Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2114719(TA95-2114719)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme E, tutrice de M. A, d’une demande de condamnation de l’ONIAM à lui verser 374 962,85 euros au titre de l’indemnisation du besoin d’assistance par tierce personne, sur le fondement d’un protocole transactionnel. L’ONIAM ne conteste pas le principe de l’indemnisation mais soutient que le montant doit être réduit des sommes perçues au titre de la prestation de compensation du handicap (PCH), conformément à l’article 1142-17 du code de la santé publique, et que la requérante n’a pas fourni les justificatifs nécessaires. Le tribunal rejette la requête, estimant que la demande n’est pas fondée en l’absence de production des éléments actualisés sur les aides perçues, et met les dépens à la charge de la requérante.
N° TA95-2105592(TA95-2105592)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme D, qui a subi une surdité bilatérale totale après une opération du rachis lombaire le 11 février 2015. L'ONIAM ne contestant pas que les conditions de la solidarité nationale étaient réunies, le tribunal a reconnu le droit à réparation au titre de l'accident médical non fautif, conformément à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue est la condamnation de l'ONIAM à indemniser Mme D pour ses préjudices, dont le montant a été fixé à une somme inférieure à celle demandée, après évaluation des postes de préjudice.
N° TA95-2308468(TA95-2308468)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 5 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant béninois. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les faits d'usurpation d'identité reprochés au requérant ne constituent pas une menace suffisamment grave pour l'ordre public. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. L'État est condamné à verser 1 300 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2309662(TA95-2309662)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 9 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour "salarié" à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (menace à l'ordre public) est entaché d'une erreur d'appréciation, la seule présentation d'une carte d'identité contrefaite lors de l'embauche ne suffisant pas à caractériser une menace pour l'ordre public. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction au préfet de réexaminer la demande de M. A.
N° TA95-2500370(TA95-2500370)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de modification d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant sollicitait un délai d'exécution réduit à 48 heures sous astreinte, en raison de l'inexécution persistante de l'injonction initiale. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué l'intéressé pour déposer son dossier et obtenir un récépissé, démontrant une volonté non équivoque d'exécuter la mesure à bref délai. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413214(TA95-2413214)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 1ère chambre, a annulé l'arrêté du 16 août 2024 par lequel le préfet de police de Paris avait obligé M. A, ressortissant guinéen, à quitter le territoire français sans délai et avait prononcé une interdiction de retour d'un an. La solution retenue se fonde sur l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 5 décembre 2024, qui avait annulé un précédent refus de renouvellement de titre de séjour de M. A et enjoint à l'administration de procéder à ce renouvellement, rendant ainsi illégale la mesure d'éloignement subséquente. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2413145(TA95-2413145)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord constaté que l'interdiction de retour d'un an mentionnée dans la requête n'était pas établie par les pièces du dossier, rendant ces conclusions irrecevables. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et des articles L. 611-1, L. 542-1 et R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à la décision fixant le pays de destination.
N° TA95-2413032(TA95-2413032)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10.
N° TA95-2413031(TA95-2413031)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d'un visa long séjour, condition nécessaire à la délivrance d'une carte de séjour "salarié" sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA95-2412930(TA95-2412930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour motif de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B ne justifiant pas de liens personnels ou familiaux suffisamment intenses en France et pouvant bénéficier de soins dans son pays d'origine. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411963(TA95-2411963)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme C, ressortissante congolaise, contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour et le refus de renouvellement de son récépissé. En cours d'instance, le préfet a délivré à Mme C une carte de séjour temporaire valable un an, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 300 euros à Mme C au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411766(TA95-2411766)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant de délivrer un certificat de résidence à M. B, ressortissant algérien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA95-2411748(TA95-2411748)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était régulier et suffisamment motivé. Il a jugé que M. D, célibataire et sans enfant, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du CESEDA ou de l'article 8 de la CEDH. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2406676(TA95-2406676)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 9 avril 2024 lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire, de défaut d'examen sérieux de sa situation, et d'erreur de fait, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'arrêté du 27 avril 2021. Il a notamment jugé que la demande de titre de séjour de M. B, effectuée hors délai via le téléservice obligatoire pour les étudiants, avait fait naître une décision implicite de rejet, et que le refus explicite ultérieur était légal.
N° TA95-2406670(TA95-2406670)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B A contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment des vices de procédure liés à l'absence de communication de l'avis du collège des médecins de l'OFII et une méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'avis médical avait été régulièrement émis. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme A.
N° TA95-2401403(TA95-2401403)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'accorder le regroupement familial pour son fils. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, sans se croire en situation de compétence liée. Il a rappelé qu'en application des articles L. 434-2 et R. 434-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'âge de l'enfant s'apprécie à la date de dépôt d'un dossier complet, et qu'en l'espèce, le fils était majeur à cette date. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a également été écarté.
N° TA95-2108659(TA95-2108659)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, agent contractuel de la commune de Colombes, qui sollicitait 35 000 euros en réparation des préjudices résultant d’un manquement à l’obligation de formation. Le requérant soutenait que la commune avait entravé son évolution professionnelle en ne lui permettant pas de suivre des formations. Le tribunal a jugé que la commune avait rempli son obligation, en relevant que M. A avait bénéficié de plusieurs formations tout au long de sa carrière, et que sa demande spécifique n’était pas établie. La solution s’appuie sur les articles L. 421-2 et L. 421-4 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n°2007-1845 du 26 décembre 2007.
N° TA95-2105146(TA95-2105146)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, assistante familiale, contestant le décompte de trente-neuf jours de congés « à la demande du service » imposé par le conseil départemental des Hauts-de-Seine pour l’année 2020. La requérante invoquait notamment une application abusive de cette règle, un défaut de notification préalable et une atteinte à son droit au repos. Le tribunal a relevé d’office que la décision méconnaissait l’article L. 423-33 du code de l’action sociale et des familles, qui subordonne toute séparation de l’assistant familial avec les enfants accueillis à une demande écrite préalable de sa part. En l’absence d’une telle demande de Mme A, le tribunal a annulé les décisions attaquées, jugeant que l’employeur ne pouvait imposer unilatéralement ces congés.
N° TA95-2214180(TA95-2214180)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A C, qui contestaient des impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016, issues d’un contrôle fiscal de leur société. Les requérants invoquaient une irrégularité de procédure due à une erreur d’adresse, un prêt familial sans intérêt, des ventes de métaux et des remboursements de compte courant. Le tribunal a jugé que l’administration avait apporté la preuve de la régularité de l’envoi des pièces de procédure, et a estimé que les autres moyens n’étaient pas fondés, en application des articles L. 16, L. 47 et L. 48 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2102139(TA95-2102139)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur le litige opposant la SARL People Conventions à l’administration fiscale, relatif à des rappels de retenue à la source (2014-2015) et de TVA (2015). Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à hauteur de 236 498 euros, correspondant au dégrèvement des rappels de retenue à la source accordé par l’administration en cours d’instance. Sur le fond, il a rejeté la demande de la société tendant à l’application du taux réduit de TVA (10 %) aux droits d’entrée de ses conventions, estimant que ces événements, centrés sur des divertissements (rencontres avec des acteurs, activités liées à des univers de films ou séries), ne constituent ni des foires, salons ou expositions autorisés, ni des expositions culturelles au sens des articles 279 b bis et b ter du code général des impôts.