Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2114599(TA95-2114599)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Investia, qui demandait l'annulation de la délibération du 24 juin 2021 approuvant le plan local d'urbanisme (PLU) de Montigny-Lès-Cormeilles. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision de rejet de son recours gracieux, l'insuffisance du rapport de présentation, une méconnaissance des articles L. 131-4 et L. 151-4 du code de l'urbanisme, ainsi qu'une incohérence entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables (PADD). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure d'élaboration du PLU était régulière et que le rapport de présentation était suffisamment motivé. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2114346(TA95-2114346)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Martek Promotion, qui contestait des rappels de TVA pour 2016-2017. La société, active en promotion immobilière, soutenait que son activité de location en réméré était accessoire et devait être exclue du calcul du coefficient de déduction de TVA. Le tribunal a jugé que cette activité n'était pas liée à l'activité principale et ne pouvait être qualifiée d'accessoire au sens de l'article 206 de l'annexe II du code général des impôts. La société n'ayant pas justifié l'affectation intégrale de certaines dépenses à son activité principale, le tribunal a confirmé l'application du coefficient de déduction par l'administration. La requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2113825(TA95-2113825)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur en estimant les revenus fonciers du requérant à 2 945 euros, faute de justificatifs suffisants sur la perception réelle des loyers. Il a également refusé la déduction de dépenses de grosses réparations, faute pour le contribuable de démontrer sa qualité de nu-propriétaire au sens des articles 156 du code général des impôts et 605 du code civil. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA95-2113590(TA95-2113590)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 2 avril 2021 par laquelle l'OFII avait refusé à M. B A, demandeur d'asile somalien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était illégal car l'administration n'avait pas établi que le requérant avait présenté sa demande d'asile au-delà du délai de 90 jours sans motif légitime. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la directive 2013/33/UE, et le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement les conditions matérielles d'accueil à compter du 2 avril 2021.
N° TA95-2113393(TA95-2113393)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation de sa vulnérabilité. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2316092(TA95-2316092)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants algériens, qui demandaient l'annulation des arrêtés du préfet du Val-d'Oise refusant leur admission au séjour. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre le retrait de documents provisoires, ceux-ci étant déjà expirés. Sur le fond, elle a estimé que les décisions de refus de titre de séjour étaient suffisamment motivées et que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée, car les décisions faisaient suite à une demande. Le tribunal a également considéré que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation des requérants, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2315622(TA95-2315622)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante philippine. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d'un récépissé n'ayant pas pour effet de retirer le refus contesté. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le jugement enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2315319(TA95-2315319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant tunisien. La décision est annulée car le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant que la présentation d'une fausse carte d'identité lors de l'embauche constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que ce seul fait ne suffit pas à justifier un refus de séjour.
N° TA95-2314652(TA95-2314652)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 2 octobre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le seul fait d'avoir présenté un faux document lors de son embauche ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2314090(TA95-2314090)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 25 août 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal a retenu un défaut d'examen sérieux et complet de sa situation personnelle, le préfet n'ayant pas vérifié les conditions posées par l'article 11 de l'accord franco-ivoirien et les articles L. 433-7 et L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2313681(TA95-2313681)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'usage d'une fausse carte d'identité française lors de l'embauche, ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision préfectorale a été annulée pour erreur d'appréciation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2313638(TA95-2313638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant l’admission exceptionnelle au séjour, faute pour le requérant de justifier de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rendu applicable par l’accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. La décision implicite n’a pas été annulée.
N° TA95-2416664(TA95-2416664)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté : le délai de recours de quatre mois, courant à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 5 mai 2023, expirait le 6 mars 2024, alors que la requête n'a été postée que le 18 novembre 2024. L'ordonnance, prise en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précise que cette irrecevabilité ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation.
N° TA95-2310800(TA95-2310800)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, attachée territoriale, contestant la décision du maire de Sarcelles fixant à 740 euros brut mensuel le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une erreur de droit, soutenant que ses fonctions justifiaient un montant plus élevé et que la délibération communale prévoyait un réexamen périodique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune avait correctement appliqué les dispositions du décret n°91-875 du 6 septembre 1991 et sa délibération du 12 avril 2018, et que le montant attribué à Mme B, correspondant au groupe de fonctions G3, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2309939(TA95-2309939)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de Mme A qui contestait la décision du 23 juin 2023 de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur le non-respect par la requérante des exigences des autorités chargées de l'asile, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
N° TA95-2307805(TA95-2307805)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel le maire de Pontoise s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS Cellnex France pour l'installation d'antennes de radiotéléphonie sur un immeuble. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et l'article UC 11 du PLU est infondé, le projet s'intégrant dans un environnement urbain hétérogène sans qualité particulière. En conséquence, il enjoint à la commune de réexaminer la demande et condamne celle-ci à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2305778(TA95-2305778)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 14 avril 2023 par laquelle l'OFII a cessé d'accorder à M. A, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a retenu que l'OFII n'a pas justifié d'un manquement précis aux exigences des autorités chargées de l'asile, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir M. A dans ses droits et de lui verser l'allocation pour demandeur d'asile sous un mois.
N° TA95-2210522(TA95-2210522)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL ASPM, qui sollicitait la décharge de rappels de TVA pour la période de mars 2017 à avril 2019. La société invoquait une irrégularité de procédure, l'avis de mise en recouvrement ne mentionnant pas un courrier modificatif des intérêts de retard, mais le tribunal a jugé que cette omission, minime et favorable au contribuable, n'avait pas affecté la régularité. Sur le fond, la demande de déduction complémentaire de TVA a été rejetée faute pour la société de prouver, par des relevés bancaires, le règlement effectif des factures de prestations de services produites, condition nécessaire pour établir l'exigibilité de la taxe conformément aux articles 271 et 269 du code général des impôts.
N° TA95-2209160(TA95-2209160)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ingénieure divisionnaire des travaux publics de l’État, qui contestait les décisions fixant son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) pour 2021 et son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une erreur d’appréciation dans le calcul de ces indemnités. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l’arrêté du 5 novembre 2021.
N° TA95-2207540(TA95-2207540)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Valmy, propriétaire d'un hôtel à Puteaux, qui sollicitait la réduction de sa taxe foncière pour 2020 en raison de l'inexploitation de son établissement durant la pandémie de Covid-19. Le tribunal a jugé que les mesures de confinement n'avaient pas interdit l'activité hôtelière elle-même, mais seulement certaines de ses composantes (restauration), et que la baisse d'activité due à la clientèle étrangère ou d'affaires ne constituait pas une cause d'inexploitation indépendante de la volonté du contribuable au sens de l'article 1389 du code général des impôts. Par conséquent, la condition d'inexploitation involontaire n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.