Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2604578(TA95-2604578)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant à enjoindre à l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de réactiver son dossier de demande d'aide « MaPrimeRénov’ » pour y intégrer un devis manquant. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une situation d'urgence, condition nécessaire pour prononcer une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par conséquent, sans examiner les autres conditions de cette procédure, la demande a été jugée irrecevable.
N° TA95-2400085(TA95-2400085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de délivrance d'une attestation de comparabilité pour son baccalauréat tchadien. La juridiction a jugé le recours irrecevable, considérant que la délivrance d'une telle attestation pour un diplôme tchadien est une mesure purement gracieuse, non prévue par aucun texte, et dont le refus ne fait pas grief. La décision s'appuie sur ce principe de droit administratif pour écarter la recevabilité du recours en excès de pouvoir.
N° TA95-2502354(TA95-2502354)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une carte de résident mentionnant sa nouvelle adresse. Le tribunal a jugé que la réglementation (article R. 431-23 du CESEDA) impose seulement à l'étranger de déclarer son changement d'adresse, sans obliger l'administration à lui délivrer un nouveau titre. Par conséquent, ce refus n'étant pas une décision individuelle défavorable au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, l'absence de motivation n'est pas illégale.
N° TA95-2506611(TA95-2506611)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident à un ressortissant nigérian reconnu réfugié. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'obligation légale de délivrance prévue à l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a en conséquence enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
N° TA95-2519000(TA95-2519000)
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour, face à des délais de traitement anormaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la requête. Il enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer le requérant à un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour et, le cas échéant, lui délivrer un récépissé, dans un délai de dix jours. Il alloue également une somme de 1 000 euros à l'intéressé au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") est appliqué, l'urgence étant caractérisée par la précarité administrative résultant des dysfonctionnements préfectoraux et du délai anormal de traitement.
N° TA95-2519965(TA95-2519965)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant congolais sollicitant l'injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le retard de la préfecture exposait le requérant à une suspension de son contrat de travail et à une perte de revenus. Il a donc enjoint à l'autorité administrative de convoquer l'intéressé à un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour.
N° TA95-2523238(TA95-2523238)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant ivoirien visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités italiennes. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à un éventuel refus de délai de départ volontaire, cette mesure n'étant pas mentionnée dans l'arrêté contesté. Il a également écarté tous les moyens du requérant, estimant que la décision était signée par une autorité compétente (délégation de signature), suffisamment motivée au sens de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2524979(TA95-2524979)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante chinoise. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 24 décembre 2025, qui obligeait Mme Jin B... à quitter le territoire français sans délai, fixait son pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de trois ans. La décision de justice est fondée sur une méconnaissance par l'administration de l'obligation d'examiner la situation personnelle et familiale de l'intéressée, notamment au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant).
N° TA95-2524784(TA95-2524784)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé plusieurs mesures d'éloignement prises à l'encontre d'un ressortissant colombien. Le juge a estimé que l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées (interdiction de retour, assignation à résidence) étaient entachés d'illégalité, notamment en raison d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2600468(TA95-2600468)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., qui contestait son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement fondé sa décision sur l'article 12-2 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), car le requérant détenait un visa belge périmé depuis moins de six mois lors de son entrée sur le territoire. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 17 du même règlement relatif à la clause discrétionnaire, n'ont pas été retenus.
N° TA95-2600779(TA95-2600779)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a admis M. A... au bénéfice de l'**aide juridictionnelle provisoire** en raison de l'urgence de sa requête. La juridiction a pris acte du désistement partiel du requérant concernant ses conclusions à fin d'injonction, celui-ci ayant finalement obtenu un récépissé pour sa demande de titre de séjour. En revanche, le tribunal a **rejeté** sa demande de condamnation de l'État à verser une somme d'argent à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2600959(TA95-2600959)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le juge a estimé que l'OQTF était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que les conclusions contre l'assignation à résidence étaient irrecevables. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1 et L. 613-2) et du code de justice administrative.
N° TA95-2600984(TA95-2600984)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Bulgarie au titre du règlement Dublin. Le tribunal estime que la procédure, notamment l'entretien individuel, a été régulièrement conduite conformément aux exigences du règlement (UE) n°604/2013. Il écarte également les griefs tirés d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2601012(TA95-2601012)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... F..., un ressortissant algérien en situation irrégulière, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les décisions du préfet du Val-d'Oise étaient légales, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les moyens soulevés (comme la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ou de l'accord franco-algérien) n'étaient pas fondés. Il a également rejeté la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la condamnation de l'État à payer des frais.
N° TA95-2601122(TA95-2601122)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise était compétent pour prendre ces mesures et que les griefs soulevés par le requérant, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de son droit au maintien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2601195(TA95-2601195)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté les requêtes de M. C... A... visant à annuler deux arrêtés préfectoraux (réadmission dans l'espace Schengen avec interdiction de circulation et assignation à résidence). Le tribunal a jugé que la décision de réadmission était suffisamment motivée et que les mesures, ne constituant pas une privation de liberté, ne portaient pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2601372(TA95-2601372)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à son hébergement en centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son auteur, à sa motivation et à l'examen personnalisé de la situation du requérant. La juridiction a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 522-1 et L. 522-2.
N° TA95-2601825(TA95-2601825)
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale" pour une ressortissante brésilienne, épouse d'un Français. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il écarte la fin de non-recevoir soulevée par la préfecture, confirmant l'existence d'une décision implicite de rejet. Cependant, il estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'une **urgence** caractérisée, condition nécessaire pour prononcer une suspension, et ne démontre pas l'existence d'un **doute sérieux** sur la légalité de la décision attaquée. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité).
N° TA95-2601761(TA95-2601761)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la situation irrégulière du requérant, car celui-ci n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2602026(TA95-2602026)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de convoquer l'intéressé pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, se heurtait à une contestation sérieuse, car la procédure de demande de titre de séjour concerné (relevant de l'article L. 435-1 du CESEDA) n'est pas prévue par voie de téléservice et nécessite un dépôt physique, ce que le requérant n'avait pas effectué. L'urgence invoquée, liée à un délai de traitement de 26 mois, n'a pas été retenue comme justifiant une injonction dans ce cadre procédural.