Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2310741(TA95-2310741)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité par le CNAPS. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et estime que l'administration a légalement exercé son pouvoir d'appréciation en se fondant sur une enquête administrative révélant la mise en cause de l'intéressé pour des faits de violences conjugales. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui autorise un tel refus lorsque le comportement de la personne est jugé incompatible avec l'exercice de la profession.
N° TA95-2311875(TA95-2311875)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable à une formation d'agent de sécurité. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision contestée agissait dans le cadre d'une délégation régulière et que la motivation de la décision était suffisante. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée.
N° TA95-2312115(TA95-2312115)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir de la société King Coiffure, contestant des contributions financières imposées pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 9 juin 2023, en appliquant rétroactivement la loi nouvelle plus douce (loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024) qui a abrogé les dispositions pénales antérieures du code du travail et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En conséquence, la société est déchargée du paiement des contributions de 7 880 euros et 2 124 euros.
N° TA95-2313175(TA95-2313175)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sûreté aéroportuaire. Le tribunal a jugé que le CNAPS était compétent pour prendre la décision et que la procédure contradictoire n'était pas requise pour une demande de renouvellement. Il a estimé que le refus, fondé sur une condamnation pénale de l'intéressé, était légal au regard des conditions d'honorabilité prévues par l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2313624(TA95-2313624)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande en responsabilité contre le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le requérant demandait réparation des préjudices subis suite au rejet fautif de sa demande de carte professionnelle d'agent de sécurité, décision annulée par le même tribunal en 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité du CNAPS pour faute et a ordonné une expertise afin d'évaluer le préjudice financier lié à la perte de chance d'emploi, en application des principes généraux de la responsabilité administrative.
N° TA95-2313758(TA95-2313758)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, rejette la requête du département de la Seine-Saint-Denis et confirme la mise à sa charge des frais d'expertise. Le tribunal estime que la chute de la victime sur une dépendance de la voirie départementale rend plausible l'engagement de la responsabilité du département pour présomption de défaut d'entretien, justifiant cette répartition équitable des frais. La décision s'appuie sur les articles R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative relatifs à la contestation et à la liquidation des frais d'expertise.
N° TA95-2314700(TA95-2314700)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. Othman El Kachtoul, qui contestait le refus de sa titularisation en tant que professeur agrégé stagiaire et son non-avancement au grade hors classe. La juridiction a jugé que la décision de refus de titularisation était suffisamment motivée et conforme aux procédures, notamment aux dispositions de l'arrêté du 22 août 2014. Elle a également estimé que les conclusions indemnitaires n'étaient pas fondées, l'intéressé ne justifiant pas d'un préjudice direct et certain lié à ces décisions.
N° TA95-2315387(TA95-2315387)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de carte professionnelle de VTC par équivalence. Le tribunal constate que l'administration a implicitement retiré la décision attaquée en examinant une nouvelle demande ultérieure du requérant. En conséquence, il se déclare sans objet de statuer sur l'annulation et rejette la demande d'allocation de frais.
N° TA95-2315929(TA95-2315929)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un agent contractuel visant l'annulation de son licenciement en période d'essai par la commune de Levallois-Perret. Le juge a écarté le vice de procédure lié à la tenue de l'entretien préalable pendant un congé maladie, estimant que l'état de santé de l'agent ne faisait pas obstacle. Bien qu'un motif de licenciement fondé sur une procédure pénale en cours ait été jugé illégal au regard du principe de la présomption d'innocence, le tribunal a opéré une neutralisation de ce motif. Il a considéré que le licenciement était justifié par un autre motif légal, à savoir le comportement de l'agent incompatible avec ses fonctions d'enseignement et d'encadrement, pris dans l'intérêt du service. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.
N° TA95-2316759(TA95-2316759)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande d'accès au fichier des personnes recherchées (FPR). Le tribunal constate un non-lieu à statuer, car la CNIL a informé le requérant qu'aucune donnée le concernant n'était enregistrée dans ce fichier, privant ainsi sa demande d'objet. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant 1 000 euros au titre des frais exposés non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404776(TA95-2404776)
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus d'autorisation de licencier une salariée protégée (membre du CSE). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du groupement employeur et confirme le refus d'autorisation de licenciement. Il estime que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la matérialité des faits reprochés n'était pas établie et qu'un lien avec le mandat de la salariée était caractérisé. **Textes appliqués** : Articles L. 2411-10 et L. 1235-1 du code du travail, relatifs à la protection des salariés représentants et au contrôle judiciaire des motifs de licenciement.
N° TA95-2406505(TA95-2406505)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant congolais. Le tribunal constate que l'administration a, postérieurement à la requête, délivré une carte de séjour pluriannuelle au requérant, rapportant ainsi implicitement la décision initialement contestée. En application des principes généraux du contentieux administratif, le tribunal décide qu'il n'y a plus lieu de statuer, la décision attaquée ayant disparu de l'ordonnancement juridique.
N° TA95-2408382(TA95-2408382)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... F... visant à annuler un blâme disciplinaire infligé par le recteur de l'académie de Versailles. La juridiction a estimé que la décision était régulière, écartant les moyens d'incompétence de l'auteur, de défaut de motivation et de vice de procédure (respect des droits de la défense). Elle a fondé sa décision sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2412602(TA95-2412602)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions concernant trois infractions, car elles n'avaient pas donné lieu à un retrait de points, et a déclaré forcloses les demandes relatives aux deux autres infractions de 2014 et 2016, la notification de la décision d'invalidation du permis étant intervenue en mars 2021. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la route et a fondé sa décision sur les règles de délai de recours prévues à l'article R. 421-1 du code de justice administratif, estimant que le recours était tardif.
N° TA95-2414828(TA95-2414828)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet et a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la délivrance ultérieure d'un récépissé ne faisait pas obstacle à l'existence de cette décision implicite, née du silence de l'administration après quatre mois. L'annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite, méconnaissant ainsi les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2416751(TA95-2416751)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant pakistanais visant à annuler un arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le requérant n'avait pas sollicité un titre sur ce fondement humanitaire ou exceptionnel, mais uniquement sur celui de l'article L. 421-1. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et l'erreur manifeste d'appréciation, ont également été écartés.
N° TA95-2417114(TA95-2417114)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet par le préfet du Val d'Oise d'une demande de carte de résident déposée par un réfugié. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance de plein droit de ce titre à un bénéficiaire du statut de réfugié. Elle a enjoint à l'administration de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
N° TA95-2417132(TA95-2417132)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. F... A... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcés par le préfet des Hauts-de-Seine. La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que l'arrêté est légalement fondé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417240(TA95-2417240)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. Ngo’o Ngo’o, un étudiant gabonais, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement apprécié le manque de sérieux et de progression dans le parcours universitaire du requérant, justifiant le refus au titre de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les moyens tirés d'une motivation insuffisante, d'un défaut d'examen particulier de la situation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ont été écartés.
N° TA95-2417557(TA95-2417557)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour pour raison de santé et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a annulé la décision du préfet du Val d'Oise, considérant que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'absence de prise en charge médicale adéquate dans le pays de destination et de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.