Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2316793(TA95-2316793)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... qui contestait l'imposition d'une plus-value immobilière au titre de l'année 2019. Le juge a estimé que le contribuable ne rapportait pas la preuve que les dépenses de travaux invoquées pour majorer le prix d'acquisition du bien répondaient aux conditions légales, notamment le recours à une entreprise. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 150 VB du code général des impôts et sur les principes généraux de la charge de la preuve en droit administratif.
N° TA95-2413058(TA95-2413058)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le rejet de sa demande de regroupement familial pour sa fille. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance des ressources de la requérante, au regard des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant a été écarté, la fille étant majeure à la date de la décision contestée.
N° TA95-2417386(TA95-2417386)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Financière Stratégie et Développement visant à annuler la décision du maire de Cergy d'exercer son droit de préemption urbain sur un terrain. Le tribunal a jugé que la décision municipale, prise sur le fondement des articles L. 213-2 et suivants du code de l'urbanisme, n'était entachée ni d'incompétence, ni d'irrégularité procédurale, ni d'insuffisance de motivation. Il a notamment estimé que le délai de deux mois pour préempter, prévu par l'article L. 213-2, avait été respecté et que le projet communal était suffisamment réel et justifié.
N° TA95-2500820(TA95-2500820)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant malien demandant l'annulation du refus implicite de délivrer un titre de séjour et de fixer un rendez-vous en préfecture. Le tribunal a jugé ces conclusions irrecevables, considérant que la demande initiale, déposée en ligne pour une admission exceptionnelle au séjour, n'était pas recevable car elle ne respectait pas la règle de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du CESEDA. Par conséquent, cette démarche irrégulière n'a pu faire naître de décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
N° TA95-2501660(TA95-2501660)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que la décision préfectorale du 26 décembre 2024 était régulière, notamment en matière de compétence, de motivation et de procédure, et qu'elle ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a toutefois admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
N° TA95-2502930(TA95-2502930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine qui avait classé sans suite la demande de titre de séjour de la requérante. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait refuser d'enregistrer une demande de titre de séjour et de délivrer un récépissé que si le dossier était effectivement incomplet, et non pour le motif invoqué. La décision a été annulée pour excès de pouvoir, en application des articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506468(TA95-2506468)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant ghanéen et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne vérifiant pas sérieusement si l'intéressé continuait de remplir les conditions pour un titre de "travailleur temporaire" au moment de sa décision, notamment au regard de son activité professionnelle réelle. Le tribunal a appliqué les articles L. 421-3 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA95-2506484(TA95-2506484)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence algérien et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de la décision, qui restreint une liberté publique, était conforme aux exigences légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des actes administratifs.
N° TA95-2506492(TA95-2506492)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la motivation du refus de titre de séjour était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) n'avait pas à être motivée séparément en vertu de l'article L. 613-1 du CESEDA. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA, de l'accord franco-marocain et de l'article 8 de la CEDH n'ont pas été retenus.
N° TA95-2506541(TA95-2506541)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... A... D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et a écarté les moyens de vice de procédure, notamment l'absence de communication de l'avis médical de l'OFII, estimant que la loi n'imposait pas cette formalité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506584(TA95-2506584)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme C... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 21 mars 2025 qui refusait un titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) n'exige pas de motivation distincte en vertu de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, sont également écartés.
N° TA95-2507052(TA95-2507052)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'insertion professionnelle stable et durable du requérant, qui justifiait une régularisation exceptionnelle. La décision s'appuie sur l'exercice du pouvoir discrétionnaire de régularisation de l'administration, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens invoqués tels que l'article L. 435-1 du CESEDA ou l'article 8 de la CEDH.
N° TA95-2507063(TA95-2507063)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral retirant sa carte de séjour pluriannuelle et lui ordonnant de quitter le territoire. Le juge a estimé que l'usage présumé d'un faux permis de conduire, un délit pénal, caractérisait par lui-même un comportement constituant une menace pour l'ordre public, justifiant légalement le retrait du titre sur le fondement de l'article L. 432-4 du CESEDA. La juridiction a ainsi validé la décision de l'administration.
N° TA95-2507975(TA95-2507975)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de la requérante au regard des dispositions de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2509290(TA95-2509290)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le tribunal a acté ce désistement et rejeté sa demande de condamnation de l'État au paiement de frais d'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2517616(TA95-2517616)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de rejet concernant le renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a relevé d'office un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, car une nouvelle autorisation provisoire de séjour avait été délivrée à la requérante pendant l'instance, rendant la demande d'annulation sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment celles relatives à la nature des décisions implicites.
N° TA95-2517854(TA95-2517854)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le rejet implicite d'une demande de carte de séjour par un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal a simplement donné acte de ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État à lui verser 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés et non compris dans les dépens.
N° TA95-2600724(TA95-2600724)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B... A... épouse C..., qui avait saisi le juge sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. La requête visait à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'exécuter une précédente ordonnance enjoignant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et le réexamen de sa demande de titre de séjour. Le juge constate l'absence d'obstacle à l'acte de désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA95-2600938(TA95-2600938)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à constater et sanctionner l'inexécution partielle d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer une demande de titre de séjour. Le juge a retenu que l'inexécution de l'injonction dans le délai imparti constituait un élément nouveau justifiant, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, la modification de l'ordonnance initiale. Il a en conséquence ordonné au préfet de procéder au réexamen et de prendre une décision expresse dans un nouveau délai, sous astreinte.
N° TA95-2602023(TA95-2602023)
**Sujet principal** : Demande en référé d'une ressortissante étrangère visant à obtenir une convocation en préfecture pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé autorisant le travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté sa demande d'injonction et d'astreinte, considérant que la mesure sollicitée (convocation et délivrance d'un récépissé) n'était pas utile, car elle pouvait être obtenue par une autre voie de droit (le référé-liberté de l'article L. 521-2 du code de justice administrative). **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-mesures utiles), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.