Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403772(TA95-2403772)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d’un certificat de résidence et l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d’Oise. Le tribunal a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en n’usant pas de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral, en application des stipulations de l’accord franco-algérien et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2317462(TA95-2317462)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine de clôturer sa demande de renouvellement de récépissé de titre de séjour. Le requérant invoquait un défaut de motivation et une méconnaissance de l’article R. 311-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En cours d’instance, M. A s’est désisté purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 19 novembre 2024. Aucun texte n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
N° TA95-2317227(TA95-2317227)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance des ressources de M. B, conformément à l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le requérant invoquait son état de santé pour justifier la présence indispensable de son épouse, mais le tribunal a estimé que les éléments produits ne démontraient pas cette nécessité, notamment car il avait vécu plusieurs années sans elle et pouvait recourir à d’autres formes d’assistance. La décision n’a donc pas été jugée entachée d’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA95-2007715(TA95-2007715)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Mapad Holding Executive, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014. La société contestait la régularité de la procédure et l'application de l'article 221 bis du code général des impôts, ainsi que la valorisation d’un immeuble. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant les impositions établies par l’administration fiscale. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2008835(TA95-2008835)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, qui contestait des rappels d'impôt sur le revenu pour les années 2013 à 2015. La contribuable avait cumulé le régime de déduction des déficits fonciers sans limitation (dispositif "B ancien") pour des travaux extérieurs et la réduction d'impôt "C" pour des travaux intérieurs sur un même immeuble. Le tribunal a jugé que ces deux régimes sont incompatibles durant la période d'engagement de location, l'option pour le dispositif "B ancien" couvrant l'ensemble de l'opération de réhabilitation. La solution s'appuie sur les dispositions des articles 156 et 199 septvicies du code général des impôts.
N° TA95-2207443(TA95-2207443)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du maire de Beaumont-sur-Oise du 5 mai 2022 refusant l’organisation d’une brocante par l’association Beaumont en commun. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait légalement fonder son opposition sur les dispositions de l’article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, celles-ci n’étant pas applicables à une brocante. La substitution de base légale demandée par la commune, invoquant les pouvoirs de police générale du maire (article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales) ou la gestion du domaine public, a été écartée comme insuffisamment justifiée en l’espèce. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour erreur de droit.
N° TA95-2216144(TA95-2216144)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, car la décision de refus n'avait pas été retirée. Sur le fond, il a jugé inopérant le moyen tiré de l'article 6 de l'accord franco-algérien, M. B n'ayant pas demandé ce titre, et a estimé qu'il ne pouvait se prévaloir de l'article 7 bis du même accord, réservé aux ressortissants non visés à l'article 6, catégorie à laquelle il appartenait. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2216194(TA95-2216194)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du maire de Sèvres de lui attribuer une concession funéraire. La requérante, légataire universelle, ne justifiait d'aucun lien familial avec la titulaire de la concession, déjà grevée d'un droit d'affectation familiale. Le tribunal a jugé que ce refus n'était pas entaché d'erreur de droit, conformément à l'article L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales. Les conclusions accessoires de Mme C ont également été rejetées.
N° TA95-2412466(TA95-2412466)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête en plein contentieux par Mme A, a estimé ne pas être compétent pour connaître de son action en responsabilité. Celle-ci vise à obtenir réparation des préjudices subis lors d’une chute sur la voie publique à Pantin (Seine-Saint-Denis). En application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent car le dommage est situé dans son ressort territorial.
N° TA95-2308656(TA95-2308656)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence du préfet du Val-d'Oise sur la demande de M. B, ressortissant sri-lankais. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois, sans lui ordonner la délivrance d'un titre de séjour.
N° TA95-2011551(TA95-2011551)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, professeure des écoles, qui demandait l'annulation de la décision du 27 juillet 2020 par laquelle la rectrice de l'académie de Versailles lui avait refusé le bénéfice de la protection fonctionnelle. Mme B estimait être victime de harcèlement moral de la part de la directrice de son école. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, et que les éléments produits par la requérante ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B.
N° TA95-2310303(TA95-2310303)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 743-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, ces dispositions n'étant plus en vigueur à la date de la décision attaquée. Il a également écarté comme inopérant le moyen relatif à un défaut de motivation d'une obligation de quitter le territoire français, distincte de la décision contestée. Enfin, le requérant n'a pas démontré avoir sollicité un titre de séjour, rendant son dernier moyen sans objet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA95-2308584(TA95-2308584)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant malien, qui demandait l'annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant son admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le requérant ne justifiait pas de circonstances exceptionnelles ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été examinée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans que soit retenue une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA95-2309995(TA95-2309995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 21 juillet 2023 du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités allemandes sans délai et lui interdisant de circuler en France pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et dûment motivé. Il a également jugé que M. D ne pouvait se prévaloir de la directive 2008/115/CE, celle-ci étant transposée en droit interne, et que le moyen tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé faute de preuve de sa vie privée et familiale en France.
N° TA95-2401414(TA95-2401414)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 26 septembre 2023 lui retirant sa carte de résident valable dix ans. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que la carte de résident de M. A avait expiré le 9 novembre 2021, rendant la décision de retrait superfétatoire et insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions de la requête ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens invoqués par le requérant. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
N° TA95-2308519(TA95-2308519)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté d'expulsion pris par le préfet du Val-d'Oise le 19 juin 2023 à l'encontre de M. B, ressortissant algérien. La juridiction a retenu un vice de procédure substantiel, constatant que la convocation de l'intéressé devant la commission d'expulsion, prévue à l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'avait pas été régulièrement notifiée en raison d'une adresse erronée. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA95-2317147(TA95-2317147)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons médicales pris par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance des articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII avait été régulièrement suivie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2405344(TA95-2405344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le requérant, ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont le séjour est exclusivement régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en exerçant son pouvoir discrétionnaire de régularisation, faute pour M. B de démontrer la réalité et la pérennité de son emploi. La décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire ont donc été validées.
N° TA95-2315662(TA95-2315662)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour. La juridiction a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions, car la demande de titre de séjour, fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait été irrégulièrement présentée par voie postale au lieu d'une comparution personnelle en préfecture. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du même code, le silence gardé par l'administration sur une telle demande irrégulière n'a pas fait naître de décision implicite de refus susceptible d'être contestée devant le juge administratif. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable.
N° TA95-2407136(TA95-2407136)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la menace pour l'ordre public était caractérisée par la condamnation de l'intéressé pour violences conjugales, justifiant le refus de séjour sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Enfin, la mesure n'a pas été considérée comme une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.