Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2602325(TA95-2602325)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que souvent présumée dans ce type de cas, n'était pas caractérisée en l'espèce au regard de la situation concrète de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
N° TA95-2601469(TA95-2601469)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du rejet implicite d'une demande de titre de séjour présentée par un parent d'enfant bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment au regard de la délivrance d'un nouveau récépissé par la préfecture. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2601382(TA95-2601382)
Sujet principal : Demande d'injonction pour la délivrance d'une carte de résident. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car l'administration avait déjà réexaminé la situation du requérant et délivré une carte de séjour pluriannuelle avant l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Textes appliqués : Article L. 521-4 du code de justice administrative (pouvoir du juge des référés de modifier ou mettre fin aux mesures ordonnées).
N° TA95-2601074(TA95-2601074)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une requérante visant à obtenir une astreinte contre le préfet pour l'exécution d'une précédente injonction de convocation. La juridiction constate que la requérante s'est partiellement désistée et qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'allouer les sommes demandées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur le code de justice administrative.
N° TA95-2600973(TA95-2600973)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de voyage. Le juge a estimé que l'article L. 521-3 du code de justice administrative, invoqué par la requérante, ne permettait pas d'ordonner une telle injonction, car cette disposition ne confère au juge des référés que le pouvoir de prendre des mesures provisoires et non de se substituer à l'administration pour délivrer un titre. La demande a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
N° TA95-2600749(TA95-2600749)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction urgente contre le préfet pour lever un blocage administratif empêchant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa requête, la juge a donné acte de ce désistement pur et simple. La décision a été rendue en application des articles L. 521-3 et L. 511-2 du code de justice administrative relatifs à la procédure de référé.
N° TA95-2602614(TA95-2602614)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant colombien visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que le requérant, qui a déposé sa demande en ligne il y a sept mois, ne démontre pas l'urgence suffisante requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en l'absence de circonstances particulières justifiant un rendez-vous immédiat. La décision s'appuie sur les principes applicables aux conditions d'urgence en référé et sur les obligations de l'administration en matière d'enregistrement des demandes de séjour.
N° TA95-2601940(TA95-2601940)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a annulé les arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence de M. A..., un ressortissant ivoirien. Le tribunal a retenu que le préfet du Val-d'Oise avait commis une erreur de droit en estimant que l'intéressé était en situation irrégulière, alors qu'il avait produit un visa Schengen valide attestant d'une entrée régulière sur le territoire français. Cette annulation, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, oblige l'administration à réexaminer la situation de M. A...
N° TA95-2601724(TA95-2601724)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé le refus des conditions matérielles d'accueil opposé par l'OFII à un enfant né en France de mère demanderesse d'asile. La juridiction a jugé que les délais de 90 jours pour solliciter l'asile, prévus aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du CESEDA, ne sont pas applicables à un mineur né sur le territoire national. Elle a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de l'enfant dans un délai de cinq jours.
N° TA95-2601470(TA95-2601470)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la décision implicite de rejet de renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet avait délivré au requérant une attestation de prolongation d'instruction valant récépissé, ce qui régularisait provisoirement sa situation et lui permettait de travailler, écartant ainsi le risque d'une atteinte grave et immédiate. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2600986(TA95-2600986)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant péruvien visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que le requérant, bien que séropositif, n'avait pas démontré l'impossibilité de bénéficier de soins appropriés au Pérou, ni établi l'existence de liens personnels et familiaux stables en France protégés par l'article 8 de la CEDH. Les décisions attaquées, prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ont donc été jugées légales.
N° TA95-2523902(TA95-2523902)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à la requérante pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, la situation portant un préjudice grave et immédiat à l'intéressée, privée de récépissé et exposée à des conséquences administratives. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les principes relatifs au séjour des étrangers.
N° TA95-2600438(TA95-2600438)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à exécuter une injonction précédente de convoquer le requérant pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. La juridiction constate que la convocation a finalement été délivrée, rendant sans objet la demande de nouvelle injonction. Concernant la liquidation de l'astreinte prononcée pour retard, le juge renvoie l'examen au fond, estimant que la question de savoir si l'exécution est intervenue en temps utile nécessite un débat contradictoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA95-2600903(TA95-2600903)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à modifier une précédente injonction en raison de son inexécution par l'administration. Le juge, constatant que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas délivré le titre de séjour "retraité" dans le délai prescrit, a retenu l'existence d'un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a donc complété l'injonction initiale en prononçant une astreinte de 100 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2601043(TA95-2601043)
**Sujet principal** : Demande en référé d'un ressortissant tunisien visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'un enfant français. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge accueille la requête. Il prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant et **enjoint au préfet des Hauts-de-Seine** de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de dépôt. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") pour justifier l'injonction en raison de l'urgence créée par l'impossibilité matérielle de déposer la demande, et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 pour l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2601175(TA95-2601175)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé le refus des conditions matérielles d'accueil opposé à une demandeuse d'asile et son enfant mineur. La juridiction a jugé que la décision de l'OFII était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, au regard de la vulnérabilité de la requérante et de l'absence de ressources suffisantes. Elle a enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions dans un délai de cinq jours, en application notamment de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2601199(TA95-2601199)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, compte tenu de la gravité et du caractère répété des infractions commises par le requérant, qui font prévaloir les exigences de sécurité routière. Aucun des moyens soulevés n'est jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2601394(TA95-2601394)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) d'une étrangère sollicitant une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a constaté que l'administration avait délivré la convocation demandée après l'introduction du recours, rendant ainsi la demande d'injonction sans objet. Il a néanmoins condamné l'État à verser à la requérante 1 000 euros au titre des frais exposés pour sa défense, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2601420(TA95-2601420)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre le recouvrement par le CROUS d'une somme de 1 897 euros pour dégradations locatives. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le CROUS ayant suspendu toute procédure de recouvrement et proposé un échéancier de paiement, écartant ainsi un préjudice grave et immédiat. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2601423(TA95-2601423)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers l'Allemagne. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que la France était responsable de l'examen de la demande d'asile en application des articles 13 et 17 du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013). Il a enjoint au préfet de délivrer à la requérante une attestation de demande d'asile et de procéder à l'admission au séjour de sa famille.