Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415885(TA95-2415885)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé avec autorisation de travail. La juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration sur sa demande de titre, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. Par ailleurs, la condition d'urgence n'a pas été jugée établie, faute pour le requérant de justifier de diligences récentes auprès de la préfecture. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2415884(TA95-2415884)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de la loger sous astreinte. Le juge a estimé que ces conclusions relevaient de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, et non de l'article L. 521-3, rendant la requête mal fondée. La demande a donc été rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2415947(TA95-2415947)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative, en l’occurrence la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition d’utilité prévue à l’article L. 521-3 n’étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA95-2106429(TA95-2106429)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. A, qui contestait un titre de perception émis par la direction départementale des finances publiques de la Moselle pour le remboursement d’un indu de solde de 1 027 euros. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la demande adressée par le greffe, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 11ème chambre a constaté ce désistement pur et simple.
N° TA95-2415425(TA95-2415425)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 22 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-1, L. 612-6, L. 612-10 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415660(TA95-2415660)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 24 octobre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine ordonnait le transfert de M. A, ressortissant sénégalais, aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La décision retient que le préfet n'a pas établi avoir remis au requérant les brochures d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, en méconnaissance de ce texte. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A une attestation de demande d'asile en procédure normale dans un délai de huit jours.
N° TA95-2308157(TA95-2308157)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 29 décembre 2022 du maire de Fontenay-aux-Roses, délivrant un permis de construire un bâtiment de 35 logements avec un commerce. Les requérants contestaient notamment l'incompétence de l'autorité signataire, des contradictions dans le dossier, une méconnaissance des règles d'urbanisme relatives au patrimoine et aux distances par rapport aux limites séparatives. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le permis respectait les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme, notamment les articles UA3.4.2 et UA4.1. La requête a été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415757(TA95-2415757)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la Société Terres inconnues d’un recours en excès de pouvoir visant à suspendre la procédure de passation d’un marché public portant sur des prestations de coaching et d’accompagnement, engagée par les ministères de la transition écologique et du travail. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 25 novembre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans qu’il soit nécessaire de statuer au fond. La décision a été rendue en application des articles L. 511-2 et L. 551-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2306310(TA95-2306310)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) concerne un recours de Mme B... contre deux indus d’aide personnalisée au logement (APL) notifiés par la CAF des Hauts-de-Seine, pour les périodes de juillet 2015 à octobre 2016 (2 177,18 €) et de novembre 2016 à juin 2018 (2 003,95 €). Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur le second indu, la CAF l’ayant annulé le 10 août 2023. Sur le premier indu, la requérante conteste la régularité de la notification et l’existence d’un changement de situation, mais le tribunal, appliquant les articles L. 821-1 et L. 823-1 du code de la construction et de l’habitation, rejette ses conclusions au fond, estimant que l’indu est fondé.
N° TA95-2206371(TA95-2206371)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B pour contester la décision du Centre d'Accueil et de Soins Hospitalier de Nanterre mettant fin à sa nouvelle bonification indiciaire. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de sa requête, faute de quoi elle serait réputée s'être désistée. Mme B n'ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal, par une ordonnance du 25 novembre 2024, a donné acte de son désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2415871(TA95-2415871)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant colombien qui n'arrivait pas à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué l'intéressé pour déposer son dossier, rendant sans objet la demande d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, mais a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415419(TA95-2415419)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une enseignante demandant au juge d'enjoindre au recteur de l'académie de Versailles de se prononcer sur sa demande de renouvellement de temps partiel thérapeutique. En cours d'instance, le recteur a pris un arrêté accordant le temps partiel thérapeutique sollicité pour la période du 29 août au 28 novembre 2024. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404711(TA95-2404711)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait des indus d'allocation d'aide au retour à l'emploi réclamés par France Travail (Pôle emploi) et demandait réparation. Le tribunal a jugé que ce litige, relatif à une prestation d'assurance chômage, relève de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2206392(TA95-2206392)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 25 novembre 2024, a donné acte du désistement de Mme A de sa requête en annulation de la décision du CASH de Nanterre mettant fin à sa nouvelle bonification indiciaire. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Ce désistement, considéré comme pur et simple, a été constaté sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2415352(TA95-2415352)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de protection fonctionnelle présentée par M. A, éducateur territorial à Suresnes, qui invoquait un harcèlement moral. Le juge a estimé qu'en l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et que la condition d'urgence n'était pas établie. La requête a été rejetée, y compris les conclusions provisionnelles et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414775(TA95-2414775)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, d'une demande de suspension de l'exécution de la décision du 24 septembre 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est la suspension de l'exécution de la décision attaquée, en raison d'un doute sérieux sur sa légalité, et il est enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA95-2215101(TA95-2215101)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, agent de maîtrise territorial, qui demandait l'annulation du refus de la région Île-de-France de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour des fonctions polyvalentes et techniques au sein d'un monument historique. Le tribunal a jugé que l'octroi de la NBI sur le fondement du point 41 de l'annexe du décret n°2006-779 du 3 juillet 2006 est subordonné à l'exercice habituel de fonctions polyvalentes liées à des tâches techniques, sans exiger une technicité particulière. En l'espèce, les missions de M. B étaient majoritairement consacrées à la surveillance et au gardiennage, et non à des tâches techniques, ce qui ne remplissait pas les conditions requises. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction.
N° TA95-2416442(TA95-2416442)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Viabilité TPE. Celle-ci contestait le rejet de son offre comme anormalement basse pour un marché de travaux de voirie, mais le juge a constaté que le contrat avait été signé avec l'attributaire avant l'introduction du recours. En application des articles L. 551-1 et L. 551-3 du même code, le juge a jugé les conclusions irrecevables, le référé ne pouvant être exercé après la conclusion du contrat. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2415863(TA95-2415863)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de M. et Mme C qui contestaient le refus du garde des sceaux d’approuver un recueil par kafala judiciaire. La solution retenue est fondée sur l’incompétence territoriale de cette juridiction, le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée étant à Paris. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Paris. La requête est donc rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2415750(TA95-2415750)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l’abandon d’une mesure conservatoire prise par le comptable public sur leur bien immobilier à Hyères. Le juge des référés a estimé que l’inscription d’une hypothèque légale ne constitue pas une saisie conservatoire au sens de l’article L. 277 du livre des procédures fiscales, et que les requérants n’ont pas démontré que cette mesure entraînait des conséquences difficilement réparables. La solution retenue repose sur l’interprétation des dispositions de l’article L. 277 du livre des procédures fiscales et du code des procédures civiles d’exécution.