Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2213491(TA95-2213491)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Logaxone, qui demandait la restitution d’un crédit d’impôt innovation (CII) de 156 862 euros au titre des années 2016 et 2017. La société contestait la remise en cause de l’éligibilité de quatre projets, notamment les projets "Geoservices/Schlumberger" et "Pierre et Vacances/Center Parc", au motif qu’ils ne constituaient pas des produits innovants au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a estimé que la société n’apportait pas la preuve que ces projets se distinguaient des produits existants par des performances supérieures, s’agissant pour le premier de simples mises à jour mineures d’un logiciel existant. La demande d’expertise et celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2213450(TA95-2213450)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme B, qui sollicitait la décharge de sa responsabilité solidaire pour des cotisations d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux de 2016, suite à son divorce en 2022. La requérante invoquait l'incertitude de recouvrer une créance sur son ex-époux, mais le tribunal a rappelé que la disproportion marquée entre la dette fiscale et la situation financière du demandeur s'apprécie à la date de la demande, sur la base des seules pièces produites. En l'espèce, Mme B n'a pas démontré une telle disproportion, et le tribunal a rejeté sa requête en s'appuyant sur l'article 1691 bis du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge de responsabilité solidaire.
N° TA95-2415846(TA95-2415846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montlignon fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un mur de soutènement situé au 8 allée des Marcassins, suspecté de présenter un danger imminent en raison de déformations liées à un gonflement des argiles. La mission de l'expert consiste à constater l'état de l'ouvrage, évaluer les risques pour la sécurité des personnes, et proposer des mesures d'urgence si nécessaire. Cette ordonnance a été rendue le 5 novembre 2024.
N° TA95-2212238(TA95-2212238)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Verisure, qui contestait une mise en demeure de payer un reliquat d'impôt sur les sociétés de 1 088 892 euros pour 2020. La société soutenait avoir déjà réglé cette somme par imputation d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 2017. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant dans le cadre d’un litige de recouvrement, car il remettait en cause le bien-fondé de l’imposition, ce qui est exclu par l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. La demande de décharge de l’obligation de payer a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA95-2310304(TA95-2310304)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La requérante, ressortissante camerounaise, invoquait sa qualité de mère d’enfant français et les difficultés liées au confinement pour justifier l’insuffisance de ses ressources. Le tribunal a jugé que le moyen tiré des conséquences du confinement était inopérant et que la condition de ressources prévue à l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers n’était pas remplie. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, comme ne comportant que des moyens manifestement infondés.
N° TA95-2415816(TA95-2415816)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral du 19 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que l’intéressé résidait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2202442(TA95-2202442)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Bourg-la-Reine accordant une subvention de 4 000 euros à l'association "La Maison de la Communauté". Le requérant invoquait une violation de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, notamment son article 19-2 interdisant les subventions aux associations cultuelles. Le tribunal a jugé que l'association, ayant un objet non exclusivement cultuel (incluant des activités culturelles, éducatives et sociales), ne pouvait être qualifiée d'association cultuelle, écartant ainsi le moyen. Il a également estimé que la subvention, destinée à des travaux d'extension et de rénovation, ne constituait pas une aide à l'exercice d'un culte, mais un financement autorisé pour des travaux non cultuels.
N° TA95-2102136(TA95-2102136)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Wild Trigger, qui demandait la restitution de 129 639 euros de TVA collectée au taux normal pour son activité d'organisation de parties d'airsoft. La société soutenait que son activité relevait du taux réduit de 10 % prévu à l'article 279 du code général des impôts (b nonies). Le tribunal a jugé que la société n'établissait pas entrer dans le champ d'application de ces dispositions, relatives aux parcs à décors animés ou aux installations culturelles, ludiques ou éducatives, et que la version de l'article invoquée pour 2020 n'était pas applicable aux années en litige (2016, 2017, 2019). La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2312542(TA95-2312542)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 8 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le regroupement familial de M. A avec son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a jugé que le préfet avait inexactement apprécié la condition de ressources prévue à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les revenus du requérant étant en réalité suffisants et stables. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial sollicité.
