Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2408989(TA95-2408989)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, qui se plaignaient du dysfonctionnement de leur ligne téléphonique fixe gérée par Orange Telecom. Les requérants n'avaient formulé aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative, ce qui rendait leur recours pour excès de pouvoir manifestement irrecevable. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
N° TA95-2415296(TA95-2415296)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour modifier une précédente ordonnance du 30 septembre 2024. Constatant l’inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine de l’injonction de délivrer un titre de séjour provisoire, le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau. Il a donc modifié la mesure en enjoignant au préfet de délivrer le titre sans délai, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2415131(TA95-2415131)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer à M. A un duplicata de sa carte de résident dans un délai d'un mois. Le requérant, victime d'un vol, avait obtenu un avis favorable à sa demande de duplicata en janvier 2024, mais n'avait jamais reçu le titre, ce qui l'empêchait de justifier de son droit au séjour pour rechercher un emploi. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la préfecture, constatant l'absence de délivrance effective du titre, et a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415123(TA95-2415123)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise concernant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant bangladais. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, faute de justification de l'incomplétude du dossier. Il a jugé que la condition d'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour, n'était pas remplie en l'espèce, M. A n'apportant pas la preuve d'une menace suffisamment grave et immédiate pour sa situation professionnelle ou personnelle. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2414760(TA95-2414760)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation des articles 4, 5, 17 et 23 du règlement Dublin III, ainsi que la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était légale et a refusé d'en prononcer l'annulation.
N° TA95-2414747(TA95-2414747)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) de Nanterre, avec le concours de la force publique si nécessaire. La demande du préfet des Hauts-de-Seine a été accueillie au motif que M. B se maintenait sans titre dans les lieux après la fin de son droit à l'hébergement, et que son comportement troublait l'ordre du centre, faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 552-15 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre en cas d'urgence et d'utilité.
N° TA95-2414746(TA95-2414746)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 2 octobre 2024 par laquelle le CNAPS refusait le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. A.... La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la perte de revenus et des charges familiales du requérant. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2408273(TA95-2408273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation, et de vice de procédure, estimant que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie faute de preuve d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2408268(TA95-2408268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 mai 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge retient que le préfet a imposé au requérant la production d'un diplôme universitaire obtenu dans l'année de sa demande, en se fondant sur l'arrêté ministériel du 4 mai 2022. Cette exigence ajoute une condition non prévue par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui entache la décision d'illégalité.
N° TA95-2401991(TA95-2401991)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de l'accord franco-algérien de 1968. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2401834(TA95-2401834)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal estimant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées.
N° TA95-2401397(TA95-2401397)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2400308(TA95-2400308)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante chinoise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, une méconnaissance de l'article L. 423-2 du CESEDA et une violation de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a écarté le moyen tiré du vice de procédure, faute pour l'intéressée de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition prévue à l'article L. 435-1 du CESEDA pour saisir la commission. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2400260(TA95-2400260)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'admission exceptionnelle au séjour pour les compagnons de communautés Emmaüs, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont la situation est régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2317134(TA95-2317134)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la communauté de vie avec son partenaire français, d'une durée insuffisante à la date de la décision, et l'absence de lien établi entre ce dernier et sa fille ne justifiaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2412485(TA95-2412485)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que le préfet des Hauts-de-Seine a édité une carte de résident valable dix ans. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). Le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA95-2309747(TA95-2309747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sans qu'il soit statué sur le fond des autres moyens soulevés (méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, de l'accord CEE-Turquie, etc.).
N° TA95-2414856(TA95-2414856)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de réadmission aux autorités espagnoles, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Pantin (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, territorialement compétent.
N° TA95-2412482(TA95-2412482)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas justifiée, faute de précisions suffisantes sur les conditions de vie du requérant et car la suspension n'aurait pas, par elle-même, permis d'obtenir un logement à brève échéance en raison de la pénurie de logements sociaux en Île-de-France. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience.
N° TA95-2414596(TA95-2414596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 14 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 3 octobre 2024. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence des signataires, l'insuffisance de motivation, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.