Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2414015(TA95-2414015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car M. A a contribué à sa propre situation irrégulière en n’engageant aucune démarche avant novembre 2023 et ne justifie pas de circonstances particulières, comme un risque imminent de perte d’emploi, justifiant un traitement prioritaire. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 511-2 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2414002(TA95-2414002)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D, ressortissant colombien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre, le requérant doit justifier de circonstances particulières caractérisant l'urgence. En l'espèce, M. D n'a pas démontré de risque imminent de perte d'emploi ni justifié de démarches suffisamment anciennes pour établir une urgence particulière, sa première tentative de rendez-vous datant de février 2024. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande est rejetée.
N° TA95-2311536(TA95-2311536)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, rejette la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 968,53 euros et de prime exceptionnelle de fin d'année de 152,45 euros. Le requérant soutenait avoir ignoré l'obligation de déclarer ses revenus locatifs et ceux issus de la vente de sa société à la caisse d'allocations familiales (CAF), les ayant déjà déclarés au trésor public. Le tribunal juge ce moyen inopérant pour contester le bien-fondé des indus, et estime que la demande de remise gracieuse n'est pas fondée, la créance résultant de fausses déclarations. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 262-47 du même code.
N° TA95-2405939(TA95-2405939)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant notamment que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. E, sans qu'il soit fait droit à ses conclusions d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
N° TA95-2405601(TA95-2405601)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C n'avait pas sollicité un titre sur ce fondement et le préfet n'avait pas à l'examiner d'office. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2404302(TA95-2404302)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. B A. Celui-ci demandait l'annulation de la décision du 8 mars 2024 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine lui avait refusé la délivrance d'une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a examiné les conditions d'attribution prévues par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent notamment un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue est le rejet de la requête comme non fondée.
N° TA95-2403954(TA95-2403954)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente, en application de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il invoquait l'insalubrité de son logement (moisissures, humidité, punaises de lit) et la dégradation de son état de santé. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que le logement était impropre à l'habitation ou présentait un caractère insalubre ou dangereux au sens des textes applicables.
N° TA95-2403915(TA95-2403915)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 30 août 2023, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante invoquait l'inadaptation de son logement à son handicap et son caractère indécent. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, appliquant les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2403906(TA95-2403906)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 31 janvier 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait rejeté comme irrecevable le recours de M. A visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La commission avait motivé son refus par l’absence de pièces justificatives, mais il est établi que M. A a bien transmis les documents requis, notamment ses justificatifs de ressources, le 17 janvier 2024. Le préfet a reconnu cette erreur. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2400428(TA95-2400428)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux social, rejette la demande de M. B tendant à l'annulation du refus du département des Hauts-de-Seine de lui accorder une remise gracieuse de son indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 338,60 euros. Le juge rappelle que la remise d'un indu de RSA est subordonnée à la double condition de bonne foi et de précarité de la situation du débiteur. Si la bonne foi du requérant n'est pas établie de manière certaine, le tribunal estime surtout que M. B, hébergé à titre gratuit chez ses parents, ne justifie pas d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise. La requête est donc rejetée sur le fondement des articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA95-2400493(TA95-2400493)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a estimé que M. A ne justifiait pas de conditions d'hébergement suffisamment dégradées pour être considéré comme dépourvu de logement, et que son refus d'une proposition de logement en 2022, sans motif valable lié à l'inadaptation au handicap ou à l'absence de décence, était de nature à remettre en cause sa bonne foi. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2303755(TA95-2303755)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a examiné deux requêtes de M. A. La première contestait le refus implicite de la maire de Puteaux de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite. La seconde visait l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel la maire avait retiré ce permis de construire tacite, né le 3 septembre 2021, en invoquant l'existence d'une fraude. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, jugeant notamment que le retrait du permis pour fraude était légal et que la requête contre le refus de certificat était devenue sans objet. Les décisions ont été rendues sur le fondement des articles L. 424-5 et R. 424-13 du code de l'urbanisme, ainsi que du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2205493(TA95-2205493)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence en mars 2021, d’une demande d’indemnisation de 150 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État, malgré une ordonnance d’injonction du 19 avril 2022. Le tribunal a constaté que M. B a finalement été relogé le 2 mars 2023. Il a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence subis, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2414901(TA95-2414901)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement d'attestation de prolongation d'instruction présentée par Mme A, ressortissante marocaine en situation de demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la préfecture avait convoqué la requérante pour lui délivrer un récépissé, ce qui faisait disparaître l'atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2414251(TA95-2414251)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, épouse A, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour retirer son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la requérante s'était vu délivrer un récépissé valable jusqu'au 1er avril 2025 l'autorisant à résider et travailler. La solution retenue est le rejet de la demande, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA95-2305345(TA95-2305345)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a constaté que M. A a finalement été relogé le 8 août 2023. Il a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles subis entre l'expiration du délai de relogement et cette date. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A une somme de 1 000 euros en réparation de son préjudice, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2314632(TA95-2314632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence en 2020, en raison de la carence fautive du préfet des Hauts-de-Seine à exécuter l'ordonnance du 24 mars 2021 ordonnant son hébergement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la proposition d'hébergement faite en octobre 2021 n'ayant pas été suivie d'effet. Le tribunal a accordé à Mme B une somme de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et du préjudice moral subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 août 2023.
N° TA95-2315914(TA95-2315914)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bessancourt du 16 mai 2023 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’équipements de radiotéléphonie mobile. Les requérantes contestaient notamment la compétence du signataire, le défaut de motivation et l’absence de risques justifiant le refus. En cours d’instance, elles se sont désistées purement et simplement de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à la procédure sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2316009(TA95-2316009)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître son caractère prioritaire et urgent pour un logement social. La requérante invoquait son hébergement chez des proches avec ses enfants et une ancienneté de demande de plus de quatre ans. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, car la situation d'hébergement chez des proches ne suffit pas, en l'espèce, à caractériser l'urgence ou le caractère prioritaire requis.
N° TA95-2414516(TA95-2414516)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) de Montrouge. La décision retient que le maintien de l'intéressé, qui se trouve sans titre depuis la fin de la période de maintien provisoire prévue à l'article R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité. Le juge a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation des lieux, en application des articles L. 552-15 du même code et L. 521-3 du code de justice administrative.