Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2603511(TA95-2603511)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, fondés sur le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH, préambule de 1946), ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence.
N° TA95-2603514(TA95-2603514)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale ayant clôturé l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la situation d'irrégularité de la requérante, car celle-ci ne démontre pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2603545(TA95-2603545)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande d'un étranger sollicitant une autorisation provisoire de séjour et l'examen de sa situation. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une intervention dans le délai de 48 heures, notamment au regard des mesures déjà prises par l'administration. La demande est jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence particulière.
N° TA95-2603563(TA95-2603563)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un père demandant la communication d'informations sur le stage de sa fille. Le juge a estimé que la requête, qui invoquait simultanément les articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative pour une atteinte à l'autorité parentale, était irrecevable. Il a appliqué l'article L. 522-3 du même code, considérant que ces deux fondements juridiques distincts ne pouvaient être cumulés dans une même demande.
N° TA95-2603564(TA95-2603564)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D... A... B... épouse C... visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas établie, malgré la situation personnelle de la requérante. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2, L. 522-3 et R. 522-1 du même code.
N° TA95-2312707(TA95-2312707)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours visant l'annulation du refus de versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) à un ancien aide-soignant ayant démissionné. Le juge, saisi en plein contentieux, a examiné directement les droits du requérant au regard des dispositions du code du travail, notamment l'article L. 5424-1. La juridiction a rejeté la demande, considérant que la démission volontaire de l'agent ne lui ouvrait pas droit à l'ARE dans les circonstances de l'espèce.
N° TA95-2410431(TA95-2410431)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de regroupement familial. Le requérant contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine en invoquant notamment un défaut de motivation et une erreur dans l'appréciation de ses ressources. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'ensemble des ressources stables du foyer, telles que définies par les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA95-2600467(TA95-2600467)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Croatie, État responsable selon le règlement Dublin. Le tribunal a jugé que les griefs tirés d'un vice de procédure, notamment l'absence d'entretien individuel préalable au sens de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, étaient inopérants en l'espèce, l'intéressé ayant déjà été entendu par les autorités croates. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
N° TA95-2602341(TA95-2602341)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet. Le juge a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas procédé au réexamen de la situation de l'étranger comme il y avait été enjoint, malgré la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. En application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a assorti l'injonction de réexamen d'une astreinte de 200 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 2 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
N° TA95-2602564(TA95-2602564)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le requérant avait contribué à cette situation en ne déposant pas sa demande de renouvellement dans le délai prévu par l'article R. 431-5 du CESEDA. La juridiction a également relevé que la mesure sollicitée pourrait faire obstacle à l'exécution d'une future décision administrative de rejet.
N° TA95-2602576(TA95-2602576)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant malien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née, faisant obstacle à la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction a appliqué les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, indiquant que le requérant devait désormais contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA95-2411116(TA95-2411116)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la SAS LILLY FRANCE de son recours en plein contentieux. La société demandait initialement la réduction de plusieurs taxes locales (CFE, TSE, Gemapi, etc.) pour les années 2022 et 2023 à Neuilly-sur-Seine. La procédure est éteinte sans examen du fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2504787(TA95-2504787)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus implicite de titre de séjour. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas produit l'acte attaqué malgré une invitation à régulariser, rendant sa demande manifestement irrecevable. La décision est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
N° TA95-2504819(TA95-2504819)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître d'un litige relatif au recouvrement d'un indu d'allocations familiales, de complément familial et d'allocation d'éducation de l'enfant handicapé. Il a jugé que ce contentieux relevait manifestement de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a rejeté la requête et a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise.
N° TA95-2206984(TA95-2206984)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme A..., qui contestait son arrêté de reclassement dans le corps des attachés d'administration de l'État. La juridiction a jugé que l'arrêté du 10 janvier 2022, signé par un agent disposant d'une délégation régulière, était légal et que la ministre de l'agriculture avait correctement apprécié l'expérience professionnelle antérieure de la requérante au regard des textes applicables, notamment le décret n° 2006-1827 du 23 décembre 2006. Le tribunal a ainsi estimé que le reclassement opéré, ne tenant pas compte de certaines activités exercées dans le secteur privé, n'était entaché ni d'incompétence ni d'erreur de droit.
N° TA95-2211333(TA95-2211333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande d'un chauffeur de taxi visant à annuler des titres de perception émis pour recouvrer des aides du fonds de solidarité COVID-19, d'un montant de 15 320 euros, qu'il a indûment perçues. Le tribunal estime que le requérant, qui n'avait pas d'activité durant les périodes concernées, n'était pas éligible à ces aides, conformément aux conditions fixées par l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Il écarte également les moyens tirés du défaut de motivation des actes et du principe de sécurité juridique, et juge irrecevables les conclusions subsidiaires demandant un échelonnement du paiement.
N° TA95-2215025(TA95-2215025)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de trois requêtes concernant le refus initial d'autoriser le licenciement d'un salarié protégé, M. A..., par l'inspectrice du travail. Le tribunal a annulé la décision du ministre du travail du 5 juin 2023 qui avait finalement autorisé ce licenciement, considérant que le ministre n'était pas compétent pour retirer et réformer la décision initiale de l'inspectrice du travail après l'introduction d'un recours contentieux. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'autorisation de licenciement de La Poste et l'annulation de l'autorisation ministérielle ultérieure.
N° TA95-2306734(TA95-2306734)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité par le CNAPS. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment le vice de procédure lié à la consultation du fichier TAJ et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de procédure pénale, notamment les articles R. 40-29 et 230-8, et du code de la sécurité intérieure régissant les enquêtes administratives pour l'accès aux activités privées de sécurité.
N° TA95-2308022(TA95-2308022)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un agent contractuel territorial contestant la décision de non-renouvellement de son CDD par la commune de Vanves. Le juge a estimé que l'administration pouvait légalement ne pas renouveler le contrat pour un motif tiré de l'intérêt du service, en l'occurrence la suppression du poste suite à une réorganisation. Les moyens invoqués, notamment un vice de procédure et une rupture d'égalité de traitement, ont été écartés, et les conclusions indemnitaires jugées irrecevables.
N° TA95-2308562(TA95-2308562)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus d'accès aux données personnelles du requérant dans le système d'information Schengen (N-SIS II). Le tribunal a déclaré le recours irrecevable, considérant que la contestation portait sur des données enregistrées pour la sûreté de l'État, relevant de la compétence exclusive du Conseil d'État en vertu des articles L. 841-2 et R. 841-2 du code de la sécurité intérieure. Le requérant aurait dû saisir au préalable la CNIL pour un accès indirect à ces fichiers.