Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2602206(TA95-2602206)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement, l'interdiction de circulation et l'assignation à résidence d'un ressortissant malien. La juridiction a annulé ces mesures, considérant que le comportement reproché (conduite après annulation du permis sous l'emprise de stupéfiants) ne constituait pas, en l'espèce, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en prenant ces décisions.
N° TA95-2602370(TA95-2602370)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant congolais demandant l'injonction au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a considéré que l'existence d'un arrêté préfectoral de rejet et d'obligation de quitter le territoire français faisait obstacle à la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, car elle ne visait pas à prévenir un péril grave. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 432-1.
N° TA95-2602720(TA95-2602720)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution partielle par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a considéré que ce défaut d'exécution constituait un élément nouveau justifiant, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, l'octroi d'un nouveau délai pour le réexamen de la situation de l'étranger requérant. La juridiction a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
N° TA95-2602944(TA95-2602944)
**Sujet principal** : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du renouvellement d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que le silence gardé par la préfecture au-delà du délai de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, laquelle fait obstacle à la mesure d'injonction sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet). Le tribunal indique que la requérante peut éventuellement former un recours en référé-suspension contre cette décision implicite.
N° TA95-2602954(TA95-2602954)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. E... B... visant à annuler un arrêté préfectoral de remise aux autorités espagnoles et une interdiction de circulation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment quant à la compétence de la signataire et à sa motivation suffisante, et a écarté les moyens soulevés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2603122(TA95-2603122)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un étranger en situation irrégulière. Le juge a estimé que la mesure, prise sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) ni l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), le requérant n'ayant pas démontré l'existence de liens familiaux effectifs nécessitant sa disponibilité constante.
N° TA95-2603255(TA95-2603255)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant bangladais demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, celui-ci ayant été introduit après l'expiration du délai impératif de sept jours prévu par les articles L. 572-4 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les conclusions subsidiaires à fin d'injonction ont également été rejetées.
N° TA95-2603289(TA95-2603289)
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'octroi des conditions matérielles d'accueil (CMA) à une demandeuse d'asile. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation "étrangers urgents"). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et ne prononce pas l'annulation de la décision de l'OFII. Il estime que le refus des CMA est légal, car la requérante n'a pas sollicité l'asile dans le délai légal de 90 jours sans apporter de motif légitime étayé, et qu'elle n'a pas démontré être dans une situation de vulnérabilité justifiant cet octroi. **Textes appliqués** : L'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui régit le refus des conditions matérielles d'accueil, notamment pour dépôt tardif de la demande d'asile.
N° TA95-2603534(TA95-2603534)
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et d'obtenir un récépissé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est compétent pour enjoindre au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai bref. La condition d'urgence est présumée remplie en cas de demande de renouvellement d'un titre de séjour expiré, compte tenu des graves conséquences (précarité, suspension des droits sociaux) de l'absence de récépissé sur la situation de l'étranger. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence) et dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2603768(TA95-2603768)
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir une convocation en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction, car la préfecture a délivré une convocation après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Les conclusions sont rejetées pour le surplus. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
N° TA95-2603795(TA95-2603795)
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir une convocation en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et un récépissé autorisant le travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le requérant s'étant désisté de ses conclusions à fin d'injonction, le tribunal donne acte de ce désistement et rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et article L. 761-1 du même code (frais irrépétibles).
N° TA95-2507313(TA95-2507313)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant son recours contre le refus de titre de séjour. Il prononce son admission provisoire à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser à son avocate une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2514318(TA95-2514318)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de son admission à un concours interne d'attaché territorial. Le juge estime que le recours, qui conteste uniquement la note attribuée par le jury à une épreuve orale, est manifestement infondé, car il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation du jury sur la prestation d'un candidat. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés.
N° TA95-2604113(TA95-2604113)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus d'agrément délivré à la société VLM Dépannage. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, considérant que les difficultés financières alléguées ne sont pas suffisamment graves et immédiates pour justifier une mesure de suspension avant l'examen au fond. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2604128(TA95-2604128)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une saisie à tiers détenteur sur salaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de recours principal en annulation distinct, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué la procédure de rejet pour irrecevabilité manifeste prévue à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2604540(TA95-2604540)
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une radiation des cadres pour abandon de poste d'une fonctionnaire. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision de radiation. La motivation de la décision attaquée est jugée suffisante et la procédure de mise en demeure régulière. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article L. 553-1 du code général de la fonction publique (radiation pour abandon de poste).
N° TA95-2604697(TA95-2604697)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer une autorisation de travail. Le juge a estimé que l'ordonnance sollicitée, qui aurait constitué une mesure définitive, excédait sa compétence en référé, limitée aux mesures provisoires ou conservatoires par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée irrecevable sur ce fondement procédural.
N° TA95-2315225(TA95-2315225)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la communication d'une liste de paquetage carcéral, car le document avait été communiqué au requérant après l'introduction de son recours. La juridiction a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au profit de l'avocat du requérant bénéficiaire de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie sur le principe selon lequel les conclusions perdent leur objet lorsque l'administration a satisfait à la demande en cours de procédure.
N° TA95-2502885(TA95-2502885)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante ivoirienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier, suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits de l'intéressée, notamment au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la demande de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.
N° TA95-2604778(TA95-2604778)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal constate que le requérant résidait dans le département du Rhône à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lyon, juridiction territorialement compétente.