Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2309191(TA95-2309191)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant exclusivement sur l'usage d'un faux document lors de l'embauche pour caractériser une menace à l'ordre public, sans examiner l'ensemble des circonstances. Cette seule circonstance ne suffit pas à établir un trouble à l'ordre public à la date de la décision. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B.
N° TA95-2501180(TA95-2501180)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant camerounais titulaire d'une carte de séjour " étudiant " arrivée à expiration, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé. Le juge estime que la condition d'urgence, nécessaire pour obtenir des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'est pas remplie. Il relève que le requérant a attendu le 24 janvier 2025 pour saisir le tribunal, alors que son employeur l'avait mis en demeure de produire un justificatif de séjour dès le 13 janvier 2025, ce qui ne caractérise pas une situation d'extrême urgence justifiant une intervention à très bref délai. La requête est donc rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2501184(TA95-2501184)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association INDÉPENDANCES. Celle-ci contestait la décision du maire de Sceaux du 7 janvier 2025 retirant l'autorisation d'utiliser une salle municipale pour sa réunion des vœux, motif pris de son caractère politique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requête ayant été introduite plus de quinze jours après la décision contestée, ce qui ne caractérisait pas une situation d'extrême urgence justifiant une intervention à très bref délai. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2501187(TA95-2501187)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A B de deux requêtes en annulation d’un arrêté du préfet de l’Aisne du 17 janvier 2025 (assignation à résidence et obligation de quitter le territoire français), a ordonné la transmission des dossiers au Tribunal administratif d’Amiens. Cette décision est fondée sur les articles L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence, en l’espèce Laon (Aisne). La solution retenue est un déclinatoire de compétence territoriale au profit d’Amiens.
N° TA95-2415172(TA95-2415172)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Mme A avait été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 5 octobre 2022, mais n'a saisi le tribunal que le 21 octobre 2024, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative.
N° TA95-2413214(TA95-2413214)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 1ère chambre, a annulé l'arrêté du 16 août 2024 par lequel le préfet de police de Paris avait obligé M. A, ressortissant guinéen, à quitter le territoire français sans délai et avait prononcé une interdiction de retour d'un an. La solution retenue se fonde sur l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 5 décembre 2024, qui avait annulé un précédent refus de renouvellement de titre de séjour de M. A et enjoint à l'administration de procéder à ce renouvellement, rendant ainsi illégale la mesure d'éloignement subséquente. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2412930(TA95-2412930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour motif de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B ne justifiant pas de liens personnels ou familiaux suffisamment intenses en France et pouvant bénéficier de soins dans son pays d'origine. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413031(TA95-2413031)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d'un visa long séjour, condition nécessaire à la délivrance d'une carte de séjour "salarié" sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA95-2413032(TA95-2413032)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10.
N° TA95-2413145(TA95-2413145)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord constaté que l'interdiction de retour d'un an mentionnée dans la requête n'était pas établie par les pièces du dossier, rendant ces conclusions irrecevables. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et des articles L. 611-1, L. 542-1 et R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à la décision fixant le pays de destination.
N° TA95-2415837(TA95-2415837)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement. La requête a été jugée tardive, car présentée après l’expiration du délai de quatre mois suivant la période de six mois sans proposition, conformément à l’article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation du 26 octobre 2022 reste toutefois valable. Le rejet est fondé sur l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative pour irrecevabilité manifeste.
N° TA95-2413642(TA95-2413642)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B, ressortissante burkinabaise, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" et le non-renouvellement de son récépissé. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant qu'aucune disposition n'imposait le renouvellement du récépissé après la naissance d'une décision implicite de rejet. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur l'absence d'obligation légale de renouveler le récépissé et l'irrecevabilité des autres moyens.
N° TA95-2405638(TA95-2405638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Elle a ensuite examiné le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2413762(TA95-2413762)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 juillet 2024 retirant sa carte de résident. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les articles L. 432-4 et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité du retrait de titre de séjour.
N° TA95-2413211(TA95-2413211)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B E, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413208(TA95-2413208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à une ressortissante marocaine, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de la requérante, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte était caractérisée par son mariage avec un ressortissant turc titulaire d'une carte de résident, la vie commune établie, et la présence de leur enfant né en France ainsi que de deux autres enfants mineurs français de son époux. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour méconnaissance de ces stipulations conventionnelles.
N° TA95-2413189(TA95-2413189)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante marocaine, contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise", assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête contenait des conclusions et un moyen. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral au motif que le préfet n'a pas examiné si Mme A justifiait d'un diplôme au moins équivalent au grade de master, comme exigé par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413043(TA95-2413043)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B étant dépourvu de titre de séjour à la date de l'arrêté. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire et du défaut d'examen individuel, estimant que la procédure avait été régulière.
N° TA95-2501096(TA95-2501096)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant était titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 7 février 2025. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2418709(TA95-2418709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant burkinabé, d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de sa demande d'autorisation provisoire de séjour. Le préfet des Hauts-de-Seine a justifié avoir délivré à l'intéressé, le 10 janvier 2025, une autorisation provisoire de séjour valable six mois. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de M. A étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.