N° TA95-2415427(TA95-2415427)
Cette requête en référé suspension, présentée devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, concerne le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à M. D A, ressortissant congolais mineur représenté par sa tante. La juge des référés a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les difficultés invoquées (impossibilité de passer le permis de conduire, de suivre une formation à l'étranger ou de rendre visite à la famille) ne constituaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui permet la suspension d'une décision administrative uniquement en cas d'urgence justifiée.
N° TA95-2008943(TA95-2008943)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société Mul-T-Lock France, qui contestait des suppléments d’impôt sur les sociétés pour 2015 et 2016, assortis d’une pénalité pour manquement délibéré. L’administration fiscale avait requalifié des prêts successifs de courte durée consentis à une société sœur luxembourgeoise en un prêt unique à moyen terme, dont les taux d’intérêt anormalement bas (0,10 % puis 0,05 %) constituaient un acte anormal de gestion et un transfert indirect de bénéfices au sens de l’article 57 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l’administration établissait le lien de dépendance et la pratique anormale, et que la société n’apportait pas la preuve de contreparties justifiant les avantages consentis. La requête a donc été rejetée, confirmant les impositions et la pénalité.
N° TA95-2415576(TA95-2415576)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant de délivrer une carte professionnelle à M. A, agent de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment considéré que la mise en cause de l'intéressé pour des faits de violence conjugale, inscrite au TAJ, justifiait légalement le refus sur le fondement de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, sans qu'une condamnation pénale préalable soit nécessaire.
N° TA95-2315711(TA95-2315711)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a rejeté la demande de la SAS Verisure, qui sollicitait la décharge d’une somme de 1 088 892 euros mise à sa charge au titre de l’impôt sur les sociétés pour 2020. La société soutenait avoir imputé un reliquat de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 2014 sur l’impôt dû en 2017, afin de préserver sa créance de CICE de 2017 pour l’imputer sur l’impôt de 2020. Le tribunal a jugé, sur la base des articles 244 quater C, 220 C et 199 ter C du code général des impôts, que l’intégralité du CICE de 2017 avait été imputée sur l’impôt dû au titre de 2017, et que le solde de cette créance avait été utilisé en 2019 et 2020, rendant la demande infondée.
N° TA95-2415220(TA95-2415220)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du Code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a considéré que la situation invoquée par le requérant, bien que précaire, ne caractérisait pas une urgence justifiant une intervention du juge dans un délai très bref. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2314459(TA95-2314459)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 15 février 2022, a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine n’avait pas délivré à M. B le titre de séjour mention « vie privée et familiale » pourtant ordonné. En application des articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l’encontre de l’État, faute pour le préfet de justifier de la remise du titre dans un délai de deux mois. Cette décision vise à contraindre l’administration à exécuter l’injonction initiale, sans remettre en cause l’autorité du jugement antérieur.
N° TA95-2415089(TA95-2415089)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous auprès du préfet des Hauts-de-Seine afin de déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. Le préfet ayant convoqué l'intéressé, M. A s'est désisté de ses conclusions aux fins d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2415079(TA95-2415079)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé par Mme A, une réfugiée, pour enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu l'attestation sollicitée. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocat.
N° TA95-2007492(TA95-2007492)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'EURL Serviadoms, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2016-2018. La société, active dans les services à la personne, soutenait notamment que son activité de ménage à domicile relevait du taux réduit de TVA et que la procédure de contrôle était irrégulière. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que l'activité de l'entreprise, consistant principalement en une prestation de coordination et de mise à disposition de personnel, n'était pas éligible au taux réduit de TVA prévu à l'article 279 du code général des impôts et à l'article 86 de l'annexe III du même code. La demande de décharge des impositions et des pénalités a donc été rejetée.
N° TA95-2010262(TA95-2010262)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Neolio, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement pour les années 2015 à 2018. La société soutenait que ses locaux, qualifiés de bureaux par le bail, devaient être exonérés comme locaux commerciaux de moins de 2 500 m², et que les surfaces de stationnement étaient soit annexées à un établissement de production, soit exonérées en raison de leur superficie. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et pénalités réclamées par l'administration fiscale, sans préciser les textes appliqués au-delà de l'article 231 ter du code général des impôts.
N° TA95-2314604(TA95-2314604)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une carte de séjour temporaire, et ce dernier s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 5 novembre 2024, mettant fin à l’instance sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés (notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23 du CESEDA, l’article 8 de la CEDH).