Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2500458(TA95-2500458)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations de précarité administrative et de présence d’un enfant handicapé. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2111317(TA95-2111317)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande du centre hospitalier Eaubonne-Montmorency Simone Veil, qui sollicitait la réduction de ses cotisations de taxe sur les salaires pour les années 2017 à 2019. Le litige portait sur l'inclusion dans l'assiette de la taxe des sommes versées aux agents en arrêt maladie de moins de quatre-vingt-dix jours, que l'hôpital considérait comme des revenus de remplacement exclus de l'assiette. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier, qui supportait la charge de la preuve, n'établissait pas le caractère exagéré de l'imposition, les textes applicables (articles 231 du CGI et L. 136-2 du CSS) incluant ces sommes dans l'assiette de la taxe. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2110961(TA95-2110961)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l'année 2015. Le requérant contestait la régularité de la procédure, invoquant une insuffisance de motivation de la proposition de rectification et un défaut de réponse de l'administration à ses observations. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, car elle reprenait les éléments de celle adressée à la société, et que M. B n'avait pas présenté d'observations dans les délais. La solution retenue est fondée sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 175 du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2400824(TA95-2400824)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante gabonaise, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d'un récépissé n'ayant pas pour effet de retirer le refus de séjour contesté. Sur le fond, il a jugé que l'obtention d'un diplôme d'aide-soignante et l'absence d'éléments circonstanciés sur sa vie privée et familiale en France ne suffisaient pas à démontrer une erreur manifeste d'appréciation. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2404676(TA95-2404676)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal estime que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir de régularisation, car Mme A ne justifie pas de moyens d'existence suffisants et peut poursuivre ses études en Tunisie. La décision s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les articles L. 422-1, L. 412-1 et L. 412-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du CESEDA sont également écartés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2013677(TA95-2013677)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant une amende administrative de 4 000 euros pour défaut de décompte de la durée du travail, infligée par la DIRECCTE d’Île-de-France. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d’avoir respecté l’obligation de représentation par avocat prévue à l’article R. 431-2 du même code, malgré une invitation en ce sens. Le tribunal a ainsi ordonné le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2404940(TA95-2404940)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 29 mars 2024 lui refusant le renouvellement de sa carte de résident pour menace à l'ordre public, assorti d'une obligation de quitter le territoire sans délai et d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée sur les condamnations pénales du requérant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-12, et les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2316092(TA95-2316092)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants algériens, qui demandaient l'annulation des arrêtés du préfet du Val-d'Oise refusant leur admission au séjour. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre le retrait de documents provisoires, ceux-ci étant déjà expirés. Sur le fond, elle a estimé que les décisions de refus de titre de séjour étaient suffisamment motivées et que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée, car les décisions faisaient suite à une demande. Le tribunal a également considéré que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation des requérants, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2315622(TA95-2315622)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante philippine. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d'un récépissé n'ayant pas pour effet de retirer le refus contesté. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le jugement enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2315319(TA95-2315319)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant tunisien. La décision est annulée car le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant que la présentation d'une fausse carte d'identité lors de l'embauche constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que ce seul fait ne suffit pas à justifier un refus de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314652(TA95-2314652)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 2 octobre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le seul fait d'avoir présenté un faux document lors de son embauche ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314090(TA95-2314090)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 25 août 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal a retenu un défaut d'examen sérieux et complet de sa situation personnelle, le préfet n'ayant pas vérifié les conditions posées par l'article 11 de l'accord franco-ivoirien et les articles L. 433-7 et L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2313681(TA95-2313681)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'usage d'une fausse carte d'identité française lors de l'embauche, ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision préfectorale a été annulée pour erreur d'appréciation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309939(TA95-2309939)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de Mme A qui contestait la décision du 23 juin 2023 de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur le non-respect par la requérante des exigences des autorités chargées de l'asile, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2307805(TA95-2307805)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel le maire de Pontoise s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS Cellnex France pour l'installation d'antennes de radiotéléphonie sur un immeuble. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et l'article UC 11 du PLU est infondé, le projet s'intégrant dans un environnement urbain hétérogène sans qualité particulière. En conséquence, il enjoint à la commune de réexaminer la demande et condamne celle-ci à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2305457(TA95-2305457)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a statué sur les requêtes de M. et Mme B, agent commercial en horlogerie, contestant des rappels de TVA (2015-2018) et des suppléments d'impôt sur le revenu (2015-2017). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation des propositions de rectification, le rejet de la comptabilité comme non probante, et la méthode de reconstitution des recettes. Il a également jugé que les pénalités pour manquement délibéré étaient justifiées. L'administration fiscale ayant déjà accordé un dégrèvement partiel de la majoration de 25% sur les bénéfices non commerciaux suite à l'arrêt Waldner, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point et rejeté le surplus des conclusions.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2305273(TA95-2305273)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. B et de M. et Mme B. Les requérants contestaient des rappels de TVA (2015-2018) et des suppléments d'impôt sur le revenu (2015-2017) résultant d’un contrôle sur pièces de leur activité d’agent commercial. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, que l’administration avait pu écarter la comptabilité comme non probante et reconstituer les recettes, et que la méthode de reconstitution n’était pas viciée. Il a également validé l’application de la majoration pour manquement délibéré, tout en prenant acte du dégrèvement partiel de la majoration de 25 % sur les bénéfices non commerciaux suite à l’arrêt de la CEDH. Les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2305081(TA95-2305081)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Louvre Hôtels Group, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière et taxes annexes pour 2021 concernant un hôtel à Roissy-en-France. La société soutenait que les impositions devaient être calculées en appliquant les mesures de neutralisation de la réforme des valeurs locatives, aboutissant à une valeur locative de 72 012 euros. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, sans autre précision dans les motifs. La décision s'appuie sur les articles 1380, 1415 du code général des impôts et l'article 34 de la loi de finances rectificative pour 2010.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2214547(TA95-2214547)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C A, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 6 octobre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée, l'intéressé ayant été informé et ayant pu présenter ses observations. Il a également estimé que l'OFII avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par le requérant des exigences des autorités chargées de l'asile, notamment son absence aux convocations. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2210522(TA95-2210522)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL ASPM, qui sollicitait la décharge de rappels de TVA pour la période de mars 2017 à avril 2019. La société invoquait une irrégularité de procédure, l'avis de mise en recouvrement ne mentionnant pas un courrier modificatif des intérêts de retard, mais le tribunal a jugé que cette omission, minime et favorable au contribuable, n'avait pas affecté la régularité. Sur le fond, la demande de déduction complémentaire de TVA a été rejetée faute pour la société de prouver, par des relevés bancaires, le règlement effectif des factures de prestations de services produites, condition nécessaire pour établir l'exigibilité de la taxe conformément aux articles 271 et 269 du code général des impôts.

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