Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2604927(TA95-2604927)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté, rejette la demande du préfet du Val-d’Oise visant à invalider la candidature de M. A... B... aux élections municipales de Magny-en-Vexin. Le juge estime que les conditions d'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne sont pas réunies, notamment l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le tribunal considère que la question de l'éligibilité de M. B..., liée à sa radiation des listes électorales, relève d'un débat sur l'appréciation des faits et non d'une illégalité manifeste justifiant une intervention en urgence avant le scrutin.
N° TA95-2604849(TA95-2604849)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement, car le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, juridiction territorialement compétente.
N° TA95-2525025(TA95-2525025)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait la suspension de son permis de conduire. Le juge estime que les moyens invoqués (défaut d'information sur les droits et absence d'interprète) ne sont pas suffisamment précisés, et que le moyen sur l'absence d'infraction est inopérant dans ce type de contentieux. La décision est fondée sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou aux moyens manifestement infondés.
N° TA95-2513426(TA95-2513426)
La décision concerne un désistement d'instance dans un recours pour excès de pouvoir contre un contrat de l'INPI. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
N° TA95-2511835(TA95-2511835)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement partiel d'instance du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. La juridiction a uniquement statué sur la demande de condamnation aux dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle a mis à la charge de l'État la somme de 800 euros à verser au requérant.
N° TA95-2305156(TA95-2305156)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé par une requérante contre le refus de reconnaissance d'une maladie professionnelle. Cette solution est retenue car la décision ministérielle contestée a été retirée par la ministre des armées après l'introduction de la requête, privant ainsi celle-ci de son objet. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.
N° TA95-2603034(TA95-2603034)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de Mme A... comme irrecevable. Le juge a considéré que la décision attaquée, une simple notification d'intention de suspendre les conditions matérielles d'accueil, ne constituait pas un acte faisant grief susceptible de recours. La juridiction a appliqué les articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2601120(TA95-2601120)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. F... A... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence et la remise de son passeport. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 14 janvier 2026 était régulier, écartant notamment les moyens tirés de l'incompétence de son auteur et du défaut de motivation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 732-1 relatif à la motivation des décisions d'assignation à résidence.
N° TA95-2602151(TA95-2602151)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure urgente pour les étrangers, a rejeté la requête en annulation d'un arrêté de transfert Dublin vers la Belgique. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis de la situation du demandeur d'asile haïtien et que l'application discrétionnaire de la clause de souveraineté (article 17 du règlement Dublin III) n'était pas justifiée en l'espèce. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415138(TA95-2415138)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté l'absence d'objet du recours pour excès de pouvoir formé par un agent contre le rejet implicite de sa demande de réintégration. Cette décision est devenue sans objet suite à la réintégration de l'agent par un arrêté postérieur. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour prononcer un non-lieu à statuer sur le fond et a condamné l'Etat à verser à l'agent la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles.
N° TA95-2524930(TA95-2524930)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A... visant l'annulation de décisions de retrait de points sur son permis de conduire, ces décisions ayant été rapportées par le ministre de l'intérieur après l'introduction du recours, privant ainsi la demande de son objet. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administratif pour prononcer cette extinction de l'instance. Elle condamne néanmoins l'Etat à verser à M. A... la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés pour le recours.
N° TA95-2600459(TA95-2600459)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A... qui demandait l'annulation du rejet implicite du renouvellement de son titre de séjour et une injonction au préfet. Cette décision est prise car le préfet a entre-temps délivré à l'intéressé un certificat de résidence valable, rendant le litige sans objet. Le tribunal met à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2504875(TA95-2504875)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant malien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait un vice de procédure, soutenant que le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour avant de refuser sa demande d'admission exceptionnelle au séjour fondée sur l'article L. 435-1 du CESEDA. Le tribunal a écarté ce moyen, considérant que les pièces fournies par l'intéressé ne permettaient pas d'établir une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour déclencher l'obligation de saisine de la commission.
N° TA95-2507259(TA95-2507259)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour prise par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré une demande régulière du requérant, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de statuer à nouveau sur la demande de titre de séjour dans un délai déterminé.
N° TA95-2507395(TA95-2507395)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée à un ressortissant tunisien. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré une demande régulière du requérant, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de statuer à nouveau sur la demande de titre de séjour dans un délai de quatre mois.
N° TA95-2512863(TA95-2512863)
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'examen d'une demande de transfert universitaire en licence d'Histoire de l'art pour dossier incomplet. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'université était en droit de refuser d'examiner la candidature en l'absence du relevé de notes du baccalauréat, cette pièce étant explicitement requise selon la liste officielle et les conditions générales du téléservice de candidature. **Textes appliqués** : Articles L. 612-3, D. 612-2, D. 612-4 et D. 612-8 du code de l'éducation, ainsi que les conditions générales d'utilisation de la plateforme de candidature en ligne de l'université.
N° TA95-2520124(TA95-2520124)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction à la CNAV d'Île-de-France de statuer sur sa demande de retraite. Le juge a déclaré la juridiction administrative incompétente pour connaître de ce litige. Il a jugé, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, que le contentieux relatif aux décisions des caisses d'assurance retraite relève exclusivement de la compétence des juridictions judiciaires.
N° TA95-2600434(TA95-2600434)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre du requérant. Le juge a relevé d'office un moyen d'ordre public, constatant que le préfet avait méconnu les articles L. 614-1 et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le recours contre une précédente OQTF ayant un effet suspensif. Les autres conclusions du requérant, notamment la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour, ont été rejetées.
N° TA95-2600953(TA95-2600953)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler son assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 janvier 2026 était légal, car il reposait sur une base légale valide (article L. 731-1 du CESEDA) et était suffisamment motivé. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et l'exception d'illégalité contre l'obligation de quitter le territoire, ont été écartés.
N° TA95-2600979(TA95-2600979)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la suspension des conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile par l'OFII. Le tribunal constate que l'acte attaqué a été retiré par l'administration avant le jugement. Par conséquent, il se déclare sans objet à statuer sur les conclusions principales (annulation, injonction, astreinte) et rejette les autres demandes, dont celle relative à l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux de l'excès de pouvoir.