Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2213516(TA95-2213516)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme B, qui contestait l'imposition de sa prime de reclassement de 13 693 euros perçue de Pôle emploi suite à un licenciement économique. La requérante soutenait que cette prime devait être exonérée d'impôt sur le revenu en tant qu'indemnité de licenciement, sur le fondement de l'article 80 duodecies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que cette prime, prévue à l'article L. 1233-68 du code du travail, constitue un revenu imposable relevant de l'article 79 du code général des impôts, et non une indemnité de licenciement exonérée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant l'imposition de la prime dans la catégorie des traitements et salaires.
N° TA95-2314604(TA95-2314604)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une carte de séjour temporaire, et ce dernier s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 5 novembre 2024, mettant fin à l’instance sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés (notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23 du CESEDA, l’article 8 de la CEDH).
N° TA95-2315353(TA95-2315353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et que ce dernier ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, rendant inutile la saisine de la commission du titre de séjour. Il a également jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au profit de l'accord franco-tunisien, et a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2315711(TA95-2315711)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a rejeté la demande de la SAS Verisure, qui sollicitait la décharge d’une somme de 1 088 892 euros mise à sa charge au titre de l’impôt sur les sociétés pour 2020. La société soutenait avoir imputé un reliquat de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 2014 sur l’impôt dû en 2017, afin de préserver sa créance de CICE de 2017 pour l’imputer sur l’impôt de 2020. Le tribunal a jugé, sur la base des articles 244 quater C, 220 C et 199 ter C du code général des impôts, que l’intégralité du CICE de 2017 avait été imputée sur l’impôt dû au titre de 2017, et que le solde de cette créance avait été utilisé en 2019 et 2020, rendant la demande infondée.
N° TA95-2316885(TA95-2316885)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation de la décision, et la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2317473(TA95-2317473)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C et M. D, qui contestaient la publication d'un éditorial du maire d'Asnières-sur-Seine accompagné d'une photo de la nativité dans le bulletin municipal de décembre 2023. Les requérants invoquaient une méconnaissance des principes de neutralité et de laïcité, fondée sur l'article 1er de la Constitution et les articles 2 et 28 de la loi du 9 décembre 1905. Le tribunal a jugé irrecevable la requête, faute pour les requérants de justifier d'un intérêt personnel suffisamment direct et certain pour agir. En conséquence, la demande a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser chacun 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA95-2415079(TA95-2415079)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé par Mme A, une réfugiée, pour enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu l'attestation sollicitée. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocat.
N° TA95-2415089(TA95-2415089)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous auprès du préfet des Hauts-de-Seine afin de déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. Le préfet ayant convoqué l'intéressé, M. A s'est désisté de ses conclusions aux fins d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2415798(TA95-2415798)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montigny-lès-Cormeilles fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner des immeubles menacés par l'effondrement partiel d'un mur de soutènement sur un chantier, suite à des pluies abondantes. Le juge a ordonné la désignation d'un expert afin de constater l'état de danger, déterminer s'il présente un caractère imminent, et proposer des mesures de sécurité urgentes. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415846(TA95-2415846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montlignon fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un mur de soutènement situé au 8 allée des Marcassins, suspecté de présenter un danger imminent en raison de déformations liées à un gonflement des argiles. La mission de l'expert consiste à constater l'état de l'ouvrage, évaluer les risques pour la sécurité des personnes, et proposer des mesures d'urgence si nécessaire. Cette ordonnance a été rendue le 5 novembre 2024.
N° TA95-2415699(TA95-2415699)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme C, reconnus prioritaires pour un logement et expulsés de leur domicile le 30 octobre 2024, afin d'obtenir un relogement d'urgence. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leur dignité et à leur droit de ne pas subir de traitements inhumains et dégradants, en raison de leur situation médicale et financière précaire, et de l'inexécution d'une précédente ordonnance de relogement. Le juge a rappelé les obligations de l'État en matière d'hébergement d'urgence pour les personnes sans abri en détresse, conformément aux articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de proposer un hébergement d'urgence aux requérants sous 48 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
N° TA95-2415724(TA95-2415724)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui demandait la délivrance d'un récépissé de titre de séjour et une décision sur sa demande. La requête a été rejetée pour incompétence territoriale, car la requérante réside dans les Yvelines, relevant du tribunal administratif de Versailles. Le juge a rappelé que la délivrance d'un titre de séjour est une mesure de police relevant de la compétence du tribunal du lieu de résidence, en application des articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415816(TA95-2415816)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral du 19 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que l’intéressé résidait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2414002(TA95-2414002)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D, ressortissant colombien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre, le requérant doit justifier de circonstances particulières caractérisant l'urgence. En l'espèce, M. D n'a pas démontré de risque imminent de perte d'emploi ni justifié de démarches suffisamment anciennes pour établir une urgence particulière, sa première tentative de rendez-vous datant de février 2024. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande est rejetée.
N° TA95-2205493(TA95-2205493)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence en mars 2021, d’une demande d’indemnisation de 150 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État, malgré une ordonnance d’injonction du 19 avril 2022. Le tribunal a constaté que M. B a finalement été relogé le 2 mars 2023. Il a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence subis, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2414035(TA95-2414035)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, présent en France depuis 2017, avait contribué à sa propre situation en ne formulant sa première demande qu'en 2023 et n'avait pas justifié de circonstances particulières nécessitant un examen prioritaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2311536(TA95-2311536)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, rejette la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 968,53 euros et de prime exceptionnelle de fin d'année de 152,45 euros. Le requérant soutenait avoir ignoré l'obligation de déclarer ses revenus locatifs et ceux issus de la vente de sa société à la caisse d'allocations familiales (CAF), les ayant déjà déclarés au trésor public. Le tribunal juge ce moyen inopérant pour contester le bien-fondé des indus, et estime que la demande de remise gracieuse n'est pas fondée, la créance résultant de fausses déclarations. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 262-47 du même code.
N° TA95-2314632(TA95-2314632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence en 2020, en raison de la carence fautive du préfet des Hauts-de-Seine à exécuter l'ordonnance du 24 mars 2021 ordonnant son hébergement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la proposition d'hébergement faite en octobre 2021 n'ayant pas été suivie d'effet. Le tribunal a accordé à Mme B une somme de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et du préjudice moral subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 août 2023.
N° TA95-2414031(TA95-2414031)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme A avait contribué à sa propre situation en déposant une première demande tardivement en 2024, et n'avait pas démontré que son dossier était complet ou qu'elle rencontrait des difficultés techniques insurmontables. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision étant fondée sur le défaut d'urgence.
N° TA95-2315300(TA95-2315300)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui accorder l'aide personnalisée au logement (APL) à compter du 1er janvier 2023. Le litige portait sur la prise en compte de son fils, en situation de garde alternée, comme "enfant à charge" pour le calcul de l'aide. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 823-2 et R. 823-5 du code de la construction et de l'habitation, en cas de résidence alternée, les parents peuvent désigner un bénéficiaire unique de l'APL, mais que la charge de l'enfant est partagée entre eux. En l'absence d'accord ou de demande conjointe des parents, M. B ne pouvait prétendre à une aide calculée sur la base d'une charge exclusive.