Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316408(TA95-2316408)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, épouse C, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable jusqu’en juillet 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309662(TA95-2309662)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 9 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour "salarié" à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (menace à l'ordre public) est entaché d'une erreur d'appréciation, la seule présentation d'une carte d'identité contrefaite lors de l'embauche ne suffisant pas à caractériser une menace pour l'ordre public. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction au préfet de réexaminer la demande de M. A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2308661(TA95-2308661)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui communiquer son dossier administratif et de lui délivrer une carte de résident UE. Concernant le refus de communication, le tribunal a estimé que la requérante n'avait articulé aucun argument permettant d'en apprécier le bien-fondé. S'agissant du refus de titre de séjour, le tribunal a relevé que Mme A ne justifiait pas de ressources suffisantes, stables et régulières sur les cinq dernières années, comme l'exigent les articles L. 426-17 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que sa demande était donc infondée. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées par voie de conséquence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309191(TA95-2309191)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant exclusivement sur l'usage d'un faux document lors de l'embauche pour caractériser une menace à l'ordre public, sans examiner l'ensemble des circonstances. Cette seule circonstance ne suffit pas à établir un trouble à l'ordre public à la date de la décision. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2416507(TA95-2416507)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté. Le juge a constaté que la requête, fondée sur le droit au logement opposable (article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation), était tardive : le délai de quatre mois pour saisir le tribunal, courant à partir de juillet 2015, était expiré depuis longtemps lors du dépôt de la requête en novembre 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans préjudice du maintien de la décision de la commission de médiation de 2015.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2103290(TA95-2103290)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait le refus implicite de la Cité de la céramique - Sèvres et Limoges de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 14 novembre 2019 et de le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a relevé d'office que la demande d'imputabilité avait été adressée à une autorité incompétente, la Cité de la céramique n'étant pas l'autorité habilitée à statuer, ce qui la plaçait en situation de compétence liée pour la rejeter. En conséquence, les moyens soulevés par M. B ont été jugés inopérants. La solution retenue est fondée sur les règles de compétence applicables aux demandes d'imputabilité au service des fonctionnaires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2404241(TA95-2404241)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A E, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'incompétence territoriale, estimant que le préfet était compétent faute pour le requérant de l'avoir informé de son déménagement. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2404333(TA95-2404333)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 4 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A, ressortissante camerounaise, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que Mme A justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour vice de procédure.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2409110(TA95-2409110)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une nouvelle injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement social. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le tribunal avait déjà statué sur une demande identique par une ordonnance du 16 mars 2023, en application du I de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Aucune nouvelle décision de la commission de médiation n'étant intervenue, la demande portait sur une affaire déjà jugée. Le rejet a été prononcé sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413642(TA95-2413642)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B, ressortissante burkinabaise, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" et le non-renouvellement de son récépissé. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant qu'aucune disposition n'imposait le renouvellement du récépissé après la naissance d'une décision implicite de rejet. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur l'absence d'obligation légale de renouveler le récépissé et l'irrecevabilité des autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409531(TA95-2409531)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A, ressortissante jamaïcaine, annule la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour « passeport talent-carte bleue européenne ». Le tribunal juge que, dès lors que Mme A avait obtenu un visa de long séjour portant cette mention délivré par l’autorité consulaire, le préfet était en situation de compétence liée pour lui remettre le titre et ne pouvait légalement opposer un refus. La décision est fondée sur les articles L. 421-11 et R. 421-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409607(TA95-2409607)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 11 juin 2024 qui a clôturé sa demande de titre de séjour pour conjoint de Français pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que cette clôture, motivée par l'absence de pièces justificatives suffisantes de la communauté de vie (exigées par l'article R. 431-11 du CESEDA et son annexe 10), ne constitue pas une décision faisant grief et est donc irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413762(TA95-2413762)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 juillet 2024 retirant sa carte de résident. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les articles L. 432-4 et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité du retrait de titre de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2413043(TA95-2413043)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B étant dépourvu de titre de séjour à la date de l'arrêté. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire et du défaut d'examen individuel, estimant que la procédure avait été régulière.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2413189(TA95-2413189)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante marocaine, contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise", assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête contenait des conclusions et un moyen. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral au motif que le préfet n'a pas examiné si Mme A justifiait d'un diplôme au moins équivalent au grade de master, comme exigé par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2413208(TA95-2413208)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à une ressortissante marocaine, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de la requérante, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte était caractérisée par son mariage avec un ressortissant turc titulaire d'une carte de résident, la vie commune établie, et la présence de leur enfant né en France ainsi que de deux autres enfants mineurs français de son époux. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour méconnaissance de ces stipulations conventionnelles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413211(TA95-2413211)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B E, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2500370(TA95-2500370)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de modification d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant sollicitait un délai d'exécution réduit à 48 heures sous astreinte, en raison de l'inexécution persistante de l'injonction initiale. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué l'intéressé pour déposer son dossier et obtenir un récépissé, démontrant une volonté non équivoque d'exécuter la mesure à bref délai. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2307302(TA95-2307302)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la circulaire du 28 novembre 2012, celle-ci ne constituant pas une ligne directrice invocable. Il a également écarté le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que M. A n'établissait pas une présence continue en France avant octobre 2019 ni des liens personnels ou familiaux suffisants. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2214180(TA95-2214180)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A C, qui contestaient des impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016, issues d’un contrôle fiscal de leur société. Les requérants invoquaient une irrégularité de procédure due à une erreur d’adresse, un prêt familial sans intérêt, des ventes de métaux et des remboursements de compte courant. Le tribunal a jugé que l’administration avait apporté la preuve de la régularité de l’envoi des pièces de procédure, et a estimé que les autres moyens n’étaient pas fondés, en application des articles L. 16, L. 47 et L. 48 du livre des procédures fiscales.

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