Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403915(TA95-2403915)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 30 août 2023, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante invoquait l'inadaptation de son logement à son handicap et son caractère indécent. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, appliquant les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2311536(TA95-2311536)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, rejette la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 968,53 euros et de prime exceptionnelle de fin d'année de 152,45 euros. Le requérant soutenait avoir ignoré l'obligation de déclarer ses revenus locatifs et ceux issus de la vente de sa société à la caisse d'allocations familiales (CAF), les ayant déjà déclarés au trésor public. Le tribunal juge ce moyen inopérant pour contester le bien-fondé des indus, et estime que la demande de remise gracieuse n'est pas fondée, la créance résultant de fausses déclarations. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 262-47 du même code.
N° TA95-2415128(TA95-2415128)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré les difficultés professionnelles et personnelles invoquées, dès lors que la requérante bénéficiait de récépissés régulièrement renouvelés lui permettant de séjourner et de travailler en France. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2414901(TA95-2414901)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement d'attestation de prolongation d'instruction présentée par Mme A, ressortissante marocaine en situation de demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la préfecture avait convoqué la requérante pour lui délivrer un récépissé, ce qui faisait disparaître l'atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2405601(TA95-2405601)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C n'avait pas sollicité un titre sur ce fondement et le préfet n'avait pas à l'examiner d'office. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2403906(TA95-2403906)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 31 janvier 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait rejeté comme irrecevable le recours de M. A visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La commission avait motivé son refus par l’absence de pièces justificatives, mais il est établi que M. A a bien transmis les documents requis, notamment ses justificatifs de ressources, le 17 janvier 2024. Le préfet a reconnu cette erreur. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2303755(TA95-2303755)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a examiné deux requêtes de M. A. La première contestait le refus implicite de la maire de Puteaux de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite. La seconde visait l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel la maire avait retiré ce permis de construire tacite, né le 3 septembre 2021, en invoquant l'existence d'une fraude. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, jugeant notamment que le retrait du permis pour fraude était légal et que la requête contre le refus de certificat était devenue sans objet. Les décisions ont été rendues sur le fondement des articles L. 424-5 et R. 424-13 du code de l'urbanisme, ainsi que du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2314632(TA95-2314632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence en 2020, en raison de la carence fautive du préfet des Hauts-de-Seine à exécuter l'ordonnance du 24 mars 2021 ordonnant son hébergement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la proposition d'hébergement faite en octobre 2021 n'ayant pas été suivie d'effet. Le tribunal a accordé à Mme B une somme de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et du préjudice moral subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 août 2023.
N° TA95-2404302(TA95-2404302)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. B A. Celui-ci demandait l'annulation de la décision du 8 mars 2024 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine lui avait refusé la délivrance d'une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a examiné les conditions d'attribution prévues par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent notamment un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue est le rejet de la requête comme non fondée.
N° TA95-2414113(TA95-2414113)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante angolaise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour retirer des documents de circulation pour étrangers mineurs pour ses enfants. La requérante invoquait l'urgence en raison de la nécessité de ces documents pour une demande de naturalisation, avec un rendez-vous fixé au tribunal d'instance en août 2024. Le juge a estimé que cette circonstance ne caractérisait pas une situation d'urgence particulière justifiant une injonction à bref délai, et a donc rejeté la demande.
N° TA95-2414035(TA95-2414035)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, présent en France depuis 2017, avait contribué à sa propre situation en ne formulant sa première demande qu'en 2023 et n'avait pas justifié de circonstances particulières nécessitant un examen prioritaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2414031(TA95-2414031)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme A avait contribué à sa propre situation en déposant une première demande tardivement en 2024, et n'avait pas démontré que son dossier était complet ou qu'elle rencontrait des difficultés techniques insurmontables. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision étant fondée sur le défaut d'urgence.
N° TA95-2414015(TA95-2414015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car M. A a contribué à sa propre situation irrégulière en n’engageant aucune démarche avant novembre 2023 et ne justifie pas de circonstances particulières, comme un risque imminent de perte d’emploi, justifiant un traitement prioritaire. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 511-2 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2401013(TA95-2401013)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait la décision du 6 décembre 2023 de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de forme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution différente dans l'extrait fourni. La décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable.
N° TA95-2405853(TA95-2405853)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pendant deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier. Il a jugé que les pièces fournies ne démontraient pas une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour saisir la commission du titre de séjour, et que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2415695(TA95-2415695)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. et Mme C. Ceux-ci demandaient l'annulation de la décision du préfet des Hauts-de-Seine d'octroyer le concours de la force publique pour leur expulsion, ainsi que leur réintégration dans leur logement. Le juge estime que la décision contestée a été entièrement exécutée avant l'enregistrement de la requête, rendant irrecevables les demandes d'annulation et de réintégration. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA95-2415689(TA95-2415689)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension d’un arrêté d’expulsion. La requête a été jugée irrecevable car elle ne précisait pas le fondement juridique du référé et ne produisait aucun acte administratif litigieux. Le juge a appliqué l’article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une demande manifestement irrecevable sans instruction préalable.
N° TA95-2414178(TA95-2414178)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A E, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 10 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA95-2414195(TA95-2414195)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 24 septembre 2024 par lequel le préfet de police de Paris avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans à l'encontre de M. A, ressortissant ivoirien. La décision est annulée pour vice d'incompétence territoriale, le préfet n'ayant pas démontré que l'intéressé résidait à Paris ou que l'irrégularité de sa situation y avait été constatée, en méconnaissance de l'article R. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal admet provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2409508(TA95-2409508)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé, conformément aux dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, après une procédure de régularisation restée sans effet. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l'habitation (articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1) et le code de justice administrative.