Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2504909(TA95-2504909)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... pour excès de pouvoir. Le juge constate que la requête ne contient aucun moyen de droit ni conclusions identifiables à son appui. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter les requêtes manifestement irrecevables ou dépourvues de moyens.
N° TA95-2505944(TA95-2505944)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise le président à constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
N° TA95-2505974(TA95-2505974)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à contester son obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas joint à son recours l'acte attaqué, malgré une invitation à régulariser cette omission. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable en application des articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
N° TA95-2508292(TA95-2508292)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement pur et simple de Mme A... dans son recours contre une amende pour infraction au code de la route. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close.
N° TA95-2504881(TA95-2504881)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette une requête visant à enjoindre à l'administration de retirer une mention de « trouble à l'ordre public » d'un dossier administratif. Le juge estime que la demande, formulée comme une injonction à titre principal sans solliciter au préalable l'annulation d'une décision précise, est irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 911-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui encadrent strictement le pouvoir d'injonction du juge administratif.
N° TA95-2214074(TA95-2214074)
**Sujet principal** : Recours en responsabilité contractuelle de la commune d'Antony contre ses prestataires de maintenance informatique suite à un piratage de son réseau téléphonique. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la commune. Il a jugé que la société SEMERU (prestataire initial) n'était pas responsable, son contrat ayant pris fin avant le piratage, et que la SELARL ASTEREN (liquidateur du prestataire suivant, Quonex IDF) ne pouvait être condamnée solidairement sur ce fondement contractuel. La demande relative aux frais d'expertise a été déclarée irrecevable au regard de l'autorité de la chose jugée. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé sur les règles générales de la responsabilité contractuelle et a fait application de l'article 1355 du code civil concernant l'autorité de la chose jugée.
N° TA95-2302385(TA95-2302385)
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre la décision de rupture d'un contrat à durée déterminée d'un agent contractuel de la fonction publique judiciaire pendant sa période d'essai. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent. Il estime que la décision de rupture prise par les autorités hiérarchiques pendant la période d'essai était discrétionnaire et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, d'irrégularité de procédure ou de détournement de pouvoir. Les moyens soulevés (défaut d'information sur l'accompagnement, violation du contradictoire, absence de motivation, détournement de pouvoir) sont écartés. **Textes appliqués** : Les dispositions du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents non titulaires de l'État, notamment concernant la rupture pendant la période d'essai, ainsi que les principes généraux du droit de la fonction publique.
N° TA95-2312692(TA95-2312692)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le juge a estimé que l'administration pouvait légalement refuser le renouvellement en application de l'article L. 612-20 (2°) du code de la sécurité intérieure, au motif que la mise en cause du requérant pour des faits de violence conjugale était incompatible avec l'exercice de la profession, et ce indépendamment de l'inscription de la condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire.
N° TA95-2313110(TA95-2313110)
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision implicite de rejet concernant le versement de l'Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d'Expertise (IFSE) pour l'année 2021 par une ingénieure des travaux publics de l'État stagiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'intéressée, en tant que stagiaire nommée à compter du 1er août 2021, n'avait pas droit au versement de l'IFSE pour cette année, car cette indemnité est liée à l'exercice effectif de fonctions et ne peut être attribuée rétroactivement pour une période d'école ou de stage non ouvrant droit. **Textes appliqués** : L'article 20 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 (droit à rémunération) et les dispositions du décret n°2014-513 du 20 mai 2014 portant création du régime indemnitaire RIFSEEP (IFSE).
N° TA95-2315709(TA95-2315709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire d'Argenteuil refusant de corriger une attestation employeur destinée à Pôle Emploi. Le requérant, un ancien agent contractuel, contestait le motif de rupture ("rupture anticipée") inscrit par l'administration et demandait réparation pour la perte de son statut d'intermittent du spectacle. Le tribunal a jugé la demande d'annulation de la décision implicite de rejet irrecevable, car une décision expresse de rejet avait déjà été notifiée le 25 septembre 2023, avant l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2413930(TA95-2413930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de l'invalidation d'un permis de conduire pour solde de points nul et des décisions de retrait de points afférentes. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel, constatant que l'administration avait retiré du fichier les décisions contestées relatives aux infractions de 2022 et la décision d'invalidation, rendant ces conclusions sans objet. Concernant le surplus, le tribunal a rejeté les moyens, notamment celui tiré du défaut de notification des retraits de points, en relevant que cette formalité, prévue par l'article L. 223-3 du code de la route, n'affecte pas la légalité des retraits mais vise seulement à les rendre opposables et à faire courir les délais de recours.
N° TA95-2416744(TA95-2416744)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment en écartant le moyen d'incompétence de son signataire et en estimant que sa motivation était suffisante au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23, L. 611-1 et L. 613-1).
N° TA95-2417552(TA95-2417552)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision d'une inspectrice du travail autorisant le licenciement d'un salarié protégé. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le retrait de la décision implicite de refus née du silence de l'administration n'avait pas été précédé d'une procédure contradictoire, en violation des articles L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction a ainsi jugé que cette irrégularité de procédure entachait d'illégalité la décision expresse d'autorisation de licenciement.
N° TA95-2500203(TA95-2500203)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des faits anciens et non établis pour refuser l'autorisation au titre du non-respect des principes essentiels de la vie familiale en France. L'administration a été enjointe d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois, en application de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2501902(TA95-2501902)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que le préfet avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle du requérant, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ont également été écartés.
N° TA95-2501906(TA95-2501906)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F..., un ressortissant sri-lankais, qui contestait le rejet de sa demande de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet du Val-d'Oise, agissant dans le cadre d'une délégation de signature régulière, n'avait pas commis d'erreur de droit ou de procédure, notamment en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, l'intéressé ne remplissant pas la condition de résidence légale de dix ans requise par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les autres moyens, dont l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
N° TA95-2503086(TA95-2503086)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet du Val d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à une ressortissante algérienne. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne régularisant pas la situation de la requérante, qui justifiait d'une activité professionnelle stable et pérenne en France. Le tribunal s'est fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet.
N° TA95-2507713(TA95-2507713)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal constate qu'un titre de séjour a été délivré au requérant en cours d'instance, ce qui rend le litige sans objet. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, et les conclusions indemnitaires sont rejetées.
N° TA95-2508166(TA95-2508166)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de la requérante et prononçant une OQTF et une IRTF. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en portant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son arrivée en France à l'âge de sept ans et de son intégration de longue durée. Il a également relevé une erreur matérielle et une motivation insuffisante dans l'arrêté attaqué.
N° TA95-2508384(TA95-2508384)
**Sujet principal** : Recours contre le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour étudiant et de délivrance d'un titre "salarié" ou "recherche d'emploi". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision implicite de rejet. Il enjoint au préfet de délivrer à la requérante, dans un délai de deux mois, une carte de séjour temporaire portant la mention "recherche d'emploi ou création d'entreprise", sous astreinte de 50 euros par jour de retard. **Textes appliqués** : L'illégalité est retenue sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration (défaut de communication des motifs de la décision implicite). La délivrance du titre est ordonnée en application de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la requérante justifiant d'un diplôme de niveau master obtenu en France.