Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407959(TA95-2407959)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an prise par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision d'éloignement et l'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation et ne violaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2408093(TA95-2408093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 mai 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour Mme A de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2415881(TA95-2415881)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La commission avait estimé que la situation conjugale du requérant n'était pas établie, ce dernier s'étant déclaré célibataire alors qu'il était marié. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par M. A B étaient inopérants ou insuffisamment étayés, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a invité le requérant à présenter une nouvelle demande auprès de la commission de médiation s'il s'y croit fondé.
N° TA95-2111986(TA95-2111986)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 9 septembre 2021 par laquelle l'OFII avait cessé d'accorder à Mme B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que la requérante justifiait, par un certificat médical, d'une contre-indication au voyage en avion le jour de son transfert vers l'Espagne, ce qui constituait un motif sérieux de non-présentation. Dès lors, la cessation des conditions matérielles d'accueil, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est entachée d'illégalité. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2301308(TA95-2301308)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Elgea, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Clamart refusant un permis de construire pour un immeuble de neuf logements et un commerce. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, estimant que la 9ème adjointe au maire était légalement habilitée à signer l'acte en raison de l'absence du maire et des huit premiers adjoints, conformément à l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue confirme la légalité du refus de permis de construire.
N° TA95-2300431(TA95-2300431)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de refuser ces conditions en cas de demande de réexamen d'asile. Il a également estimé que la situation de vulnérabilité de M. B ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de son comportement (présentation d'une nouvelle demande après transfert vers l'Autriche). En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2217643(TA95-2217643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Sceaux pour un projet de démolition et de construction de 85 logements avec commerces et parking. Le syndicat de copropriété requérant s’est désisté de l’instance. Le tribunal a rejeté la requête du Groupe d’études d’urbanisme des habitants de Sceaux, après avoir examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’insuffisance de consultation de l’architecte des Bâtiments de France et de la méconnaissance des articles du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit fait droit aux conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2101432(TA95-2101432)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. E D contestant des mises en demeure de payer un total de 41 543 euros, émis par l'administration fiscale pour diverses taxes (foncières, d'habitation, sur les locaux vacants, impôt sur le revenu et contributions sociales) dues par la succession de M. C A, dont M. D est le légataire universel. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer sur les impositions de l'année 2019, déjà annulées par l'administration. Sur le fond, il a rappelé que, selon l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, les contestations en matière de recouvrement ne peuvent porter sur le bien-fondé de la créance, ce qui rend irrecevable le moyen de M. D contestant sa qualité de redevable légal, relevant du contentieux de l'assiette. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA95-2414572(TA95-2414572)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait une contrainte de la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 427,98 euros. La requérante n'avait pas produit l'acte attaqué (la contrainte elle-même), malgré une demande de régularisation du tribunal, et n'avait pas justifié de démarches pour l'obtenir auprès du commissaire de justice. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
N° TA95-2415242(TA95-2415242)
Recours de M. A C B contre le rejet implicite par la commission de médiation du Val-d’Oise de sa demande de logement social. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise constate que la commission a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande en cours d’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il n’y a plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.
N° TA95-2415252(TA95-2415252)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du CCAS de Puteaux lui refusant une attestation de domiciliation. Le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête comme manifestement infondée. Il a considéré que M. A, qui invoquait une activité professionnelle à Puteaux pour justifier un lien avec la commune, n’avait fourni aucune précision ni pièce justificative, malgré une demande de régularisation. La solution retenue est un rejet pour défaut d’argumentation suffisante, en application des articles L. 264-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles relatifs à la domiciliation des personnes sans domicile stable.
N° TA95-2415500(TA95-2415500)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction au préfet du Val-d'Oise de lui proposer un logement au titre du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, courant à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 21 avril 2023. La demande de l'État tendant à la condamnation de la requérante aux frais de l'instance a également été rejetée. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4° et 5°) du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2414491(TA95-2414491)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement pur et simple de M. B A dans le cadre de son recours en plein contentieux. Le requérant contestait une décision de la CAF des Hauts-de-Seine du 13 août 2024 qui n'avait accordé qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement. Le désistement ayant été déclaré sans réserve, le tribunal a prononcé son acceptation sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2111317(TA95-2111317)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande du centre hospitalier Eaubonne-Montmorency Simone Veil, qui sollicitait la réduction de ses cotisations de taxe sur les salaires pour les années 2017 à 2019. Le litige portait sur l'inclusion dans l'assiette de la taxe des sommes versées aux agents en arrêt maladie de moins de quatre-vingt-dix jours, que l'hôpital considérait comme des revenus de remplacement exclus de l'assiette. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier, qui supportait la charge de la preuve, n'établissait pas le caractère exagéré de l'imposition, les textes applicables (articles 231 du CGI et L. 136-2 du CSS) incluant ces sommes dans l'assiette de la taxe. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2415896(TA95-2415896)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise déclarant son recours amiable « sans objet ». La juridiction a jugé que cette décision, purement confirmative d’une décision favorable déjà rendue par la commission de Seine-Saint-Denis, ne faisait pas grief au requérant. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, le recours a été déclaré irrecevable.
N° TA95-2413188(TA95-2413188)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante n’a pas apporté d’argumentation suffisante pour établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits, malgré l’invitation à régulariser sa requête. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de moyens sérieux.
N° TA95-2207092(TA95-2207092)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, infirmière à l'AP-HP, qui demandait l'annulation de son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mise en demeure de deux jours ouvrés pour reprendre son service était suffisante et que l'administration n'avait pas à informer l'agent des possibilités de justifier son absence avant cette mise en demeure. Enfin, la radiation des cadres à compter du 29 septembre 2021, date de l'abandon de poste, n'était pas entachée d'erreur de droit. La décision a été prise en application des articles L. 553-1 du code général de la fonction publique.
N° TA95-2207502(TA95-2207502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment l'absence de prise en compte de sa vulnérabilité et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la directive 2013/33/UE, et l'arrêté du 23 octobre 2015.
N° TA95-2210522(TA95-2210522)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL ASPM, qui sollicitait la décharge de rappels de TVA pour la période de mars 2017 à avril 2019. La société invoquait une irrégularité de procédure, l'avis de mise en recouvrement ne mentionnant pas un courrier modificatif des intérêts de retard, mais le tribunal a jugé que cette omission, minime et favorable au contribuable, n'avait pas affecté la régularité. Sur le fond, la demande de déduction complémentaire de TVA a été rejetée faute pour la société de prouver, par des relevés bancaires, le règlement effectif des factures de prestations de services produites, condition nécessaire pour établir l'exigibilité de la taxe conformément aux articles 271 et 269 du code général des impôts.
N° TA95-2417964(TA95-2417964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement au titre du droit au logement opposable. La requête a été jugée tardive, car présentée après l'expiration du délai de quatre mois suivant la période de six mois sans proposition de logement, conformément à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation du 22 novembre 2023 fixait la période de saisine du tribunal du 22 mai au 23 septembre 2024, mais M. B n'a saisi le tribunal que le 11 décembre 2024. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précise que cette irrecevabilité ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation.