Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2417585(TA95-2417585)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait, estimant que la requérante ne justifiait pas d'une communauté de vie effective avec son conjoint français, condition essentielle pour le renouvellement au titre de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (article 7 bis a et article 6). Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
N° TA95-2417776(TA95-2417776)
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant mauricien pour travail illégal, avec refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (12ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, estimant que le droit d'être entendu a été respecté lors de l'audition en garde à vue et que les moyens soulevés (erreurs de fait, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, éligibilité à une carte de séjour) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), convention européenne des droits de l'homme (article 8), et principes généraux du droit de l'Union européenne relatifs aux droits de la défense.
N° TA95-2418371(TA95-2418371)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par le préfet de police de Paris, était légal, notamment car il était suffisamment motivé et avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1 4°, et a examiné le respect des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418395(TA95-2418395)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment examiné la situation personnelle du requérant et n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour. Il a également jugé que l'état de santé de la fille du requérant, bien que nécessitant des soins, ne constituait pas un obstacle au retour en Algérie au regard des articles 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418831(TA95-2418831)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... D..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays d'éloignement et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de son signataire, sa motivation et l'examen de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard des circonstances de l'espèce.
N° TA95-2500031(TA95-2500031)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes d'un ressortissant algérien visant à annuler le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, au regard de la durée récente de l'emploi non qualifié et de l'absence d'attaches familiales fortes en France. Elle a également jugé que l'arrêté préfectoral ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2500135(TA95-2500135)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'une ressortissante colombienne visant à annuler un refus implicite de convocation pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que le silence de l'administration sur une simple demande de rendez-vous ne constitue pas une décision susceptible de recours. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 431-2 et R. 431-3, qui régissent les modalités de dépôt des demandes.
N° TA95-2500150(TA95-2500150)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé, au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres moyens, notamment ceux relatifs au droit d'être entendu et à l'erreur manifeste d'appréciation, ont également été écartés.
N° TA95-2500153(TA95-2500153)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 6 décembre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C..., ainsi que les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour associées. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en ne procédant pas à un examen sérieux et individualisé de la situation familiale de l'intéressé, parent d'un enfant français. Le tribunal a enjoint au préfet compétent de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA95-2500173(TA95-2500173)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas, par les pièces produites, remplir les conditions légales, notamment en matière de ressources stables et de maîtrise de la langue française, pour prétendre à ce titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 et sur les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs à la délivrance de la carte de résident.
N° TA95-2500202(TA95-2500202)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant indien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de décembre 2024 le contraignant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise n'avait commis ni défaut d'examen individuel ni erreur manifeste d'appréciation en refusant, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a considéré que la situation personnelle du requérant, notamment son insertion professionnelle jugée récente et insuffisamment stable, ainsi que ses attaches familiales dans son pays d'origine, ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant la délivrance d'un titre de séjour.
N° TA95-2500296(TA95-2500296)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que la procédure engagée par le requérant, via une plateforme en ligne pour obtenir un rendez-vous, ne constituait pas le dépôt régulier d'une demande de titre de séjour au sens des articles R. 431-3 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le délai de quatre mois pour faire naître une décision implicite de rejet n'était pas déclenché, et le silence de l'administration ne pouvait être considéré comme une décision faisant grief susceptible d'annulation.
N° TA95-2500381(TA95-2500381)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, lui ordonnant de quitter le territoire et fixant son pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'incompétence et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, compte tenu des conditions non remplies par le requérant. Les moyens invoqués, notamment sur l'ordre public et la fixation du pays de renvoi, ont été écartés, le juge ayant considéré que l'utilisation d'une fausse carte d'identité pouvait caractériser une menace à l'ordre public au sens de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2500399(TA95-2500399)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale après l'obtention du titre de séjour, le tribunal a acté ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État à verser au requérant 1 200 euros au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500413(TA95-2500413)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant brésilien et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu les dispositions des articles L. 435-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et des motifs exceptionnels invoqués par le requérant pour une admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA95-2500420(TA95-2500420)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée, notamment en ce qui concerne l'obligation de remettre le passeport, et qu'elle ne démontrait pas un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressée au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA95-2500422(TA95-2500422)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant sri lankais contre un arrêté préfectoral de 2024 lui enjoignant de quitter le territoire français et refusant le renouvellement de sa carte de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation, l'intéressé n'ayant pas fourni la nouvelle autorisation de travail requise par les articles L. 421-1 du CESEDA et L. 5221-2 du code du travail pour son changement d'employeur.
N° TA95-2502038(TA95-2502038)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par M. C... contre plusieurs décisions de retrait de points sur son permis de conduire. S'agissant des infractions des 6 mai et 9 septembre 2022, le litige est devenu sans objet suite à leur suppression du relevé par le ministre de l'intérieur. Pour les autres infractions, le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, condition essentielle à la légalité du retrait de points.
N° TA95-2503069(TA95-2503069)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 lui retirant son titre de séjour. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que le comportement de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article L. 432-4 du CESEDA, ont également été écartés.
N° TA95-2503118(TA95-2503118)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé le renouvellement du titre de séjour et la délivrance d'une carte de résident à un bénéficiaire de la protection subsidiaire. La juridiction a jugé que le requérant remplissait les conditions légales, notamment celles prévues à l'article L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant de quatre années de résidence régulière. Elle a enjoint à l'administration de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, accompagnée d'une autorisation provisoire de séjour en attendant.