Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2112619(TA95-2112619)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui contestait le refus du département du Val-d'Oise de lui accorder des congés bonifiés pour la Guadeloupe. Le juge a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de la décision disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que l'administration pouvait légalement rejeter la demande si le centre des intérêts moraux et matériels du fonctionnaire n'était pas situé dans le département d'outre-mer concerné, en se fondant sur un faisceau d'indices. La solution retenue s'appuie sur l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et les décrets des 20 mars 1978 et 15 février 1988 relatifs au régime de congé bonifié.
N° TA95-2412347(TA95-2412347)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige relatif au rejet d’une demande de subvention « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Nantes. Il applique les articles R. 351-3, R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de situation de l’immeuble concerné, en l’occurrence situé en Vendée.
N° TA95-2414705(TA95-2414705)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison d'une prétendue erreur de langue lors de l'entretien individuel. Le tribunal a jugé que le moyen manquait en fait, dès lors que la requérante avait bénéficié d'un interprète en langue diakhanké, qu'elle comprenait et avait acceptée, et que les brochures d'information lui avaient été remises dans cette même langue. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411188(TA95-2411188)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant avait adressé son recours par télécopie sans respecter les formalités de signature et de copie prévues par le code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 8 août 2024, M. B n'a pas produit l'original signé de sa requête ni utilisé le téléservice obligatoire. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-3, R. 431-4 et R. 414-2 du code de justice administrative.
N° TA95-2402154(TA95-2402154)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 31 mai 2023, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte des violences conjugales subies par la requérante, de la scolarisation de ses enfants et de la situation de son époux, faisant l'objet d'une mesure d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 612-8, ainsi que sur le pouvoir de régularisation discrétionnaire du préfet.
N° TA95-2414604(TA95-2414604)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 28 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2408268(TA95-2408268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 mai 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge retient que le préfet a imposé au requérant la production d'un diplôme universitaire obtenu dans l'année de sa demande, en se fondant sur l'arrêté ministériel du 4 mai 2022. Cette exigence ajoute une condition non prévue par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui entache la décision d'illégalité.
N° TA95-2414596(TA95-2414596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 14 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 3 octobre 2024. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence des signataires, l'insuffisance de motivation, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2415296(TA95-2415296)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour modifier une précédente ordonnance du 30 septembre 2024. Constatant l’inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine de l’injonction de délivrer un titre de séjour provisoire, le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau. Il a donc modifié la mesure en enjoignant au préfet de délivrer le titre sans délai, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2408273(TA95-2408273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation, et de vice de procédure, estimant que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie faute de preuve d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2402130(TA95-2402130)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de communication de l'avis du collège des médecins de l'OFII, et la méconnaissance des articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409274(TA95-2409274)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le requérant n'a pas produit l'intégralité de l'acte attaqué, malgré une invitation à régulariser, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2415727(TA95-2415727)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'ordonner la publication de la tribune de son groupe politique dans le magazine municipal, après que le maire de Fontenay-aux-Roses a supprimé ce droit d'expression. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en l'absence de circonstances particulières justifiant une intervention dans un très bref délai, la situation perdurant depuis plusieurs mois. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, qui prévoit un espace d'expression pour les conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale.
N° TA95-2415525(TA95-2415525)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 30 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas établie, faute pour la requérante d’avoir produit des éléments concrets démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle ou économique. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, incluant la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2415490(TA95-2415490)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour "bénéficiaire de la protection subsidiaire" ou de renouveler son attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la demande faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration sur sa demande de titre, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2415704(TA95-2415704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 5 novembre 2024, a pris acte du désistement pur et simple de M. B A D de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 1er novembre 2024. Cet arrêté imposait une obligation de quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d’un an. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au tribunal de donner acte d’un désistement.
N° TA95-2415089(TA95-2415089)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous auprès du préfet des Hauts-de-Seine afin de déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. Le préfet ayant convoqué l'intéressé, M. A s'est désisté de ses conclusions aux fins d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2415079(TA95-2415079)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé par Mme A, une réfugiée, pour enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu l'attestation sollicitée. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocat.
N° TA95-2315846(TA95-2315846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23 et L. 435-1), n'étaient pas fondés. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français était légale, en l'absence d'illégalité du refus de titre. Les textes appliqués incluent la Convention européenne des droits de l'homme, la directive 2004/38/CE, l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2307375(TA95-2307375)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. A concernant ses demandes principales (intérêts moratoires et mainlevée d’hypothèques), ne maintenant que sa demande de frais de justice. Par une ordonnance du 5 novembre 2024, le tribunal a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux frais non compris dans les dépens.