Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2314652(TA95-2314652)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 2 octobre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le seul fait d'avoir présenté un faux document lors de son embauche ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2315319(TA95-2315319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant tunisien. La décision est annulée car le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant que la présentation d'une fausse carte d'identité lors de l'embauche constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que ce seul fait ne suffit pas à justifier un refus de séjour.
N° TA95-2315622(TA95-2315622)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante philippine. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d'un récépissé n'ayant pas pour effet de retirer le refus contesté. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le jugement enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2113590(TA95-2113590)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 2 avril 2021 par laquelle l'OFII avait refusé à M. B A, demandeur d'asile somalien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était illégal car l'administration n'avait pas établi que le requérant avait présenté sa demande d'asile au-delà du délai de 90 jours sans motif légitime. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la directive 2013/33/UE, et le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement les conditions matérielles d'accueil à compter du 2 avril 2021.
N° TA95-2113825(TA95-2113825)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur en estimant les revenus fonciers du requérant à 2 945 euros, faute de justificatifs suffisants sur la perception réelle des loyers. Il a également refusé la déduction de dépenses de grosses réparations, faute pour le contribuable de démontrer sa qualité de nu-propriétaire au sens des articles 156 du code général des impôts et 605 du code civil. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA95-2114346(TA95-2114346)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Martek Promotion, qui contestait des rappels de TVA pour 2016-2017. La société, active en promotion immobilière, soutenait que son activité de location en réméré était accessoire et devait être exclue du calcul du coefficient de déduction de TVA. Le tribunal a jugé que cette activité n'était pas liée à l'activité principale et ne pouvait être qualifiée d'accessoire au sens de l'article 206 de l'annexe II du code général des impôts. La société n'ayant pas justifié l'affectation intégrale de certaines dépenses à son activité principale, le tribunal a confirmé l'application du coefficient de déduction par l'administration. La requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2114599(TA95-2114599)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Investia, qui demandait l'annulation de la délibération du 24 juin 2021 approuvant le plan local d'urbanisme (PLU) de Montigny-Lès-Cormeilles. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision de rejet de son recours gracieux, l'insuffisance du rapport de présentation, une méconnaissance des articles L. 131-4 et L. 151-4 du code de l'urbanisme, ainsi qu'une incohérence entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables (PADD). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure d'élaboration du PLU était régulière et que le rapport de présentation était suffisamment motivé. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2213575(TA95-2213575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SASU Babylone, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 juillet 2022 ordonnant la fermeture administrative temporaire pour deux mois de l'établissement "Smoky Bar". La société invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et un défaut de base légale. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la matérialité des infractions (travail dissimulé, emploi d'étrangers sans titre) était établie. La solution retenue est fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, permettant la fermeture administrative en cas d'infractions graves, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de liaison du contentieux.
N° TA95-2214265(TA95-2214265)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant vénézuélien, qui contestait la clôture de l'instruction de sa demande de titre de séjour "étudiant" par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, car l'absence d'un visa de long séjour "étudiant", pièce obligatoire selon l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), rendait l'instruction impossible. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du CESEDA.
N° TA95-2214547(TA95-2214547)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C A, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 6 octobre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée, l'intéressé ayant été informé et ayant pu présenter ses observations. Il a également estimé que l'OFII avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par le requérant des exigences des autorités chargées de l'asile, notamment son absence aux convocations. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2401168(TA95-2401168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 5 décembre 2023 qui, tout en lui accordant un certificat de résidence d'un an, a refusé le renouvellement de son certificat de résidence de dix ans pour menace à l'ordre public. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision de retrait du certificat de dix ans, celle-ci étant superfétatoire car postérieure à son expiration. En revanche, il a écarté la fin de non-recevoir concernant le refus de renouvellement, estimant que la délivrance d'un titre d'un an ne privait pas d'objet la demande de renouvellement du titre de dix ans. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, rejetant les moyens d'incompétence, de procédure irrégulière et d'erreur manifeste d'appréciation soulevés par le requérant.
N° TA95-2401208(TA95-2401208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le motif d'ordre public invoqué par le préfet, fondé sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité par le requérant, est insuffisant pour justifier le refus, eu égard au caractère isolé et ancien du fait. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2404940(TA95-2404940)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 29 mars 2024 lui refusant le renouvellement de sa carte de résident pour menace à l'ordre public, assorti d'une obligation de quitter le territoire sans délai et d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée sur les condamnations pénales du requérant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-12, et les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2500458(TA95-2500458)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations de précarité administrative et de présence d’un enfant handicapé. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2409184(TA95-2409184)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l’expiration du délai de quatre mois prévu à l’article R. 778-2 du code de justice administrative, courant à compter de l’expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation. La demande, postée le 18 juin 2024, était tardive par rapport au terme du 6 mai 2024. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4°) du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2411601(TA95-2411601)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation du Val-d'Oise le 6 octobre 2023, afin d’enjoindre au préfet de lui proposer un logement adapté sous astreinte. Le tribunal constate que M. A a été relogé depuis le 30 septembre 2024 dans un logement de type T3 à Fontainebleau, sans contestation de sa part sur son adéquation. En conséquence, il est prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, l’État ayant satisfait à son obligation de relogement. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative et l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
N° TA95-2414612(TA95-2414612)
Désistement de requête. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement pur et simple de Mme D, qui contestait la décision du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine admettant sa fille à l'aide sociale à l'enfance. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414823(TA95-2414823)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A B contre le rejet implicite de sa demande de logement social par la commission de médiation du Val-d’Oise, a constaté que cette commission avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande en cours d’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet.
N° TA95-2415194(TA95-2415194)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la décision de la commission de médiation datait du 25 octobre 2023, et le délai de recours de quatre mois expirait le 26 août 2024, alors que la requête n'a été postée que le 18 octobre 2024. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation. L'ordonnance précise que Mme B conserve néanmoins le bénéfice de la décision de la commission de médiation.
N° TA95-2417597(TA95-2417597)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une injonction au préfet du Val-d'Oise de lui proposer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, le délai de quatre mois pour saisir le tribunal, courant à compter du 26 juillet 2024, ayant expiré le 27 novembre 2024. La demande, postée le 4 décembre 2024, était hors délai, en application des articles R. 222-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. La décision de la commission de médiation du 26 janvier 2024 reste toutefois valable.