Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2602366(TA95-2602366)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence, a annulé les arrêtés préfectoraux du 27 janvier 2026 ordonnant l'éloignement et l'assignation à résidence de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'administration n'avait pas mis à la disposition de l'intéressé un interprète lors de la notification des décisions, ce qui porte atteinte à ses droits de la défense. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire de M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2515392(TA95-2515392)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise statue sur une demande de dégrèvement d'impôts locaux. Le litige principal étant devenu sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration, le tribunal donne acte du désistement des requérants. Il rejette leurs demandes subsidiaires concernant le paiement d'intérêts moratoires et l'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'elles ne sont pas fondées.
N° TA95-2603397(TA95-2603397)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante ne démontre pas que son état de santé nécessite une intervention immédiate du juge pour préserver ses droits. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2604483(TA95-2604483)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de la SNC La cave à cigares visant à suspendre un arrêté préfectoral de fermeture administrative de son établissement. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, malgré les difficultés financières alléguées, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que la liberté du commerce et de l'industrie, n'est caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 333-2 du code de la sécurité intérieure, considérant que la mesure préfectorale, prise suite à des interpellations pour trafic de stupéfiants, n'est pas disproportionnée.
N° TA95-2604527(TA95-2604527)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à un étudiant tunisien dans un délai de 24 heures. Le juge a retenu l'urgence en raison du risque imminent de rupture de son stage, indispensable à la validation de son année universitaire, et a constaté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2604577(TA95-2604577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de deux exclusions temporaires d'un collégien. La juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment concernant la compétence de la signataire ou le respect des principes contradictoires. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA95-2604640(TA95-2604640)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a estimé que la situation décrite (risque de perte d'emploi et séjour irrégulier) ne caractérisait pas l'extrême urgence nécessaire pour une intervention dans le délai de 48 heures prévu par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. En l'absence de cette condition d'urgence, le juge a appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans examiner le fond.
N° TA95-2604642(TA95-2604642)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté, a suspendu le refus du maire de Groslay de mettre à disposition la salle des fêtes pour une réunion publique d'un candidat aux élections municipales. Le juge a considéré que ce refus, fondé sur la priorité accordée à sa propre liste, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion et au principe d'égalité entre candidats en période électorale, justifiant une mesure urgente. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2300320(TA95-2300320)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'une décision de préemption urbain. Le juge a estimé que la décision du maire de Gennevilliers était suffisamment motivée et justifiée par un projet d'intérêt général, à savoir un projet de renouvellement urbain visant à créer des logements supplémentaires. La décision s'appuie sur les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2307349(TA95-2307349)
La décision concerne le rejet par l'administration fiscale d'une demande de remboursement de crédit d'impôt recherche (CIR) présentée par la société SAS FORCE FOR GOOD pour les exercices 2018, 2019 et 2020. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a jugé que les dépenses de conseil en communication et marketing exposées par la société n'étaient pas éligibles au dispositif du crédit d'impôt recherche prévu par l'article 244 quater B du code général des impôts, car elles ne présentaient pas un caractère scientifique et technique suffisant.
N° TA95-2307987(TA95-2307987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'association Cergy-Pontoise environnement, qui demandait l'annulation de la décision du maire de Neuville-sur-Oise n'ayant pas opposé une déclaration préalable pour une zone de paintball. Le tribunal a jugé que l'association n'apportait pas la preuve que le projet entraînerait une destruction ou une altération de l'habitat d'espèces protégées, comme l'exigent les articles R. 111-26 du code de l'urbanisme et L. 411-1 du code de l'environnement. Les autres moyens, notamment ceux relatifs au PLU, ont également été écartés.
N° TA95-2310496(TA95-2310496)
La société SEP GESTION 3 HOTELS contestait devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise son assujettissement à la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement (TASSA) pour son hôtel, estimant que les chambres n'étaient pas des locaux commerciaux et que leurs annexes (places de stationnement) ne pouvaient donc être taxées. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les chambres d'hôtel, destinées à accueillir une clientèle pour une prestation commerciale, entrent bien dans la catégorie des "locaux commerciaux" au sens des articles 1599 quater C et 231 ter du code général des impôts, rendant ainsi les surfaces de stationnement annexes imposables.
N° TA95-2408408(TA95-2408408)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise du 22 avril 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans tenir compte de l'ancienneté de la résidence, des attaches familiales et de l'activité professionnelle stable du requérant en France. Le tribunal a enjoint au préfet compétent de délivrer une carte de séjour dans un délai de trente jours.
N° TA95-2416403(TA95-2416403)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'annulation de la décision de clôture d'une demande de titre de séjour. Le requérant, entré en France en tant qu'enfant d'une bénéficiaire de la protection subsidiaire, n'avait pas produit les pièces justificatives obligatoires requises par les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a jugé que le préfet était fondé à prononcer la clôture de la demande sans avoir à délivrer de récépissé.
N° TA95-2502169(TA95-2502169)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour "stagiaire" et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la requérante avait épuisé la durée maximale de séjour de vingt-quatre mois prévue par les articles L. 426-23 et R. 426-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2502473(TA95-2502473)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le moyen tiré d'une erreur de fait sur la demande d'asile n'était pas établi et que la mesure ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuves sur les attaches familiales et du caractère récent de la vie commune alléguée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502663(TA95-2502663)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant ivoirien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de la situation personnelle du requérant, notamment de son arrivée en France à l'âge de 14 ans, de sa scolarité et de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à l'intéressé une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours.
N° TA95-2502750(TA95-2502750)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien titulaire d'un titre de séjour italien, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent pour prendre cette décision, car M. A..., bien que titulaire d'un titre de séjour italien, ne remplissait pas les conditions pour séjourner en France au-delà de trois mois et ne pouvait justifier de ressources suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement Schengen (UE 2016/399).
N° TA95-2504577(TA95-2504577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le rejet de sa demande de regroupement familial. Le juge a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et procédait d'un examen sérieux de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les conditions de ressources et de logement prévues aux articles L. 434-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2507220(TA95-2507220)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 avril 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de la requérante. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation, considérant que le refus méconnaissait gravement sa vie privée et familiale, fondée sur une relation stable et la présence d'un enfant en France. Elle a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, en application des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et L. 911-1 du code de justice administrative.