Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 1024/2613
N° TA95-2111317(TA95-2111317)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande du centre hospitalier Eaubonne-Montmorency Simone Veil, qui sollicitait la réduction de ses cotisations de taxe sur les salaires pour les années 2017 à 2019. Le litige portait sur l'inclusion dans l'assiette de la taxe des sommes versées aux agents en arrêt maladie de moins de quatre-vingt-dix jours, que l'hôpital considérait comme des revenus de remplacement exclus de l'assiette. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier, qui supportait la charge de la preuve, n'établissait pas le caractère exagéré de l'imposition, les textes applicables (articles 231 du CGI et L. 136-2 du CSS) incluant ces sommes dans l'assiette de la taxe. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2300431(TA95-2300431)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de refuser ces conditions en cas de demande de réexamen d'asile. Il a également estimé que la situation de vulnérabilité de M. B ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de son comportement (présentation d'une nouvelle demande après transfert vers l'Autriche). En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2217643(TA95-2217643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Sceaux pour un projet de démolition et de construction de 85 logements avec commerces et parking. Le syndicat de copropriété requérant s’est désisté de l’instance. Le tribunal a rejeté la requête du Groupe d’études d’urbanisme des habitants de Sceaux, après avoir examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’insuffisance de consultation de l’architecte des Bâtiments de France et de la méconnaissance des articles du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit fait droit aux conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2111986(TA95-2111986)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 9 septembre 2021 par laquelle l'OFII avait cessé d'accorder à Mme B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que la requérante justifiait, par un certificat médical, d'une contre-indication au voyage en avion le jour de son transfert vers l'Espagne, ce qui constituait un motif sérieux de non-présentation. Dès lors, la cessation des conditions matérielles d'accueil, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est entachée d'illégalité. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2415500(TA95-2415500)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction au préfet du Val-d'Oise de lui proposer un logement au titre du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, courant à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 21 avril 2023. La demande de l'État tendant à la condamnation de la requérante aux frais de l'instance a également été rejetée. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4° et 5°) du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2113393(TA95-2113393)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2216156(TA95-2216156)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était motivé par le fait qu'il n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime, en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa vulnérabilité et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés.
N° TA95-2415881(TA95-2415881)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La commission avait estimé que la situation conjugale du requérant n'était pas établie, ce dernier s'étant déclaré célibataire alors qu'il était marié. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par M. A B étaient inopérants ou insuffisamment étayés, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a invité le requérant à présenter une nouvelle demande auprès de la commission de médiation s'il s'y croit fondé.
N° TA95-2415896(TA95-2415896)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise déclarant son recours amiable « sans objet ». La juridiction a jugé que cette décision, purement confirmative d’une décision favorable déjà rendue par la commission de Seine-Saint-Denis, ne faisait pas grief au requérant. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, le recours a été déclaré irrecevable.
N° TA95-2214547(TA95-2214547)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C A, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 6 octobre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée, l'intéressé ayant été informé et ayant pu présenter ses observations. Il a également estimé que l'OFII avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par le requérant des exigences des autorités chargées de l'asile, notamment son absence aux convocations. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2500458(TA95-2500458)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations de précarité administrative et de présence d’un enfant handicapé. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2214265(TA95-2214265)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant vénézuélien, qui contestait la clôture de l'instruction de sa demande de titre de séjour "étudiant" par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, car l'absence d'un visa de long séjour "étudiant", pièce obligatoire selon l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), rendait l'instruction impossible. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du CESEDA.
N° TA95-2213575(TA95-2213575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SASU Babylone, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 juillet 2022 ordonnant la fermeture administrative temporaire pour deux mois de l'établissement "Smoky Bar". La société invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et un défaut de base légale. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la matérialité des infractions (travail dissimulé, emploi d'étrangers sans titre) était établie. La solution retenue est fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, permettant la fermeture administrative en cas d'infractions graves, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de liaison du contentieux.
N° TA95-2414612(TA95-2414612)
Désistement de requête. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement pur et simple de Mme D, qui contestait la décision du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine admettant sa fille à l'aide sociale à l'enfance. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414491(TA95-2414491)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement pur et simple de M. B A dans le cadre de son recours en plein contentieux. Le requérant contestait une décision de la CAF des Hauts-de-Seine du 13 août 2024 qui n'avait accordé qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement. Le désistement ayant été déclaré sans réserve, le tribunal a prononcé son acceptation sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414572(TA95-2414572)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait une contrainte de la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 427,98 euros. La requérante n'avait pas produit l'acte attaqué (la contrainte elle-même), malgré une demande de régularisation du tribunal, et n'avait pas justifié de démarches pour l'obtenir auprès du commissaire de justice. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
N° TA95-2406384(TA95-2406384)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, contestant le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour mention "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le tribunal a substitué la base légale de la décision, initialement fondée sur l'article R. 431-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), par l'article R. 431-5 du même code, applicable à sa situation. Il a jugé que le préfet aurait pris la même décision sur ce nouveau fondement et que les moyens soulevés par la requérante, notamment le défaut de motivation, l'erreur de fait et la méconnaissance de l'accord franco-béninois, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2402777(TA95-2402777)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A D, ressortissant vénézuélien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 21 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne justifiant pas du caractère réel et sérieux de ses études. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA95-2402857(TA95-2402857)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé que le refus de titre ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA95-2314522(TA95-2314522)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une carte de séjour. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée, et le moyen tiré de la méconnaissance de la circulaire du 28 novembre 2012 a été écarté comme inopérant. Les arguments fondés sur les articles 18 et 22-1 du code civil ont été rejetés, car ils concernent la nationalité française, que Mme B n'a pas établie. Enfin, la requérante n'a pas démontré remplir les conditions de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, faute de justifier d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes.