Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2308497(TA95-2308497)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le rejet implicite de sa demande d'admission au séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet, estimant qu'elle méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de la durée de séjour en France de M. B et de son pacte civil de solidarité avec une ressortissante titulaire d'une carte de résident. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310309(TA95-2310309)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé d'admettre au séjour Mme A, ressortissante mauricienne. La décision est annulée en raison d'un vice d'incompétence (absence de signature et de qualité de l'auteur) et d'un défaut de motivation (absence de visa des textes applicables et d'examen complet de la situation), en violation des articles L. 212-1, L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310378(TA95-2310378)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 avril 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier d’une intégration ou d’une vie privée et familiale stable en France. La décision s’appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les stipulations de l’article 8 de la CESDH.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310759(TA95-2310759)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 25 juillet 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a cessé les conditions matérielles d'accueil de M. B, demandeur d'asile sénégalais. La juridiction a jugé que l'OFII ne justifiait pas de la matérialité des manquements reprochés, notamment l'absence de présentation aux convocations, faute de preuve de leur remise effective à l'intéressé. Cette solution est fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet la cessation des conditions d'accueil en cas de non-respect des exigences des autorités.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2311918(TA95-2311918)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du sous-préfet de Sarcelles du 4 juillet 2023 classant sans suite la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant pakistanais. Le tribunal retient que le motif invoqué (absence à une convocation) n’est pas matériellement établi, faute de preuve de la convocation par l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet du Val-d’Oise de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2311940(TA95-2311940)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 21 août 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé les conditions matérielles d'accueil de M. B, demandeur d'asile sri-lankais. Le tribunal juge que le motif invoqué par l'OFII, selon lequel le requérant ne s'était pas présenté aux convocations, est entaché d'une erreur de fait, M. B ayant démontré s'être présenté à toutes les convocations. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir M. B dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil, incluant l'allocation pour demandeur d'asile, sous un délai de quinze jours. La décision s'appuie sur les articles L. 551-16 et R. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2311974(TA95-2311974)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme D contre deux décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) : la première du 1er août 2023 prononçant la cessation de ses conditions matérielles d'accueil, et la seconde du 5 octobre 2023 rejetant sa demande de rétablissement. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, une erreur de droit et une méconnaissance des articles L. 551-16 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, en retenant la substitution de base légale demandée par l'OFII, fondant les décisions sur l'article L. 551-15 du CESEDA relatif à l'abandon du lieu d'hébergement, et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2312952(TA95-2312952)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 2 août 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré la carte de séjour "salarié" de M. A, ressortissant mauritanien, au motif que sa présence constituait une menace pour l'ordre public en raison de la présentation d'un faux permis de conduire. Le tribunal a jugé que ce seul fait, non assorti d'autres éléments, ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, incluant la demande de restitution du titre de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314185(TA95-2314185)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 30 mars 2023 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" et refusant son renouvellement. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours contentieux de droit commun de deux mois était applicable. Sur le fond, il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le comportement de M. B, qui avait été condamné pénalement pour des faits de violence, constituait une menace à l'ordre public justifiant le retrait et le refus de renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des articles L. 432-4 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision n'a pas non plus été jugée disproportionnée au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionAutorisationPARTIEL

N° TA95-2314336(TA95-2314336)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé la délivrance d'une carte de séjour à M. B, ressortissant sénégalais. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'usurpation d'identité lors de l'embauche, ne suffit pas à établir que la présence de l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. L'État est également condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2315442(TA95-2315442)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en remettant en cause l'état civil du requérant, faute pour lui de produire un acte de naissance conforme au droit ivoirien. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de ses enfants. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2316099(TA95-2316099)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 15 septembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré sa carte de résident à M. B, ressortissant pakistanais. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit et d'appréciation en appliquant l'article L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B justifiait d'une situation régulière en France depuis plus de cinq ans, ce qui interdisait le retrait de son titre de séjour. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de restituer la carte de résident à l'intéressé dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au conseil de M. B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2404918(TA95-2404918)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant, écartant ainsi les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment établis en France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, a été jugée régulière.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405594(TA95-2405594)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, l'arrêté étant régulièrement délégué. Il a également jugé que le requérant ne démontrait pas que son droit au maintien sur le territoire, lié à sa demande d'asile, était toujours en cours au sens des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405839(TA95-2405839)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier de la situation. Il a jugé que le préfet n’était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La décision s’appuie sur l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400652(TA95-2400652)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 3 juillet 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. A et l'obligeait à quitter le territoire français. Le juge a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette annulation entraîne celle des décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du délai de départ et pays de destination.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409947(TA95-2409947)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le regroupement familial pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car tardive, introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, conformément aux articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le tribunal a également écarté les recours gracieux ultérieurs comme étant hors délais.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409807(TA95-2409807)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant tunisien. La décision a été jugée illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409798(TA95-2409798)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. A, ressortissant afghan reconnu réfugié, la délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance de ce titre aux réfugiés dans un délai de trois mois suivant la reconnaissance du statut. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409763(TA95-2409763)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un récépissé à Mme B, ressortissante iranienne, pour sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, au motif que l'attestation de dépôt remise ne constituait pas un récépissé au sens de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également annulé la décision implicite de refus de titre de séjour, estimant que le préfet n'avait pas répondu à la demande dans le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du même code. Il a enjoint au préfet de délivrer un récépissé à Mme B et de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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