Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2406463(TA95-2406463)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A née B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 8 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur de droit au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que l'intéressée ne justifiait pas d'une insertion particulière ou de liens personnels suffisamment intenses en France. La demande d'annulation a donc été rejetée.
N° TA95-2415886(TA95-2415886)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme B par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant maintenue volontairement en situation irrégulière pendant plus de dix ans, ce qui l'avait elle-même placée dans une situation de précarité administrative. L'ordonnance a donc été rendue sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par la requérante, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2406283(TA95-2406283)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant un arrêté du préfet de la Savoie du 23 avril 2024 portant interdiction de retour sur le territoire français pour un an et fixation du pays de destination. Le tribunal a d'abord constaté que les conclusions dirigées contre une obligation de quitter le territoire français étaient irrecevables, car cette décision n'existait pas dans l'arrêté attaqué. Concernant la décision fixant le pays de destination, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, faute d'éléments probants apportés par le requérant, sa demande d'asile ayant déjà été rejetée. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA95-2113739(TA95-2113739)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la requête de la société AGV95, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 août 2021 du préfet du Val-d'Oise lui retirant son habilitation à immatriculer des véhicules. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension. Aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'a donc été examiné au fond.
N° TA95-2415958(TA95-2415958)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'éloignement de M. B demeurait une perspective raisonnable. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur de fait concernant l'adresse d'assignation, en se fondant sur les déclarations de l'intéressé. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2211361(TA95-2211361)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 1er juillet 2022 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du même code n'était pas applicable aux décisions statuant sur une demande. Il a également estimé qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B.
N° TA95-2110067(TA95-2110067)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait le refus implicite puis explicite de la commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que le recours administratif préalable obligatoire formé par M. B était tardif, rendant irrecevable sa demande d’annulation. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2306114(TA95-2306114)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI BM Immobilier contestant une amende de 5 000 euros infligée par le préfet du Val-d'Oise pour mise en location sans autorisation préalable, en application de l'article L. 635-7 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, les courriers adressés aux gérants ayant été régulièrement présentés, et que l'absence de réclamation ne constituait pas une irrégularité. La solution retenue confirme la légalité de l'amende, fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2402635(TA95-2402635)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a estimé que l'avis du collège des médecins de l'OFII, bien que non produit, n'entachait pas la décision d'illégalité et que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 425-9 du CESEDA ni l'article 8 de la CEDH. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale.
N° TA95-2416005(TA95-2416005)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait une injonction sous astreinte pour obtenir une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la demande, visant en réalité à assurer l'exécution d'un jugement antérieur du même tribunal, relevait d'une voie de recours parallèle (article L. 911-4 du code de justice administrative) et non du référé subsidiaire. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA95-2415997(TA95-2415997)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 octobre 2024 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé la mise à la retraite d'office de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments concrets sur la perte de revenus alléguée et le caractère imminent de son licenciement. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2415996(TA95-2415996)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un duplicata de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant étant en possession d'un titre de séjour valable et n'apportant aucun élément justifiant une urgence particulière, malgré l'impact allégué sur sa demande de regroupement familial. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions de la mesure sollicitée.
N° TA95-2406682(TA95-2406682)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante bangladaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 5 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, notamment au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
N° TA95-2406692(TA95-2406692)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 avril 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, incluant l'annulation des décisions attaquées et les conclusions accessoires.
N° TA95-2204428(TA95-2204428)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Hong Ly, qui contestait des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés pour 2018 et 2019. La société invoquait un vice de procédure, estimant avoir reçu la proposition de rectification après la mise en recouvrement, mais le tribunal a jugé la notification régulière, les mentions sur l'enveloppe et l'avis de réception étant suffisantes pour prouver une présentation le 25 juin 2021. Sur le fond, le tribunal a confirmé le rejet de la déductibilité des charges litigieuses, sans que la décision ne précise explicitement les textes appliqués pour ce motif. Les pénalités pour manquement délibéré ont également été maintenues.
N° TA95-2216939(TA95-2216939)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en excès de pouvoir de la SNC Neuville Gay Lussac contre l’arrêté du maire de Neuville-sur-Oise refusant un permis de construire pour un ensemble immobilier (152 logements, commerces, micro-crèche). Le tribunal a également rejeté la demande indemnitaire des sociétés requérantes, estimant que le refus de permis n’était pas entaché d’illégalité fautive. La solution retenue valide les motifs de refus fondés sur l’atteinte à la sécurité publique et la méconnaissance des articles UB 2, UB 8, UB 11 et UB 12 du règlement du plan local d’urbanisme. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA95-2212167(TA95-2212167)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A B, qui contestait des rappels de TVA pour 2015-2016. Le requérant, auto-entrepreneur en maçonnerie, n'a pas justifié que des chèques litigieux (remboursement de taxe foncière, prêt familial) devaient être exclus de son chiffre d'affaires reconstitué par l'administration. Le tribunal a également écarté l'application du taux réduit de TVA à 10% prévu à l'article 279-0 bis du code général des impôts, faute de preuve que les prestations en relevaient. La charge de la preuve incombant au contribuable (article L. 193 du livre des procédures fiscales), les moyens soulevés ont été jugés non fondés.
N° TA95-2416855(TA95-2416855)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de suspension présentée par Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il relève que la décision attaquée n'est pas un refus de renouvellement de titre et que la requérante, en situation irrégulière depuis 2013, n'apporte pas de précisions suffisantes sur les atteintes graves et immédiates à sa vie privée, familiale et professionnelle. En conséquence, la requête est rejetée par une ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2416857(TA95-2416857)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un référé suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) introduit par M. B, ressortissant ivoirien, contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le juge des référés rejette la requête comme manifestement mal fondée, estimant que la condition d'urgence n'est pas établie. Il relève que le requérant, qui n'était pas en situation régulière, ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, le seul fait de ne pas obtenir de bourse étudiante étant insuffisant. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2416015(TA95-2416015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un titre ou une attestation. Le juge a estimé que la demande de M. A faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née le 11 avril 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.