Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2212977(TA95-2212977)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige relatif au refus de France compétences d'enregistrer la certification "expert en sciences de l'informatique" de la société LK FORMATIONS au répertoire national des certifications professionnelles. Le tribunal se déclare incompétent territorialement, estimant que ce litige relève de la compétence du tribunal administratif de Lille. Il applique l'article R. 312-10 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de l'établissement ou d'exercice de la profession pour les litiges relatifs à la réglementation des activités professionnelles, et renvoie l'affaire à la juridiction lilloise.
N° TA95-2212978(TA95-2212978)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par la société LK FORMATIONS contre le refus de France compétences d'enregistrer sa certification "manager de projet informatique" au répertoire national des certifications professionnelles, se déclare incompétent territorialement. Il estime que ce litige, relevant de la réglementation du travail, doit être porté devant le tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le siège de la société requérante, à Lille. En application des articles R. 312-10 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet donc l'affaire au Tribunal Administratif de Lille.
N° TA95-2314049(TA95-2314049)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. et Mme B et leurs six enfants pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 28 avril 2021 les reconnaissant comme prioritaires et une ordonnance du 7 avril 2022 enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine d’assurer leur relogement sous astreinte. La carence fautive de l’État a été retenue sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, engageant sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence résultant du maintien dans un logement suroccupé et indécent. Le tribunal a accordé une somme de 10 000 euros à M. B, 2 000 euros à Mme B, et 1 500 euros par enfant mineur, soit un total de 21 000 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 15 septembre 2022. Les demandes au titre des frais de justice ont été rejetées, faute de justificatifs.
N° TA95-2401660(TA95-2401660)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation le 10 février 2023, afin d'obtenir réparation des préjudices subis du fait de l'absence d'exécution de cette décision. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à M. A une somme de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, tout en rejetant les conclusions aux fins d'astreinte personnelle comme irrecevables. La solution retenue repose sur le constat d'une faute de l'État et l'évaluation du préjudice subi par le requérant.
N° TA95-2317353(TA95-2317353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 6 avril 2022, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement. La carence fautive de l'État a été établie, aucune proposition de logement n'ayant été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission, ni après l'injonction du tribunal du 23 février 2023. Le tribunal a évalué le préjudice en fonction des troubles dans les conditions d'existence, notamment le maintien dans un logement inadapté, et a accordé une indemnité de 3 000 euros pour la période du 6 octobre 2022 au 31 décembre 2023, ainsi que 200 euros par mois à compter du 1er janvier 2024 jusqu'à la proposition de logement. Les textes appliqués sont les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2500742(TA95-2500742)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour et un rendez-vous pour obtenir une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de produire des éléments établissant la précarité et le risque d'expulsion allégués. La demande a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2418182(TA95-2418182)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet de lui proposer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la commission de médiation avait reconnu son caractère prioritaire en septembre 2022, et le délai de recours de quatre mois expirait le 31 juillet 2023, alors que sa requête n'a été postée qu'en décembre 2024. L'ordonnance précise que cette irrecevabilité ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation.
N° TA95-2415270(TA95-2415270)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B D contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Hauts-de-Seine le 11 octobre 2024. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le signataire disposait d'une délégation régulière, que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les autres moyens étaient manifestement infondés. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411385(TA95-2411385)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de faire droit à sa demande de regroupement familial. En cours d’instance, le préfet a accordé le regroupement familial le 27 novembre 2024, rendant le litige sans objet. M. A s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement dont il a été donné acte par ordonnance du 20 janvier 2025 sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Ses conclusions tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA95-2415284(TA95-2415284)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A contestant les décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 24 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour pour un an. Le juge a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et fondée sur l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, M. A ne justifiant pas d’une entrée régulière en France. Les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation et l’erreur de fait, ont été jugés manifestement infondés, permettant un rejet par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500224(TA95-2500224)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à une ressortissante brésilienne une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'autorisant à séjourner et travailler. La requérante, dont le visa étudiant avait expiré, se trouvait sans document malgré le dépôt d'une nouvelle demande, ce qui entravait sa formation en apprentissage. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en l'absence de décision de refus explicite ou implicite, et a accordé 1 500 euros au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411513(TA95-2411513)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 20 janvier 2025, du désistement pur et simple de la SAS REVITACARE de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement pour faute de Mme A. La requérante ayant déclaré se désister de l'instance, le juge a constaté que rien ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA95-2415418(TA95-2415418)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A D contestant les décisions du préfet de police de Paris du 8 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte était manifestement infondé, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont été rejetés comme irrecevables ou non assortis de précisions suffisantes. La solution retenue est un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411566(TA95-2411566)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a également rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA95-2500698(TA95-2500698)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension d'une décision de recouvrement et la mise en place d'un échéancier. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a appliqué la procédure de rejet sans instruction ni audience prévue à l'article L. 522-3.
N° TA95-2402811(TA95-2402811)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société ECOSYSTEM d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’inspectrice du travail d’autoriser le licenciement pour insuffisance professionnelle d’une salariée protégée. Par un mémoire enregistré le 11 octobre 2024, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de son action et de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 janvier 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
N° TA95-2415468(TA95-2415468)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, courant à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 8 mars 2024. L'ordonnance précise que cette irrecevabilité ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation.
N° TA95-2317430(TA95-2317430)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 août 2022 et une injonction du tribunal du 25 avril 2023 restée inexécutée. La carence fautive de l'État, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, a été retenue à compter du 3 février 2023. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à M. A en réparation des troubles dans ses conditions d'existence.
N° TA95-2500635(TA95-2500635)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de l'office public de l'habitat Hauts-de-Seine Habitat - OPH. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles voisins avant, pendant et après un projet de construction d'un ensemble immobilier à Bois-Colombes. La solution retenue fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, jugeant la demande utile pour prévenir d'éventuels litiges. L'expert désigné aura notamment pour mission de dresser un état des lieux, d'identifier les causes des éventuels désordres et de proposer des mesures correctives.
N° TA95-2418499(TA95-2418499)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : le délai de recours de quatre mois, courant à compter du 17 juillet 2024, expirait le 18 novembre 2024, alors que la requête a été postée le 17 décembre 2024. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 778-2 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité.