Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2418761(TA95-2418761)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. B A d’une demande de modification d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a convoqué l’intéressé pour le renouvellement de son récépissé. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté le surplus des conclusions, notamment les demandes d’aide juridictionnelle provisoire et de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La décision se fonde sur les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA95-2500671(TA95-2500671)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A qui sollicitait la désignation d’un expert pour constater une orientation inadaptée par le conseil départemental des Hauts-de-Seine. Le juge estime que la mission demandée porterait sur une qualification juridique des faits, relevant du droit et non d’une simple constatation factuelle, ce qui excède l’office du juge des référés. Il relève également que la requête est dépourvue d’utilité, M. A disposant déjà des éléments nécessaires.
N° TA95-2114279(TA95-2114279)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commune de Rueil-Malmaison de lui communiquer des documents administratifs, notamment son dossier de permis de construire. En cours d’instance, la commune a finalement transmis les documents manquants. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la demande étant devenue sans objet. Il a condamné la commune à verser 1 000 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des articles L. 300-2, L. 311-2 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA95-2500604(TA95-2500604)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Vinci Construction Grands Projets. Celle-ci sollicitait une expertise préventive, sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, afin de constater l'état des immeubles voisins avant le début de travaux de construction d'un puits de désenfumage pour la ligne 15 du Grand Paris Express. Le juge a estimé la demande utile pour prévenir d'éventuels litiges indemnitaires et a désigné un expert pour dresser un état des lieux des parties communes et façades.
N° TA95-2500007(TA95-2500007)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 décembre 2024 par laquelle Paris Habitat-OPH avait refusé d'attribuer un logement de type T6 à Mme et M. B. Le juge a constaté que cette décision avait été retirée par l'office le 8 janvier 2025, et qu'une nouvelle proposition de logement (T5) avait été faite aux requérants le 10 janvier suivant, rendant la requête sans objet. La solution retenue est le non-lieu à statuer, les textes appliqués étant les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2112877(TA95-2112877)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B A, qui contestait le refus implicite de la Direction Départementale des Finances Publiques du Val d'Oise de lui communiquer des documents relatifs à sa carrière. Le tribunal a constaté que l'administration avait, en cours d'instance, partiellement satisfait la demande en transmettant plusieurs pièces, ce qui a conduit à un non-lieu à statuer sur ces documents. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'administration avait démontré que les documents manquants, notamment ceux relatifs à la carrière antérieure de l’agent, avaient été détruits lors d’un déménagement, et qu’elle n’était donc pas en mesure de les communiquer. La décision s’appuie sur les articles L. 300-2, L. 311-2 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA95-2500926(TA95-2500926)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montrouge en désignant une experte pour examiner un immeuble situé au 15 rue de Saisset, présentant des désordres (balcons, enduits, briques, chéneaux) menaçant la sécurité des occupants et des tiers. La décision, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ordonne une expertise dans les 24 heures pour déterminer si le danger est imminent et proposer des mesures de sécurité. L'experte devra décrire les risques, évaluer l'état des immeubles mitoyens, et déposer un rapport dans les plus brefs délais.
N° TA95-2413839(TA95-2413839)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant le refus du département du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de RSA de 15 294,04 euros. Le juge a constaté que le refus était fondé sur l'absence de bonne foi du requérant, qui avait délibérément omis de déclarer ses séjours à l'étranger depuis 2015. M. B s'est borné à invoquer ses difficultés financières, sans contester le motif de la décision, ce qui constitue un moyen inopérant. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, les articles L. 262-17 et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles ayant été appliqués.
N° TA95-2202447(TA95-2202447)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise suspendant son agrément de contrôleur technique pour huit mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, le non-respect de la procédure contradictoire et la disproportion de la sanction, mais les a écartés. La décision s'appuie sur les articles L. 323-1 et R. 323-18 du code de la route, ainsi que sur l'arrêté du 18 juin 1991, pour confirmer la légalité de la suspension fondée sur des manquements constatés lors d'une visite de surveillance.
N° TA95-2500796(TA95-2500796)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci demandait la suspension d'un arrêté préfectoral lui retirant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, invoquant une atteinte grave à sa vie privée et familiale, à sa santé et à sa sûreté. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des justificatifs suffisants sur sa situation personnelle, financière ou sur les risques allégués en cas de retour en Égypte. La requête a donc été rejetée sans examen du fond, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2415384(TA95-2415384)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A C contestant un indu de 335,39 euros de prime exceptionnelle de fin d'année 2022 réclamé par la CAF des Hauts-de-Seine. La juge a estimé que la décision était suffisamment motivée (absence de droit ouvert au RSA pour novembre et décembre 2022) et régulièrement signée. Les moyens relatifs au caractère suspensif du recours et à l'absence de procédure contradictoire ont été jugés inopérants, la décision ne constituant pas une sanction. Le rejet est fondé sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, et le décret n° 2022-1568 du 14 décembre 2022.
N° TA95-2215159(TA95-2215159)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'Association Arpavie d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation de l’État à lui verser 11 809 euros. Cette demande faisait suite à l’édiction d’une circulaire ministérielle relative au budget des établissements médico-sociaux pour personnes âgées. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que l’association, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, elle est réputée s’être désistée, et l’ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA95-2500899(TA95-2500899)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Val-d’Oise portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, constate que le requérant résidait à Chelles (Seine-et-Marne) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Melun, compétent pour les litiges relatifs aux décisions de police concernant les résidents de ce département.
N° TA95-2415467(TA95-2415467)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A C contestant un indu de 452,78 euros de prime exceptionnelle de fin d'année 2023 réclamé par la CAF des Hauts-de-Seine. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée et régulièrement signée. Les moyens soulevés, relatifs au caractère suspensif du recours et à l'absence de procédure contradictoire, ont été écartés comme inopérants. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 212-1 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que le code de la sécurité sociale.
N° TA95-2500651(TA95-2500651)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police de Paris suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que son activité professionnelle nécessitait impérativement le permis de conduire. Il a également relevé que l'intérêt public lié à la sécurité routière et à la lutte contre la conduite sous stupéfiants primait sur la situation individuelle invoquée.
N° TA95-2414750(TA95-2414750)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission de médiation avait rejeté la demande au motif que celle-ci datait de moins de trois ans, délai fixé par arrêté préfectoral comme anormalement long pour l'accès au logement social dans le département. Mme A n'ayant pas contesté ce motif, le juge a estimé que sa requête ne comportait que des moyens manifestement infondés. La solution retenue est fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500591(TA95-2500591)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 novembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial sollicité par Mme A pour son époux. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute d'éléments circonstanciés démontrant une atteinte grave et immédiate à la situation de la requérante, qui réside avec son époux et leurs enfants en France. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de la requête sans examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 434-7 et R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417396(TA95-2417396)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette condition légale n’étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2103924(TA95-2103924)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Chanal's Coiffure, qui demandait l'annulation de la décision du 20 janvier 2021 de Pôle emploi services (devenu France Travail) refusant son aide au titre du dispositif "Emplois Francs". Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive : la société avait eu connaissance du refus initial dès le 1er décembre 2019, et le délai de recours de deux mois était expiré lors de son recours hiérarchique, rendant la décision attaquée purement confirmative. Cette irrecevabilité a entraîné le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 221-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413892(TA95-2413892)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C et M. D, qui contestaient une contrainte de la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu de prime d'activité et d'aides exceptionnelles de solidarité. La juridiction a constaté que les requérants n'avaient pas produit la contrainte attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'affaire sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.