Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413642(TA95-2413642)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B, ressortissante burkinabaise, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" et le non-renouvellement de son récépissé. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant qu'aucune disposition n'imposait le renouvellement du récépissé après la naissance d'une décision implicite de rejet. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur l'absence d'obligation légale de renouveler le récépissé et l'irrecevabilité des autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2413208(TA95-2413208)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à une ressortissante marocaine, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de la requérante, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte était caractérisée par son mariage avec un ressortissant turc titulaire d'une carte de résident, la vie commune établie, et la présence de leur enfant né en France ainsi que de deux autres enfants mineurs français de son époux. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour méconnaissance de ces stipulations conventionnelles.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2413189(TA95-2413189)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante marocaine, contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise", assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête contenait des conclusions et un moyen. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral au motif que le préfet n'a pas examiné si Mme A justifiait d'un diplôme au moins équivalent au grade de master, comme exigé par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413762(TA95-2413762)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 juillet 2024 retirant sa carte de résident. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les articles L. 432-4 et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité du retrait de titre de séjour.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413211(TA95-2413211)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B E, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409607(TA95-2409607)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 11 juin 2024 qui a clôturé sa demande de titre de séjour pour conjoint de Français pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que cette clôture, motivée par l'absence de pièces justificatives suffisantes de la communauté de vie (exigées par l'article R. 431-11 du CESEDA et son annexe 10), ne constitue pas une décision faisant grief et est donc irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2315614(TA95-2315614)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 août 2023 retirant sa carte de résident de dix ans. Le tribunal a relevé d’office que cette décision de retrait était superfétatoire, car la carte de résident avait expiré le 14 novembre 2021, soit avant l’arrêté attaqué, et était donc insusceptible de faire grief. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Le jugement s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316336(TA95-2316336)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "salarié" née du silence du préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet, estimant que la décision implicite existait et que la requête n'était pas tardive. Sur le fond, il a annulé la décision de rejet au motif qu'elle méconnaissait les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. C une carte de séjour temporaire mention "salarié" dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2207779(TA95-2207779)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Pacmar, qui contestait des rappels de TVA pour 2018-2019. La société avait appliqué le régime de TVA sur marge à la revente de terrains à bâtir, mais l'administration a estimé que ce régime était inapplicable car les terrains, acquis bâtis, avaient changé de qualification avant leur revente. Le tribunal a jugé que, conformément à l'arrêt de la CJUE du 30 septembre 2021 (C-299/20), le régime de marge ne s'applique pas lorsque les terrains, non bâtis à l'acquisition, deviennent des terrains à bâtir, mais n'a pas tranché le cas d'une acquisition bâtie suivie d'une revente comme terrain à bâtir. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant la position de l'administration fiscale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2315634(TA95-2315634)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante serbe, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, rendant non obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour. Enfin, le refus n'a pas été considéré comme une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni comme entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316104(TA95-2316104)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant philippin, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 novembre 2023 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles et une interdiction de circulation sur le territoire français pour deux ans. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure lié à l'accord franco-espagnol de réadmission de 2002, une méconnaissance de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de son enfant (article 3 de la CIDE). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2202555(TA95-2202555)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme C, qui sollicitaient la réduction d'impôt prévue à l'article 199 novovicies du code général des impôts pour l'acquisition d'un logement neuf. Les requérants soutenaient que, pour apprécier le plafond de ressources du locataire, seuls les revenus de l'épouse résidente en France devaient être retenus, à l'exclusion de ceux de son mari, non-résident et imposé à l'étranger. Le tribunal a jugé que les ressources du couple doivent être prises en compte globalement, conformément aux dispositions de l'article 199 novovicies et de l'article 2 terdecies D de l'annexe III du code général des impôts, dès lors que les époux sont cosignataires du bail et vivent maritalement. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant la demande de question prioritaire de constitutionnalité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409531(TA95-2409531)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A, ressortissante jamaïcaine, annule la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour « passeport talent-carte bleue européenne ». Le tribunal juge que, dès lors que Mme A avait obtenu un visa de long séjour portant cette mention délivré par l’autorité consulaire, le préfet était en situation de compétence liée pour lui remettre le titre et ne pouvait légalement opposer un refus. La décision est fondée sur les articles L. 421-11 et R. 421-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316421(TA95-2316421)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. C une carte de séjour temporaire valable jusqu’en juillet 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, rejetant le surplus des conclusions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316422(TA95-2316422)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. C, née du silence du préfet des Hauts-de-Seine. Le juge retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce rejet, malgré la demande de l'intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La délivrance d'un récépissé provisoire ne fait pas disparaître l'objet du litige. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405638(TA95-2405638)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Elle a ensuite examiné le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité des décisions attaquées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2413214(TA95-2413214)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 1ère chambre, a annulé l'arrêté du 16 août 2024 par lequel le préfet de police de Paris avait obligé M. A, ressortissant guinéen, à quitter le territoire français sans délai et avait prononcé une interdiction de retour d'un an. La solution retenue se fonde sur l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 5 décembre 2024, qui avait annulé un précédent refus de renouvellement de titre de séjour de M. A et enjoint à l'administration de procéder à ce renouvellement, rendant ainsi illégale la mesure d'éloignement subséquente. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2415837(TA95-2415837)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement. La requête a été jugée tardive, car présentée après l’expiration du délai de quatre mois suivant la période de six mois sans proposition, conformément à l’article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation du 26 octobre 2022 reste toutefois valable. Le rejet est fondé sur l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative pour irrecevabilité manifeste.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2500370(TA95-2500370)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de modification d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant sollicitait un délai d'exécution réduit à 48 heures sous astreinte, en raison de l'inexécution persistante de l'injonction initiale. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué l'intéressé pour déposer son dossier et obtenir un récépissé, démontrant une volonté non équivoque d'exécuter la mesure à bref délai. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2501198(TA95-2501198)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la suspension du contrat d'apprentissage et la perte de revenus et d'aide au logement invoquées ne caractérisant pas une situation d'urgence justifiant l'intervention du juge dans le délai de 48 heures prévu par l'article L. 521-2. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et les textes appliqués sont les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA