Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2601117(TA95-2601117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 8 janvier 2026 renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal estime que l'arrêté initial d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 19 octobre 2025, dont la légalité était contestée, ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B... n'ayant pas établi de liens privés et familiaux suffisamment stables en France. Les autres moyens soulevés contre l'assignation à résidence sont également écartés.
N° TA95-2602005(TA95-2602005)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant pakistanais. Le juge a estimé que la mesure, prise en application des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et proportionnée, et que le préfet avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle de l'intéressé. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et le caractère disproportionné de l'obligation de pointage quotidien, ont été écartés.
N° TA95-2602041(TA95-2602041)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. B... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (OQTF, interdiction de retour, assignation à résidence). Le juge a estimé que les décisions étaient régulières, notamment en ce qui concerne la compétence de l'autorité signataire et la motivation suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 613-1). La juridiction a également considéré que les mesures, prises en considération de la situation personnelle du requérant, ne portaient pas une atteinte disproportionnée à ses droits, y compris au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2602153(TA95-2602153)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté de refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté contesté était compétente en vertu d'une délégation régulière et a examiné la légalité des décisions au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens, notamment ceux fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention internationale des droits de l'enfant, n'ont pas été retenus pour annuler les mesures d'éloignement.
N° TA95-2602159(TA95-2602159)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers l'Espagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision était suffisante au regard des exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a appliqué le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et les dispositions du CESEDA.
N° TA95-2602201(TA95-2602201)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre plusieurs arrêtés préfectoraux d'éloignement. Le juge a estimé que le ressortissant bangladais n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un risque de traitement contraire à l'article 3 de la CEDH dans son pays de destination, d'autant que sa demande d'asile avait déjà été définitivement rejetée. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et l'assignation à résidence ont également été écartés, le tribunal considérant notamment que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis de la situation personnelle de l'intéressé.
N° TA95-2602397(TA95-2602397)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La juridiction estime que l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est plus caractérisée, une injonction similaire ayant déjà été prononcée par une ordonnance antérieure du 28 octobre 2025. Le juge considère que le recours approprié pour contester la non-exécution de cette première décision relève des dispositions de l'article L. 911-4 du même code, et non d'une nouvelle procédure de référé.
N° TA95-2602450(TA95-2602450)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer le requérant pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie pour une telle demande de renouvellement, d'autant que l'absence de rendez-vous faisait courir à l'étranger un risque grave pour son emploi. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2602497(TA95-2602497)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une injonction au préfet pour examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, que les conditions d'urgence et d'utilité de la mesure n'étaient pas remplies, la préfecture ayant justifié le classement sans suite par l'incomplétude du dossier malgré des demandes de compléments. La solution retenue est que la requérante doit soit déposer un nouveau dossier complet, soit contester la décision de clôture par la voie de l'excès de pouvoir.
N° TA95-2602561(TA95-2602561)
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir la convocation en vue du retrait d'un titre de séjour déjà accordé. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête. Il estime que le requérant n'a pas démontré avoir effectué des démarches préalables auprès de la préfecture pour obtenir un rendez-vous, de sorte que la condition légale d'urgence n'est pas remplie. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles").
N° TA95-2602623(TA95-2602623)
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour (carte "vie privée et familiale"). **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus et a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour. La condition d'urgence était présumée du fait du refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision a été retenu, notamment au regard des articles L. 423-7, L. 423-9, L. 423-10 et R. 431-15-1 du CESEDA. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives au séjour pour vie privée et familiale.
N° TA95-2602627(TA95-2602627)
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant et ordonnant de quitter le territoire français. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de suspension. Il a jugé que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment parce que le recours en annulation contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avait un effet suspensif, et que la requérante n'a pas démontré que le refus de titre de séjour lui causait un préjudice grave et immédiat, malgré son argumentation sur la perturbation de ses études. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité).
N° TA95-2602653(TA95-2602653)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant d'un centre provisoire d'hébergement pour réfugiés. Le juge a accédé à la demande du préfet, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité publique étaient remplies, notamment en raison du non-respect du contrat de séjour par l'occupant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative, L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 345-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA95-2602761(TA95-2602761)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant nigérian visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire attestant de la régularité de son séjour et l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que l'administration avait pris des arrêtés refusant le renouvellement de son titre de séjour, prononçant une obligation de quitter le territoire et une assignation à résidence. La mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été jugée faire obstacle à l'exécution de ces décisions administratives, condition prohibée par ce texte. Le requérant a été invité à se pourvoir éventuellement en référé-suspension contre ces arrêtés.
N° TA95-2602762(TA95-2602762)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante étrangère visant à enjoindre au préfet de lui fixer un rendez-vous pour la prise d'empreintes biométriques liée à sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, la demande de titre étant récente et ne justifiant pas un examen prioritaire. La requête est donc rejetée en l'absence de situation d'urgence caractérisée.
N° TA95-2603013(TA95-2603013)
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est compétent pour enjoindre au préfet de communiquer une date de rendez-vous dans un délai qu'il fixe. La condition d'urgence est en principe reconnue pour une demande de renouvellement, l'absence de titre exposant l'étranger à une situation de précarité et à un risque d'éloignement. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et les principes découlant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant l'obligation pour l'administration de procéder à l'enregistrement d'une demande dans un délai raisonnable.
N° TA95-2603442(TA95-2603442)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant marocain demandant l'injonction au préfet de délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et valant autorisation de travail. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour la délivrance d'un récépissé et l'avait informé de la possibilité d'obtenir une attestation prolongeant ses droits. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction ont perdu leur objet et il n'y a pas lieu de statuer sur celles-ci. Le tribunal a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2602613(TA95-2602613)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante congolaise visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car la requérante n'établit pas l'existence d'un dysfonctionnement de la plateforme en ligne l'empêchant d'accomplir les formalités. La juridiction applique également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2603053(TA95-2603053)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante ivoirienne visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de travail. Le juge estime que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, l'intéressée ne justifiant ni d'une menace imminente de rupture de son contrat de travail ni d'un délai anormal de traitement de sa demande de titre de séjour. La requête est donc rejetée.
N° TA95-2603064(TA95-2603064)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de délivrer une autorisation provisoire de travail et à octroyer des dommages-intérêts pour inexécution d'un jugement antérieur. Le juge estime que la condition d'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car le jugement précédent du 6 octobre 2025 avait déjà fait droit à la demande principale du requérant. Par conséquent, la voie appropriée pour contester l'éventuelle inaction de l'administration serait une procédure d'exécution forcée prévue par l'article L. 911-4 du même code.