Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407023(TA95-2407023)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions du préfet du Val-d'Oise. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2207234(TA95-2207234)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête des consorts D, qui demandaient l'annulation de la délibération du 12 avril 2022 par laquelle le conseil municipal d'Attainville avait approuvé la révision du plan local d'urbanisme. Les requérants contestaient le classement en zone agricole de leur terrain, estimant qu'il aurait dû être intégré à une zone à urbaniser (AU). Le tribunal a jugé que ce classement n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, le terrain se situant dans une zone à caractère agricole, et a écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir, faute de preuve. La décision s'appuie notamment sur les articles R. 151-20 et R. 151-22 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2209326(TA95-2209326)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le retrait de la carte de résident "parent d'enfants français" de Mme A, ressortissante camerounaise, décidé par le préfet des Hauts-de-Seine le 5 mai 2022. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir du préfet, car l'arrêté ne mentionnait pas les voies et délais de recours, rendant le délai inopposable. Sur le fond, il juge que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne vise pas les faits reprochés (un simple rappel à la loi). En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de restituer la carte de résident à Mme A.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2210532(TA95-2210532)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise le 12 juillet 2022. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen particulier de sa situation. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait ni de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'ancienneté alléguée de son séjour n'étant pas établie de manière probante. Par conséquent, le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, et les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2216136(TA95-2216136)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier "VILLA CELINA" visant à contester la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable du 12 avril 2021, dont bénéficiait la société Free Mobile pour l'installation d'une station relais de téléphonie mobile à Courbevoie. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles du plan local d'urbanisme et des articles R. 111-2 et R. 111-26 du code de l'urbanisme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux délais d'instruction et à la naissance des décisions tacites.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2404918(TA95-2404918)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant, écartant ainsi les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment établis en France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, a été jugée régulière.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2217514(TA95-2217514)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 28 octobre 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine refusait de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal a retenu que le préfet avait méconnu l'autorité de la chose jugée en se fondant sur un arrêté d'expulsion précédemment annulé par un jugement définitif du 26 novembre 2021. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2304219(TA95-2304219)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas avoir déposé une demande initiale de titre de séjour, rendant la décision attaquée inexistante. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été déclarées irrecevables. Cette solution s'appuie sur l'article R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310309(TA95-2310309)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé d'admettre au séjour Mme A, ressortissante mauricienne. La décision est annulée en raison d'un vice d'incompétence (absence de signature et de qualité de l'auteur) et d'un défaut de motivation (absence de visa des textes applicables et d'examen complet de la situation), en violation des articles L. 212-1, L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310378(TA95-2310378)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 avril 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier d’une intégration ou d’une vie privée et familiale stable en France. La décision s’appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les stipulations de l’article 8 de la CESDH.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2311918(TA95-2311918)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du sous-préfet de Sarcelles du 4 juillet 2023 classant sans suite la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant pakistanais. Le tribunal retient que le motif invoqué (absence à une convocation) n’est pas matériellement établi, faute de preuve de la convocation par l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet du Val-d’Oise de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2312952(TA95-2312952)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 2 août 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré la carte de séjour "salarié" de M. A, ressortissant mauritanien, au motif que sa présence constituait une menace pour l'ordre public en raison de la présentation d'un faux permis de conduire. Le tribunal a jugé que ce seul fait, non assorti d'autres éléments, ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, incluant la demande de restitution du titre de séjour.

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DécisionAutorisationPARTIEL

N° TA95-2314336(TA95-2314336)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé la délivrance d'une carte de séjour à M. B, ressortissant sénégalais. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'usurpation d'identité lors de l'embauche, ne suffit pas à établir que la présence de l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. L'État est également condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2415797(TA95-2415797)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'utilité n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2315442(TA95-2315442)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en remettant en cause l'état civil du requérant, faute pour lui de produire un acte de naissance conforme au droit ivoirien. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de ses enfants. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2414205(TA95-2414205)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de carte de séjour temporaire mention "salarié". La requérante s'est désistée de son instance le 21 octobre 2024, et le juge des référés a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce désistement. En conséquence, l'ordonnance donne acte de ce désistement sans statuer sur le fond du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2415904(TA95-2415904)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de l’avis défavorable du ministre des transports et du refus d’accès à une zone à régime restrictif opposé à M. C, mécanicien aéronautique chez Air France. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, car le requérant s’était lui-même placé dans la situation de précarité financière qu’il invoquait en ne contestant pas la première décision de 2022 et en attendant dix mois avant de solliciter un second avis. La requête a donc été rejetée sans examen du moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405839(TA95-2405839)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier de la situation. Il a jugé que le préfet n’était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La décision s’appuie sur l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405594(TA95-2405594)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, l'arrêté étant régulièrement délégué. Il a également jugé que le requérant ne démontrait pas que son droit au maintien sur le territoire, lié à sa demande d'asile, était toujours en cours au sens des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2415796(TA95-2415796)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de traiter sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui la rend irrecevable.

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