Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2603731(TA95-2603731)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a constaté que le requérant résidait dans l'Essonne à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a déclaré incompétent et a transmis le dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Versailles.
N° TA95-2506093(TA95-2506093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un contribuable contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée de stationnement. Le tribunal estime que ce litige, relevant de la procédure pénale (articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale), est de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il déclare donc la requête manifestement irrecevable pour incompétence de l'ordre administratif.
N° TA95-2506047(TA95-2506047)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui demandait le versement de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a estimé que le litige, portant sur l'attribution de cette prestation, relevait manifestement de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social) et non de la juridiction administrative. Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2602383(TA95-2602383)
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour obtenir un document provisoire autorisant le travail pendant l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate un non-lieu à statuer, estimant que la requête est devenue sans objet. En effet, l'administration a déjà délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction couvrant la période litigieuse. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles").
N° TA95-2603651(TA95-2603651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d’un requérant visant à enjoindre à la préfecture de police de Paris d’enregistrer la suspension judiciaire de son permis de conduire sur son relevé d’information intégral. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l’urgence requise par l’article L. 521-3 du code de justice administrative, car il n’apportait pas de précisions sur la nécessité de recouvrer rapidement son droit à conduire. La requête a donc été rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2603640(TA95-2603640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'un titre de séjour "passeport talent". Le juge a estimé, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que les moyens soulevés par le requérant (absence de motivation et erreur manifeste d'appréciation) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la requête a été jugée mal fondée.
N° TA95-2603637(TA95-2603637)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, un ressortissant algérien, n'a pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sa situation ne pouvant être assimilée à un cas de renouvellement. La demande est jugée irrecevable sur ce fondement sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés concernant l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2603465(TA95-2603465)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'injonction à France Travail de verser son allocation d'aide au retour à l'emploi. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente pour connaître de ce litige. En effet, le contentieux relatif à cette allocation, gérée pour le compte de l'assurance chômage, relève exclusivement des juridictions judiciaires, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail.
N° TA95-2602371(TA95-2602371)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étudiant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration après quatre mois, ce qui est contraire à une condition essentielle du référé de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506146(TA95-2506146)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent l'ordre juridictionnel administratif pour connaître des litiges relatifs au recouvrement d'indu d'allocation aux adultes handicapés (AAH) et d'allocation de soutien familial (ASF). Le tribunal a rejeté la requête et a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Pontoise, considérant que ces contentieux relèvent du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
N° TA95-2601152(TA95-2601152)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre au préfet de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une situation d'urgence suffisante justifiant une mesure d'injonction, notamment au regard des critères établis par la jurisprudence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance des titres de séjour.
N° TA95-2603412(TA95-2603412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale classant sans suite la demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne prouvant pas que sa participation à un concert était subordonnée à la régularisation de son séjour. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2602372(TA95-2602372)
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un document provisoire de séjour permettant de travailler, dans le cadre d'une procédure de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de communiquer à la requérante, dans un délai de 15 jours, une date de rendez-vous en préfecture pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement. Il a considéré que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de la menace imminente de licenciement. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'obligation pour l'administration d'enregistrer les demandes dans un délai raisonnable.
N° TA95-2602656(TA95-2602656)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a été saisi d'une demande visant à suspendre la décision de clôture d'une demande de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant à l'examen de la demande de carte de résident et au respect de la situation personnelle et familiale du requérant. En conséquence, il a suspendu l'exécution de la décision attaquée et enjoint au préfet d'enregistrer la demande de carte de résident, en s'appuyant sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2602829(TA95-2602829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme C... visant à suspendre la décision du préfet des Hauts-de-Seine ayant clôturé sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la décision de clôture, motivée par l'absence d'un document obligatoire dans le dossier, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506005(TA95-2506005)
**Sujet principal** : Rejet d'une requête pour défaut de conclusions et de moyens. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (ordonnance du président). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car elle ne contient ni conclusions ni moyens juridiques. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, relatifs à l'irrecevabilité des requêtes non régularisées dans le délai de recours.
N° TA95-2603695(TA95-2603695)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a constaté que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a déclaré incompétent et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Paris, juridiction territorialement compétente.
N° TA95-2603872(TA95-2603872)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante béninoise visant à enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge a estimé que la requérante, qui invoquait la suspension de son contrat d'alternance, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, faute d'avoir démontré une situation de précarité immédiate. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des autres conditions de l'article L. 521-2.
N° TA95-2601364(TA95-2601364)
**Sujet principal** : Demande en référé d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour dans l'attente de l'instruction de sa demande d'autorisation provisoire de séjour "recherche d'emploi / création d'entreprise". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande. Il estime que la mesure sollicitée (délivrance d'un document provisoire) aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de la décision administrative en cours d'instruction sur le fond, ce que ce type de référé ne permet pas sauf à prévenir un péril grave. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de demande de titre de séjour).
N° TA95-2602373(TA95-2602373)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande d'une ressortissante sénégalaise visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de sa carte de séjour "passeport talent". Le juge a considéré que la condition d'urgence était caractérisée, l'absence de régularisation exposant la requérante à la perte de son emploi, et que l'administration n'avait pas satisfait à son obligation de procéder à l'enregistrement de la demande dans un délai raisonnable. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer l'attestation sollicitée dans un délai de quarante-huit heures.