Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2408275(TA95-2408275)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation des Hauts-de-Seine en 2021, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, conformément au code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à Mme A une somme de 2 000 euros, en réparation des troubles dans ses conditions d'existence résultant du maintien dans un logement inadapté, notamment en raison de loyers excessifs et de problèmes d'humidité. La solution retenue repose sur l'application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2416002(TA95-2416002)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de convoquer M. B, un ressortissant haïtien atteint d'une pathologie neurodégénérative lourde, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour et obtenir un récépissé. La juridiction a retenu que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation de vulnérabilité et des difficultés matérielles de l'intéressé, et que la mesure était utile pour remédier à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA95-2404935(TA95-2404935)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B pour contester deux avis de sommes à payer du département du Val-d'Oise réclamant des indus de revenu de solidarité active (RSA) pour un montant total de 19 115,92 euros. En cours d'instance, le département a annulé les deux titres exécutoires après un réexamen de la situation. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, celles-ci ayant perdu leur objet. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a condamné le département à verser 1 080 euros au conseil de Mme B.
N° TA95-2406877(TA95-2406877)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A B pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un logement d'urgence. La requérante, hébergée chez un tiers dans un logement humide avec ses trois enfants et souffrant de leucémie, n'a reçu aucune proposition de logement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a jugé que cette carence engageait la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé à Mme A B une somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence.
N° TA95-2416437(TA95-2416437)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de M. A, réfugié, contestant le refus de délivrance d'un titre de séjour et de renouvellement de son récépissé. Le juge a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait délivré à l'intéressé, en cours d'instance, une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 19 mai 2025, régularisant ainsi sa situation. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension sont devenues sans objet, et il a été prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes.
N° TA95-2408172(TA95-2408172)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable, en raison de l'absence de relogement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que le préjudice de M. B, qui demeurait sans logement stable et ne pouvait exercer normalement son droit de visite, était établi pour la période allant du 23 mai 2023 au 31 mai 2024. La somme accordée inclut les intérêts au taux légal à compter du 15 février 2024, avec capitalisation.
N° TA95-2408129(TA95-2408129)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 8 000 euros à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en 2019, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction judiciaire de 2020. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité pour troubles dans les conditions d'existence, M. A vivant avec sa famille de quatre personnes dans un logement sur-occupé de 34 m². La solution s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2408061(TA95-2408061)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 5 avril 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise a rejeté sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que M. B avait fourni la pièce obligatoire réclamée dans le délai imparti et que la commission avait ainsi méconnu les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est l’annulation de la décision de la commission de médiation.
N° TA95-2405039(TA95-2405039)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 novembre 2021, pour son absence de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à Mme B une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant la sur-occupation du logement et le caractère disproportionné du loyer, malgré un refus de logement social jugé non légitime.
N° TA95-2404546(TA95-2404546)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande indemnitaire de Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence, qui n'avait pas été relogée malgré une injonction sous astreinte. La requérante sollicitait 10 000 euros pour les préjudices subis, invoquant la carence fautive de l'État. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, car Mme B avait été radiée du fichier des demandeurs de logement social en juillet 2021, ce qui a interrompu le lien de causalité entre la carence et les préjudices allégués. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2312697(TA95-2312697)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté l'opposition de Mme A à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Paris pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 200 euros. La requérante contestait la dette en affirmant n'avoir jamais perçu les sommes, mais le tribunal a constaté que l'allocation avait été versée directement à son bailleur en déduction du loyer, conformément à l'article L. 842-1 du code de la construction et de l'habitation. Les arguments relatifs à sa situation financière précaire et anxiogène ont été jugés inopérants pour contester le bien-fondé de la contrainte. La décision s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 842-1 et R. 823-12 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2417179(TA95-2417179)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle et de lui délivrer un récépissé, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à son droit au travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, car une décision implicite de rejet était née depuis le 17 mai 2024 et que l'intéressé n'établissait pas de menace imminente de licenciement. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2316075(TA95-2316075)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour sa fille. Après avoir invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, le tribunal constate qu’elle n’a pas répondu dans le délai d’un mois. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, Mme A est réputée s’être désistée de sa requête. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2413183(TA95-2413183)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL ADFA Bâtiment, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA au titre du 2ème trimestre 2024. La société n’a pas suffisamment précisé son moyen, se bornant à une affirmation incompréhensible sur l’auto-liquidation de la TVA, sans apporter d’éléments de droit ou de fait permettant d’en apprécier le bien-fondé. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, rejette la requête comme manifestement insuffisamment motivée.
N° TA95-2407764(TA95-2407764)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence et les mesures d'éloignement associées. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de confirmation du maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, constaté par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2404206(TA95-2404206)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’office de la requête de Mme A, qui contestait le retrait de son titre de séjour par le préfet du Val-d’Oise. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de son recours dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, acté par ordonnance du président de la 2ème chambre.
N° TA95-2403310(TA95-2403310)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. En cours d’instance, le préfet a produit une décision du 21 mai 2024 par laquelle la commission de médiation des Yvelines a reconnu la situation de la requérante comme prioritaire et urgente au titre du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a constaté que cette décision rendait le litige sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2206765(TA95-2206765)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise était saisi par Mme A d’une demande de décharge de son obligation solidaire de paiement de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2010 et 2011. En cours d’instance, la commission de surendettement a prononcé l’effacement total de cette dette fiscale dans le cadre d’une procédure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins de décharge étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires au titre des frais irrépétibles ont été rejetées.
N° TA95-2413567(TA95-2413567)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SARL HetM G, qui demandait la décharge de sa cotisation foncière des entreprises pour 2022. La requête avait été introduite par Mme F, responsable comptable, mais le mandat produit ne l’habilitait pas à agir en justice pour la société, contrairement aux délégations accordées aux dirigeants successifs. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 200-2 du livre des procédures fiscales, le défaut de mandat régulier n’a pu être régularisé dans le délai imparti, entraînant le rejet de la demande.
N° TA95-2416549(TA95-2416549)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine retirant et refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait déjà fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, ce qui relève d'une procédure spéciale prévue aux articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.