Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2418487(TA95-2418487)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour, prise par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a retenu le moyen d'un défaut de motivation, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai légal. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans prononcer d'astreinte.
N° TA95-2502104(TA95-2502104)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral enjoignant à un ressortissant indien de quitter le territoire français. Le juge a retenu que l'administration avait méconnu l'article L. 611-1-2° du CESEDA, car l'intéressé avait bien engagé une démarche de régularisation avant l'expiration de son titre. En conséquence, le tribunal a également annulé les mesures annexes (interdiction de retour, signalement Schengen) et enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2502547(TA95-2502547)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant pakistanais demandeur d'asile. Le juge a estimé que le préfet de police de Paris avait méconnu le droit au maintien sur le territoire de l'intéressé pendant l'examen de sa demande d'asile, ce dernier détenant une attestation de demande d'asile toujours valable. La décision s'appuie sur les articles L. 541-1, L. 541-2 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504504(TA95-2504504)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le juge a estimé que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 631-1 du CESEDA, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, au regard de la menace grave pour l'ordre public que constitue le lourd casier judiciaire du requérant. Les moyens tirés d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et d'une violation de la convention relative aux droits de l'enfant ont également été écartés.
N° TA95-2504522(TA95-2504522)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête visant à annuler le refus de regroupement familial opposé à un ressortissant nigérian pour ses trois enfants mineurs. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant que le demandeur ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes, condition exigée par les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également considéré que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2504874(TA95-2504874)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident opposée à un ressortissant marocain retraité. La juridiction a jugé que l'intéressé, titulaire d'une carte de séjour "retraité" et justifiant de son intention de s'établir durablement en France auprès de sa famille française, remplissait les conditions de l'article L. 426-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a en conséquence enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser une somme au requérant au titre des frais exposés.
N° TA95-2507319(TA95-2507319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral n'était entaché ni d'incompétence, ni d'une méconnaissance du droit d'être entendu ou du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2507393(TA95-2507393)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que l'examen de sa situation personnelle, exigé par l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), avait été respecté. Elle a également écarté les griefs relatifs au droit d'être entendu, constatant que l'intéressé avait été auditionné avant la prise de décision.
N° TA95-2507421(TA95-2507421)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur un examen particulier de la situation, et que le requérant n'apportait pas la preuve d'atteintes à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
N° TA95-2509681(TA95-2509681)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que la situation personnelle du requérant ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie également sur l'article L. 432-13 du même code et écarte la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2509749(TA95-2509749)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 6 mai 2025 rejetant la demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage, de la naissance de ses enfants en France et de son insertion professionnelle. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée.
N° TA95-2514918(TA95-2514918)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal constate que, pendant l'instance, le préfet a délivré une carte de séjour pluriannuelle au requérant. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, le litige étant devenu sans objet. Les autres conclusions sont rejetées.
N° TA95-2600570(TA95-2600570)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant étranger visant à contraindre le préfet à l'enregistrer pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée n'est pas utile, car l'intéressé a déjà pu déposer une nouvelle demande de titre via la plateforme ANEF suite à une précédente ordonnance, et que son dossier est en cours d'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2600743(TA95-2600743)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet du Val-d'Oise de délivrer un titre de séjour à une ressortissante brésilienne et d'enregistrer sa demande de renouvellement, en raison d'un dysfonctionnement administratif ayant duré dix mois. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le retard non justifié par la préfecture plaçait la requérante dans une situation de précarité. L'Etat a également été condamné à verser 1 000 euros à l'intéressée au titre des frais exposés pour le litige.
N° TA95-2600955(TA95-2600955)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et les mesures connexes étaient légalement fondées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a considéré que les moyens soulevés, tels que la violation des droits de la défense ou de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas établis en l'espèce.
N° TA95-2600957(TA95-2600957)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant polonais. Le juge a estimé que des faits de violences, n'ayant donné lieu ni à condamnation ni à poursuite, ne caractérisaient pas la menace réelle, actuelle et suffisamment grave exigée par l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration a ainsi commis une erreur manifeste d'appréciation, entraînant l'annulation de l'ensemble des mesures.
N° TA95-2600958(TA95-2600958)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le juge a retenu que le préfet des Hauts-de-Seine avait commis un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant en omettant de prendre en compte qu'il était le père d'un enfant français. Cette omission, constitutive d'une erreur de droit, a entraîné l'annulation des mesures d'éloignement et de la mesure conservatoire qui en dépendait, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2601258(TA95-2601258)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet du Val-d'Oise pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration s'était engagée à renouveler le titre après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur l'injonction, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2600990(TA95-2600990)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler une mise en demeure de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cet acte, qui se bornait à rappeler l'existence d'un arrêté d'expulsion définitif antérieur, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Les conclusions en injonction et la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle ont également été rejetées, cette dernière étant sans objet puisque le requérant bénéficiait déjà d'un avocat désigné d'office.
N° TA95-2601231(TA95-2601231)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a annulé l'arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre d'un ressortissant bangladais. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que l'étranger était domicilié en Seine-et-Marne et non dans le Val-d'Oise, ce qui rendait le préfet territorialement incompétent pour fixer le lieu de l'assignation, en méconnaissance des articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant a également été admis provisoire à l'aide juridictionnelle.