Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403815(TA95-2403815)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître son caractère prioritaire et urgent pour un logement social. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des moyens non assortis de précisions suffisantes, permettant son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l'habitation (articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1) et le code de justice administrative.
N° TA95-2405765(TA95-2405765)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait l’annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet du Val-d’Oise avait en réalité pris un arrêté de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire français, notifié le 21 décembre 2023. En application des articles L. 614-1 et L. 614-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le recours devait être formé dans les trente jours suivant cette notification. La requête, enregistrée le 22 avril 2024, était tardive et a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406150(TA95-2406150)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante n’a pas produit l’acte attaqué, malgré une demande de régularisation restée sans suite, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2407764(TA95-2407764)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence et les mesures d'éloignement associées. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de confirmation du maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, constaté par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2411790(TA95-2411790)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour les années 2008, 2011 et 2015. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable de M. B, déposée le 22 décembre 2023, était tardive au regard des délais prévus par les articles R. 196-1 et R. 196-3 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans régularisation possible.
N° TA95-2402634(TA95-2402634)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 8 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de résidence régulière en France de l'intéressé depuis 2018, de la scolarisation de ses trois enfants, de son activité professionnelle continue et de son suivi médical. L'annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413183(TA95-2413183)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL ADFA Bâtiment, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA au titre du 2ème trimestre 2024. La société n’a pas suffisamment précisé son moyen, se bornant à une affirmation incompréhensible sur l’auto-liquidation de la TVA, sans apporter d’éléments de droit ou de fait permettant d’en apprécier le bien-fondé. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, rejette la requête comme manifestement insuffisamment motivée.
N° TA95-2413569(TA95-2413569)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL HetM G, qui demandait la décharge de cotisation foncière des entreprises pour 2021 et 2022. La requête, introduite par Mme F, responsable comptable, a été jugée manifestement irrecevable car celle-ci ne disposait pas d’un mandat exprès l’habilitant à agir en justice pour la société, contrairement aux exigences des articles R. 200-2 du livre des procédures fiscales et R. 431-6 du code de justice administrative. La chaîne de délégations de pouvoirs produite ne conférait pas à Mme F le pouvoir de représenter la société devant les tribunaux.
N° TA95-2413702(TA95-2413702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL HetM G, qui contestait sa cotisation foncière des entreprises pour 2022. La requête avait été introduite par Mme F, responsable comptable, mais celle-ci ne justifiait pas d’un mandat exprès l’habilitant à agir en justice pour la société, contrairement aux exigences des articles R. 200-2 du livre des procédures fiscales et R. 431-6 du code de justice administrative. La régularisation demandée n’a pas été effectuée dans le délai imparti, le mandat produit ne comportant pas une telle habilitation.
N° TA95-2417170(TA95-2417170)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal, appliquant les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En conséquence, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2403551(TA95-2403551)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SCI Asper Suresnes d’une demande en décharge de taxe foncière sur les propriétés non bâties et en réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement total pour la taxe sur le non bâti et partiel pour la taxe sur le bâti, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, la SCI est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA95-2405459(TA95-2405459)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B et Mme A d’une requête en décharge de cotisations d’impôt sur le revenu pour 2020 et d’une demande de reconnaissance de responsabilité du service des impôts. L’administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement total de l’imposition litigieuse, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en décharge. S’agissant des conclusions indemnitaires, elles ont été rejetées comme manifestement irrecevables, faute pour les requérants d’avoir présenté une demande préalable à l’administration, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du même code.
N° TA95-2404375(TA95-2404375)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet du Val-d'Oise classant sans suite sa demande de titre de séjour. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que le juge des référés a rejeté sa demande de suspension pour absence de doute sérieux sur la légalité de la décision. M. B n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance de référé, il est réputé s'être désisté. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2413567(TA95-2413567)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL HetM G, qui demandait la décharge de sa cotisation foncière des entreprises pour 2022. La requête avait été introduite par Mme F, responsable comptable, mais le mandat produit ne l’habilitait pas à agir en justice pour la société, contrairement aux délégations accordées aux dirigeants successifs. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 200-2 du livre des procédures fiscales, le défaut de mandat régulier n’a pu être régularisé dans le délai imparti, entraînant le rejet de la demande.
N° TA95-2308460(TA95-2308460)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de M. B et de la société Soprema Entreprises, qui contestaient un refus d'autorisation de travail. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai imparti. L'ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2214951(TA95-2214951)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS RUEIL COLMAR, qui sollicitait la réduction de la taxe annuelle sur les bureaux en Île-de-France pour les années 2020 à 2022. La société soutenait que ses locaux, loués pour une activité de coworking, relevaient de la catégorie des locaux commerciaux exonérés, et non des bureaux. Le tribunal a jugé que l'activité de mise à disposition d'espaces de travail avec services associés constitue une activité de bureaux au sens de l'article 231 ter du code général des impôts, et non une activité commerciale ou artisanale. En conséquence, la requête a été rejetée, et la demande de frais de justice a également été écartée.
N° TA95-2402648(TA95-2402648)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a annulé l'arrêté du 8 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante tunisienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de la requérante. Cette solution s'appuie sur la durée de résidence en France depuis 2018, la scolarisation des trois enfants, l'activité professionnelle régulière du couple, et le suivi médical nécessaire pour l'époux et un enfant. La décision est fondée sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2409428(TA95-2409428)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. E, ressortissant algérien, contre les arrêtés du préfet du Val-d'Oise lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français, et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'examen, et une erreur manifeste d'appréciation quant à l'absence de menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient légalement justifiées au regard des stipulations de l'accord franco-algérien et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les demandes d'injonction et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404675(TA95-2404675)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par la société SIP d’un recours contestant les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration, se déclare incompétent territorialement. Il estime que l’infraction ayant été constatée dans le Val-de-Marne, la requête relève, en application de l’article R. 312-16 du code de justice administrative, de la compétence du Tribunal administratif de Melun. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2416549(TA95-2416549)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine retirant et refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait déjà fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, ce qui relève d'une procédure spéciale prévue aux articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.