA95-2500319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à suspendre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 décembre 2024 refusant le renouvellement de sa carte de séjour temporaire en qualité de parent d'enfant français. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la précarité administrative et professionnelle immédiate du requérant, mais a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 423-7 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête en suspension a été rejetée.
N° TA95-2418709(TA95-2418709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant burkinabé, d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de sa demande d'autorisation provisoire de séjour. Le préfet des Hauts-de-Seine a justifié avoir délivré à l'intéressé, le 10 janvier 2025, une autorisation provisoire de séjour valable six mois. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de M. A étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2501093(TA95-2501093)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à son droit au travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car l'intéressé n'avait pas déposé de dossier complet et que l'absence de récépissé ne l'empêchait pas de se rendre à l'étranger pour son mariage. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2500867(TA95-2500867)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés administratives et professionnelles invoquées par le requérant ne justifiant pas une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par cette procédure d'exception. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2501096(TA95-2501096)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant était titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 7 février 2025. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2418550(TA95-2418550)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui communiquer l'arrêté du 3 mai 2023 portant obligation de quitter le territoire français, dont il n'avait pas été destinataire. Le juge a estimé que la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet de sa demande de communication, ce qui n'entre pas dans le champ d'application de l'article L. 521-3.
N° TA95-2418706(TA95-2418706)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à une ressortissante gabonaise une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, en raison des dysfonctionnements des services préfectoraux et de la nécessité de ce document pour poursuivre son stage. La condition d'urgence a été reconnue, et l'injonction a été prononcée sans astreinte, dans un délai de deux semaines.
N° TA95-2501013(TA95-2501013)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans limite de durée. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré l'inexécution prolongée d'un jugement de 2019 enjoignant la délivrance d'un certificat de résidence, dès lors que M. A bénéficie de récépissés régulièrement renouvelés et d'une autorisation de travail. La solution retenue écarte l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, les difficultés invoquées ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures.
N° TA95-2500968(TA95-2500968)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne bénéficiaire de la protection internationale. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document attestant de la régularité de son séjour, en raison de la suspension de son contrat de travail et de l'absence de ressources. Le juge a estimé que ces circonstances ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience préalable, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2500393(TA95-2500393)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant l’arrêté suffisamment motivé. Il a également estimé que le droit d’être entendu, principe général du droit de l’Union, n’avait pas été méconnu, faute pour le requérant d’établir avoir été empêché de présenter ses observations. La décision s’appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2414794(TA95-2414794)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL VP Invest, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Courbevoie à la SAS Courbevoie Bruyères. Le juge a constaté que la société requérante, bien que propriétaire d’un appartement dans la commune, ne justifiait pas d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, son bien étant situé à plus de 500 mètres du projet et séparé par un tissu urbain dense. Faute de démontrer une atteinte directe à ses conditions d’occupation ou de jouissance, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500087(TA95-2500087)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D C, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 29 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que des autres textes invoqués, estimant que la procédure était régulière. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.
N° TA95-2500067(TA95-2500067)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, a rejeté la requête. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de l'absence de liens familiaux en France. En conséquence, la condition tenant à l'existence d'un moyen sérieux n'étant pas remplie, la suspension de l'exécution de la décision attaquée n'a pas été ordonnée.
N° TA95-2500971(TA95-2500971)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 décembre 2024 du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La juge a considéré que les conclusions visant la suspension de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de renvoi et de l'interdiction de retour étaient irrecevables, car ces décisions relèvent d'une procédure contentieuse spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du référé suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2316115(TA95-2316115)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet opposée par le préfet du Val-d'Oise à la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant mauritanien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2501049(TA95-2501049)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de prolonger son titre de séjour "salarié" expiré, invoquant une atteinte grave à ses libertés (travail, logement, aller et venir). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute d'éléments suffisants sur les conséquences économiques de la suspension de son contrat de travail. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2316142(TA95-2316142)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, née du silence du préfet du Val-d'Oise. Le juge a retenu que le préfet avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de cette décision, malgré la demande de l'intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2500406(TA95-2500406)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 9 janvier 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. A, ressortissant algérien, pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable. La solution retenue est fondée sur le défaut de base légale de cette mesure, dès lors que l'arrêté du 28 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, sur lequel elle se fondait, a été annulé par un jugement du même tribunal. Le juge applique les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande de frais d'instance est rejetée.