Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2600947(TA95-2600947)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le préfet du Val-d'Oise avait commis une erreur de droit en fondant l'assignation sur une base légale inappropriée (l'article L. 731-1 du CESEDA). La juridiction a jugé que les conditions strictes posées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une telle mesure n'étaient pas légalement satisfaites.
N° TA95-2600960(TA95-2600960)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge écarte les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière et qu'elle était suffisamment motivée au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée, le requérant ayant déjà bénéficié d'une assistance par avocat désigné d'office.
N° TA95-2415362(TA95-2415362)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des décisions de retrait de points sur un permis de conduire. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête, annulant les retraits de points liés aux infractions de 2016 pour vice de procédure, car l'administration n'a pas prouvé avoir délivré les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Les conclusions concernant l'infraction de 2018 sont devenues sans objet suite à une régularisation administrative.
N° TA95-2600961(TA95-2600961)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire (qui agissait par délégation) et en estimant que la motivation de l'arrêté était suffisante au regard des exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration (CRPA).
N° TA95-2601115(TA95-2601115)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre du requérant. Le juge a retenu que l'administration avait méconnu les droits de la défense et le principe du contradictoire, en ne motivant pas suffisamment la décision et en ne permettant pas un examen sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment au regard des articles L. 211-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Les autres conclusions du requérant, notamment celles visant à obtenir la délivrance d'un titre de séjour, ont été rejetées.
N° TA95-2400979(TA95-2400979)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans un litige relatif à la taxe sur les logements vacants. La procédure, engagée par M. A... pour contester sa cotisation au titre de 2023, est ainsi éteinte. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment son article R. 222-1.
N° TA95-2518379(TA95-2518379)
Sujet principal : Demande de réduction d'impôt sur le revenu au titre de frais professionnels réels. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (ordonnance du président). Solution retenue : Rejet de la requête, car la demanderesse n'a fourni aucun justificatif précis sur le montant ou la nature des frais déductibles. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet pour moyens non étayés) et articles 13 et 83 du code général des impôts (conditions de déduction des frais réels).
N° TA95-2519434(TA95-2519434)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de contribuables contestant leur imposition sur le revenu de 2024. Le juge a déclaré irrecevables leurs demandes de remise gracieuse et d'injonction à l'administration, relevant que ces mesures relèvent du pouvoir discrétionnaire de l'administration et non du contrôle juridictionnel. Il a également jugé que les requérants, qui sollicitaient la déduction de frais réels kilométriques, n'avaient pas fourni les justificatifs précis requis par les articles 13 et 83 du code général des impôts, l'administration n'étant pas tenue de suppléer à cette carence par son droit de communication.
N° TA95-2600069(TA95-2600069)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal était le recours contre un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. La juridiction a retenu que le recours, introduit le 3 janvier 2026, était tardif, le délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ayant expiré, sans prorogation par les recours administratifs antérieurs.
N° TA95-2600452(TA95-2600452)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête comme irrecevable. Le juge estime que la demande de renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale" (hors cas de conjoint/parent de Français) ne peut être effectuée par téléservice selon le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la simple attestation de dépôt en ligne produite par le requérant ne vaut pas demande régulière et ne déclenche pas le délai de quatre mois au terme duquel un silence de l'administration vaudrait décision implicite de rejet.
N° TA95-2600585(TA95-2600585)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le silence du préfet sur une demande de titre de séjour. Le juge estime que la procédure de "pré-examen" en ligne engagée par le requérant ne constitue pas un dépôt de demande formel au sens des articles R. 431-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et ne déclenche donc pas le délai de quatre mois au terme duquel le silence vaut décision de rejet implicite. Par conséquent, la requête est jugée irrecevable, l'absence de décision formelle ne pouvant être contestée.
N° TA95-2604160(TA95-2604160)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... pour défaut d'urgence et absence d'atteinte grave à une liberté fondamentale. La juridiction a jugé que les conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administratif n'étaient pas remplies. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA95-2604144(TA95-2604144)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Considérant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, le tribunal a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, juridiction désormais compétente.
N° TA95-2524883(TA95-2524883)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il juge la requête manifestement irrecevable car elle constitue en réalité un recours gracieux et non un recours contentieux contre une décision. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative relatifs à l'irrecevabilité manifeste des requêtes.
N° TA95-2523990(TA95-2523990)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour "conjoint de français". Le juge estime que le requérant n'articule aucun moyen légal contre la décision et que ses pièces (acte de mariage, attestation de domicile) ne sont pas suffisamment étayées pour démontrer une erreur manifeste d'appréciation. La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les moyens manifestement infondés ou insuffisamment précisés.
N° TA95-2523658(TA95-2523658)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident par le préfet du Val-d’Oise. Le tribunal estime que les moyens invoqués par le requérant, notamment sa durée de séjour et sa situation familiale et professionnelle, ne sont pas suffisamment étayés par des pièces justificatives permettant d'en apprécier le bien-fondé. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les moyens manifestement non assortis des précisions nécessaires.
N° TA95-2507950(TA95-2507950)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SAS On Tower France de son recours en excès de pouvoir. La société avait initialement demandé l'annulation d'un arrêté municipal d'opposition à un projet d'antennes et la délivrance d'une décision de non-opposition. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA95-2505684(TA95-2505684)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé par un requérant contre le silence du préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal relève que l'objet du litige a disparu, le préfet ayant délivré un titre de séjour au requérant après l'introduction de la requête. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
N° TA95-2403789(TA95-2403789)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant ses conclusions principales visant à annuler des arrêtés rectificaux et à obtenir une injonction. Le juge, se fondant sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que le litige sur le fond est éteint par ce désistement pur et simple. Il applique ensuite l'article L. 761-1 du même code pour condamner l'Etat à verser au requérant une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
N° TA95-2314762(TA95-2314762)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre un rejet implicite de protection fonctionnelle. En effet, une décision expresse ultérieure de la communauté d'agglomération s'était substituée à la décision implicite attaquée, privant le recours de son objet. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative et a rejeté les demandes de condamnation aux dépens formulées par les deux parties.