Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2404904(TA95-2404904)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre était fondée sur la menace à l'ordre public, en application de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés.
N° TA95-2409771(TA95-2409771)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à Mme A, ressortissante gabonaise. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2404932(TA95-2404932)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que Mme B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France avant 2017 et qu'elle conservait des attaches familiales au Maroc, écartant ainsi le moyen tiré de l'atteinte à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA95-2312899(TA95-2312899)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré la carte de séjour pluriannuelle de M. B, ressortissant philippin. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que le comportement de M. B, lié à une tentative d'échange frauduleux de permis de conduire, constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces faits étant isolés et d'une gravité insuffisante. La décision a également été prise en tenant compte de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE).
N° TA95-2314635(TA95-2314635)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant ivoirien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d’Oise refusant son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal rejette l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, constatant qu’une décision implicite de rejet est née le 21 juillet 2023, faute de réponse dans le délai de quatre mois. Il admet M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et annule la décision implicite de rejet, en enjoignant au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.
N° TA95-2406296(TA95-2406296)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme D et M. C, qui contestaient les arrêtés du 28 décembre 2023 du préfet du Val-d'Oise leur refusant un titre de séjour, assortis d'une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2102108(TA95-2102108)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de parents demandant la condamnation de l'État pour le défaut de surveillance de leur fille, agressée sexuellement par deux élèves dans la cour de récréation de son école maternelle. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée sur le fondement de l'article D. 321-12 du code de l'éducation, en raison d'un défaut d'organisation du service public de l'enseignement. Il a estimé que la surveillance n'était pas suffisamment étroite pour prévenir l'agression, compte tenu du jeune âge des enfants et des antécédents signalés par les parents. En conséquence, l'État a été condamné à verser une indemnité de 5 000 euros à la fille pour son préjudice moral et de 1 500 euros à chacun des parents pour leur préjudice moral.
N° TA95-2415550(TA95-2415550)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme B, ressortissante tunisienne, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait d'une situation d'urgence et d'utilité, son contrat d'apprentissage ayant été suspendu faute de justificatif de séjour régulier, compromettant la validation de son diplôme. Le préfet n'ayant pas contesté la demande, la mesure a été ordonnée sans astreinte, dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2415501(TA95-2415501)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour délivrer une autorisation provisoire de séjour, après l'annulation d'une obligation de quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car l'intéressée n'avait déposé sa demande sur la plateforme dédiée (ANEF) que le 14 novembre 2024, soit postérieurement à l'introduction de son recours. La solution retenue est le rejet de la requête, sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2414566(TA95-2414566)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. A, réfugié afghan, visant à obtenir un rendez-vous pour récupérer son titre de voyage, était devenue sans objet. En effet, le préfet du Val-d'Oise avait convoqué l'intéressé pour une seconde prise d'empreintes digitales, étape nécessaire à la délivrance du titre biométrique en application de l'annexe 3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, tout en condamnant l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2414652(TA95-2414652)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. La requérante soutenait l'urgence et l'utilité de la mesure en raison de l'impossibilité d'utiliser la plateforme ANEF. Toutefois, le tribunal a constaté que Mme B avait acquis la nationalité française le 11 juillet 2024, rendant la mesure demandée inutile et non urgente. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques au séjour des étrangers.
N° TA95-2415073(TA95-2415073)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante russe d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de l'urgence liée à son emploi. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a attribué un rendez-vous à la requérante. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, la mesure sollicitée étant devenue sans objet.
N° TA95-2315442(TA95-2315442)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en remettant en cause l'état civil du requérant, faute pour lui de produire un acte de naissance conforme au droit ivoirien. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de ses enfants. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2209326(TA95-2209326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le retrait de la carte de résident "parent d'enfants français" de Mme A, ressortissante camerounaise, décidé par le préfet des Hauts-de-Seine le 5 mai 2022. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir du préfet, car l'arrêté ne mentionnait pas les voies et délais de recours, rendant le délai inopposable. Sur le fond, il juge que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne vise pas les faits reprochés (un simple rappel à la loi). En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de restituer la carte de résident à Mme A.
N° TA95-2217514(TA95-2217514)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 28 octobre 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine refusait de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal a retenu que le préfet avait méconnu l'autorité de la chose jugée en se fondant sur un arrêté d'expulsion précédemment annulé par un jugement définitif du 26 novembre 2021. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2404918(TA95-2404918)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant, écartant ainsi les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment établis en France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, a été jugée régulière.
N° TA95-2311918(TA95-2311918)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du sous-préfet de Sarcelles du 4 juillet 2023 classant sans suite la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant pakistanais. Le tribunal retient que le motif invoqué (absence à une convocation) n’est pas matériellement établi, faute de preuve de la convocation par l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet du Val-d’Oise de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2310309(TA95-2310309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé d'admettre au séjour Mme A, ressortissante mauricienne. La décision est annulée en raison d'un vice d'incompétence (absence de signature et de qualité de l'auteur) et d'un défaut de motivation (absence de visa des textes applicables et d'examen complet de la situation), en violation des articles L. 212-1, L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA95-2108646(TA95-2108646)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son affectation sur un poste de chargée de mission en charge de la déontologie par un arrêté du 3 mars 2021. Le tribunal a jugé que cet arrêté constituait une simple mesure d’ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car il faisait suite à la fin de son détachement sur un emploi fonctionnel et ne portait pas atteinte à ses droits statutaires. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés. La demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA95-2415691(TA95-2415691)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 30 août 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré sa carte de séjour à Mme B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le titre de séjour retiré a expiré le 7 novembre 2024, rendant une éventuelle annulation sans effet sur la régularité de la situation de l'intéressée. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.