Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412684(TA95-2412684)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 31 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis un défaut d'examen et une erreur de droit en n'étudiant pas la demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié, se bornant à examiner le volet "vie privée et familiale". Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. La décision est fondée sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2412213(TA95-2412213)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le retrait de sa carte de résident et le refus implicite de renouvellement de ce titre. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet, celle-ci ayant été remplacée par l'arrêté explicite du 13 juin 2024. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, pour apprécier la légalité du retrait. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la motivation, la procédure contradictoire et l'absence d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2412163(TA95-2412163)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 27 juin 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de voyage à M. B, ressortissant syrien bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal retient que le refus, fondé sur une prétendue discordance de date de naissance, est entaché d'une erreur de fait, dès lors que l'état civil du requérant a été régularisé et est conforme à son titre de séjour. En application de l'article L. 561-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet est enjoint de délivrer le titre de voyage dans un délai d'un mois. L'État est condamné à verser 2 000 euros au conseil de M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2407697(TA95-2407697)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 7 mai 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a notamment jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Les conclusions dirigées contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ont été déclarées irrecevables, cet acte ne constituant pas une décision susceptible de recours.
N° TA95-2412499(TA95-2412499)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment établis en France. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur le refus de titre, ont été maintenues.
N° TA95-2412525(TA95-2412525)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 décembre 2023 refusant son certificat de résident, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le mariage récent de M. A (six mois avant la décision) ne démontrant pas une vie privée et familiale suffisamment ancienne et stable en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2412505(TA95-2412505)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B née A, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2404146(TA95-2404146)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le requérant s'est désisté de son recours dirigé contre une décision du ministre de l'Intérieur, sans que le tribunal n'ait à statuer sur le fond. Aucun texte du code de la route n'a été appliqué, le désistement ayant mis fin à l'instance.
N° TA95-2415228(TA95-2415228)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais ce moyen a été jugé inopérant car la mesure n'implique pas par elle-même un retour en Turquie. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, ne comportant qu'un moyen inopérant, a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2415202(TA95-2415202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation et le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment étayés. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement irrecevables ou infondés.
N° TA95-2415134(TA95-2415134)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B A de son recours pour excès de pouvoir. Le requérant s'est désisté de sa requête, ce qui a été accepté sans opposition. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et rejette le surplus des conclusions. Le préfet du Val-d'Oise était partie défenderesse.
N° TA95-2101224(TA95-2101224)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de la SAS Comme J'Aime contestant une amende administrative de 285 000 euros infligée par le directeur départemental de la protection des populations des Hauts-de-Seine pour des manquements au code de la consommation, notamment l'absence de confirmation des offres après démarchage et le défaut d'information précontractuelle sur le droit de rétractation. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision du 4 décembre 2020, celle-ci ayant été retirée. Sur le fond, il a rejeté les moyens de la société, jugeant que les griefs étaient établis et que les sanctions, fondées sur les articles L. 221-12, L. 221-16 et L. 242-1 du code de la consommation, n'étaient pas disproportionnées. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SAS Comme J'Aime, y compris celles relatives au titre de perception.
N° TA95-2418632(TA95-2418632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension d’une décision d’invalidation du permis de conduire pour solde de points nul, a rejeté la requête de M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car malgré le risque de perte d’emploi invoqué, l’intérêt public lié à la sécurité routière, compte tenu de la gravité et du caractère répété des infractions commises, prévalait. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404108(TA95-2404108)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui demandait le remboursement d’une amende forfaitaire et le retrait de points du permis de conduire de Mme B pour une infraction au code de la route. Le juge a estimé que le moyen tiré de la non-imputabilité de l’infraction est inopérant devant le juge administratif, car il relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles 529 et suivants du code de procédure pénale. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404173(TA95-2404173)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait le rejet implicite d’une demande de rétablissement de quatre points sur son permis de conduire. Le juge a constaté, sur la base du relevé d’information intégral, qu’aucun retrait de points n’avait été opéré à la suite de l’infraction alléguée du 27 novembre 2021, rendant la décision attaquée inexistante. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions principales ont été rejetées pour irrecevabilité, et les conclusions accessoires (frais d’instance) ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA95-2418572(TA95-2418572)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que M. B n’établissait ni l’urgence ni l’utilité de la mesure sollicitée, faute de justifier d’une impossibilité technique de compléter son dossier en ligne et de démarches auprès de la préfecture. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2418568(TA95-2418568)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant malien, d'une demande de suspension de l'exécution d'un arrêté d'expulsion et d'un arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, présumée remplie s'agissant d'une mesure d'éloignement, et l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision d'expulsion au regard des dispositions de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision repose sur l'analyse des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2418549(TA95-2418549)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet ayant convoqué l'intéressé, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. L'ordonnance constate ce désistement et clôt l'instance.
N° TA95-2418548(TA95-2418548)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 14 décembre 2024. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, jugeant que la carte d'identité italienne produite par le requérant ne constitue pas un titre de séjour l'autorisant à entrer et séjourner en France. La décision de refus de délai de départ volontaire a été considérée comme suffisamment motivée au regard de l'article L. 612-2 du même code.
N° TA95-2404255(TA95-2404255)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision ministérielle 48 SI invalidant son permis de conduire et des retraits de points consécutifs à des infractions de 2022. Le tribunal constate que le ministre de l’intérieur a retiré la décision de retrait de point pour l’infraction du 9 juin 2022 et la décision 48 SI, rendant ces conclusions sans objet. Il relève également que le point retiré pour l’infraction du 26 avril 2022 avait été restitué avant l’introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et du code de la route, l’ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur une partie des conclusions et rejette le surplus, sans frais.