Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412945(TA95-2412945)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet du Doubs lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue le 15 janvier 2025.
N° TA95-2413015(TA95-2413015)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de l'acte attaqué, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA95-2413100(TA95-2413100)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite sa demande de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée, en violation des articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 14 septembre 2024, la requérante n'a pas fourni une version signée dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, rejette la requête sans examen au fond.
N° TA95-2413113(TA95-2413113)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant la décision du président du conseil départemental du Val-d'Oise mettant fin à ses droits au revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2418280(TA95-2418280)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme C B, qui demandait l’attribution d’un logement sur le fondement du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de la commission de médiation dont elle se prévalait, en méconnaissance de l’article R. 778-2 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA95-2416526(TA95-2416526)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait des décisions du préfet des Hauts-de-Seine (retrait de certificat de résidence algérien, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et assignation à résidence). Par une ordonnance du 15 janvier 2025, le magistrat désigné a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune annulation ni injonction n’a donc été prononcée.
N° TA95-2416585(TA95-2416585)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d’un recours de M. B contre une précédente ordonnance du même tribunal ayant rejeté sa requête. Constatant que ce recours constitue en réalité un appel, le tribunal s’est déclaré incompétent pour en connaître. En application des articles R. 351-3, L. 211-2 et R. 221-7 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à la cour administrative d’appel de Versailles, seule compétente pour statuer sur cet appel.
N° TA95-2416729(TA95-2416729)
Litige privé entre un particulier et son assureur (Sogessur) concernant le refus de prise en charge d’un prêt immobilier. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise se déclare incompétent, car le différend relève du droit privé et non de l’action de la puissance publique. La requête est rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative (incompétence manifeste de la juridiction administrative).
N° TA95-2416801(TA95-2416801)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C d’une demande de condamnation de la société SCP Iqera services et de M. B, ainsi que d’une demande de mainlevée d’une saisie-attribution sur son véhicule. Le juge a constaté que le litige opposait des personnes privées dans le cadre de rapports de droit privé, sans lien avec la puissance publique. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA95-2416816(TA95-2416816)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Val-d’Oise de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a constaté que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence de l’autorité judiciaire et non de la juridiction administrative. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise, territorialement compétent.
N° TA95-2201635(TA95-2201635)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) concerne un litige fiscal opposant la SARL Best Bati et son gérant, M. B, à l'administration fiscale. Le tribunal constate d'abord un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 6 161 euros sur les rappels de TVA en cours d'instance. Ensuite, il déclare irrecevables les conclusions de M. B contestant les suppléments d'impôt sur le revenu, faute pour lui d'avoir présenté une réclamation préalable obligatoire conformément aux articles R. 190-1 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Enfin, le tribunal rejette les conclusions de la SARL Best Bati visant à obtenir la décharge des suppléments d'impôt sur le revenu de M. B, celle-ci n'ayant pas qualité pour agir en la matière.
N° TA95-2210522(TA95-2210522)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL ASPM, qui sollicitait la décharge de rappels de TVA pour la période de mars 2017 à avril 2019. La société invoquait une irrégularité de procédure, l'avis de mise en recouvrement ne mentionnant pas un courrier modificatif des intérêts de retard, mais le tribunal a jugé que cette omission, minime et favorable au contribuable, n'avait pas affecté la régularité. Sur le fond, la demande de déduction complémentaire de TVA a été rejetée faute pour la société de prouver, par des relevés bancaires, le règlement effectif des factures de prestations de services produites, condition nécessaire pour établir l'exigibilité de la taxe conformément aux articles 271 et 269 du code général des impôts.
N° TA95-2209160(TA95-2209160)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ingénieure divisionnaire des travaux publics de l’État, qui contestait les décisions fixant son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) pour 2021 et son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une erreur d’appréciation dans le calcul de ces indemnités. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l’arrêté du 5 novembre 2021.
N° TA95-2208568(TA95-2208568)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, astronome à l'Observatoire de Paris, qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome post-traumatique. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 8 avril 2022 était suffisamment motivé, en droit comme en fait, et que le moyen tiré d'un vice de procédure n'était pas fondé. Sur le fond, il a estimé que la pathologie de la requérante ne trouvait pas sa cause directe dans ses conditions de travail, conformément à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2208412(TA95-2208412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête du syndicat des copropriétaires du Grand Arbre et d'autres requérants visant à annuler un permis de construire délivré par le maire du Plessis-Robinson à la société Kaufman and Broad Développement. Les requérants contestaient la légalité de l'arrêté du 17 décembre 2021 et des décisions rejetant leurs recours gracieux, en invoquant notamment l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire au regard des articles R. 431-8 et suivants du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, relatifs à l'insuffisance de la notice architecturale et des documents graphiques, ainsi qu'à la méconnaissance des règles de hauteur du plan local d'urbanisme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité du permis de construire, sans faire droit aux demandes de frais de justice.
N° TA95-2413188(TA95-2413188)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante n’a pas apporté d’argumentation suffisante pour établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits, malgré l’invitation à régulariser sa requête. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de moyens sérieux.
N° TA95-2206361(TA95-2206361)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SNC Lourdes Invest Hôtels, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière, de taxe spéciale d'équipement et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2021. La société soutenait que ces impositions devaient être calculées en appliquant les mesures de neutralisation des effets de la réforme des valeurs locatives, sur la base d'une valeur locative de 20 209 euros issue d'un litige antérieur. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car elle ne comportait aucun moyen ou élément de nature à justifier le bien-fondé des prétentions, en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de la demande, sans examen au fond.
N° TA95-2205791(TA95-2205791)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCCV Lionel Terray, qui demandait la décharge des taxes foncières et annexes pour 2020 et 2021 sur un ensemble immobilier à Rueil-Malmaison. La société soutenait que les travaux de démolition totale avaient rendu l'immeuble impropre à toute utilisation, le faisant sortir du champ des propriétés bâties. Le tribunal a jugé que, bien que les travaux aient débuté en septembre 2019, la démolition n'était pas achevée au 1er janvier des années d'imposition et n'avait pas affecté le gros œuvre au point de le rendre totalement impropre à l'usage, conformément à l'article 1380 du code général des impôts. Les conclusions subsidiaires et infiniment subsidiaires ont également été rejetées, et la demande de frais de justice a été écartée.
N° TA95-2205541(TA95-2205541)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 10 février 2022 du garde des Sceaux prononçant son exclusion définitive du service. La juridiction a jugé que la sanction, fondée sur des faits de viol et d'agression sexuelle sur mineures commis avant sa nomination comme stagiaire, était justifiée par la violation de l'obligation de probité et l'atteinte à la réputation du service, sans disproportion. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de l'erreur d'appréciation ont été écartés, en application de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n°2005-850 du 27 juillet 2005.
N° TA95-2403499(TA95-2403499)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 5 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré sa carte de résident à Mme A B épouse C, ressortissante sri lankaise. La décision de retrait, fondée sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour emploi d'un étranger sans titre, a été jugée disproportionnée. Le tribunal a estimé que cette mesure portait une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence continue en France depuis 26 ans, de la régularité de sa famille (mari titulaire d'une carte de résident, trois enfants français) et de l'absence de condamnation pénale.