Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2417238(TA95-2417238)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler le classement sans suite de sa demande d'autorisation de travail et le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Concernant l'autorisation de travail, le recours a été jugé irrecevable car formé après l'expiration du délai raisonnable d'un an à compter de la connaissance de la décision. Concernant le titre de séjour, le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur ce dernier point. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit, notamment la sécurité juridique, et les dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2500518(TA95-2500518)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision préfectorale du 17 décembre 2024 refusant l'enregistrement de la demande de renouvellement de titre de séjour d'un ressortissant russe. Le tribunal a jugé que le motif du refus, à savoir l'existence supposée d'une demande précédente toujours en instruction, constituait une erreur de droit et de fait, la première demande ayant été classée sans suite. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer la demande et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de quinze jours, en application des articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500683(TA95-2500683)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d’Oise rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, alors que la moyenne de ses revenus sur la période de référence était supérieure au seuil légal. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2500793(TA95-2500793)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une requête concernant le refus implicite de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal a simplement pris acte de ce désistement. Il a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2502178(TA95-2502178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. B..., un ressortissant turc demandeur d'asile. La juridiction a jugé que la France était devenue responsable de l'examen de sa demande d'asile, en application du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013), le transfert vers la Croatie n'ayant pas été exécuté dans les délais légaux. Par conséquent, le préfet n'était pas compétent pour prendre une mesure d'éloignement avant l'aboutissement de cette procédure, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502493(TA95-2502493)
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté préfectoral du 6 juin 2024 (refus de titre de séjour et OQTF) et enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer un titre de séjour à l'intéressée dans un délai d'un mois. La décision est fondée sur une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). **Textes appliqués** : Article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en lien avec la situation familiale de la requérante (époux résident et enfants mineurs en France).
N° TA95-2502494(TA95-2502494)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... C... épouse B..., qui contestait l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raison médicale et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait légalement apprécié la situation au regard des critères stricts de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision d'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2502498(TA95-2502498)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 31 janvier 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'ancienneté de la présence en France du requérant et de son insertion professionnelle stable. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder au réexamen de la situation de l'intéressé dans un délai déterminé, en application des articles L. 911-2 du code de justice administrative et L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2502515(TA95-2502515)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... D..., un ressortissant portugais, visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était légale au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 251-1, compte tenu de la condamnation de l'intéressé pour trafic de stupéfiants. Il a également estimé que les décisions connexes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) étaient légales et que le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était pas méconnu dans les circonstances de l'espèce.
N° TA95-2504507(TA95-2504507)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du sous-préfet d'Antony et de Boulogne-Billancourt rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le rejet, fondé sur une condamnation pour violences sur un enfant majeur en 2023, constituait une ingérence disproportionnée dans le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette ingérence n'était pas justifiée au regard de l'intégration professionnelle et personnelle stable du requérant en France, de la nature isolée des faits et de l'absence de récidive.
N° TA95-2504587(TA95-2504587)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du renouvellement d'un titre de séjour d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a annulé cette décision implicite, estimant que le préfet du Val-d'Oise avait gardé le silence au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA, alors que le dossier du requérant était complet. Il a enjoint à l'administration de délivrer une carte de résident au requérant, au titre de l'article L. 424-13 du CESEDA, celui-ci justifiant de quatre années de résidence régulière en France après l'obtention de sa carte de séjour pluriannuelle.
N° TA95-2508327(TA95-2508327)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par le préfet des Hauts-de-Seine pour un ensemble immobilier à Saint-Cloud. La juridiction a jugé le recours irrecevable car les requérantes n'avaient pas notifié leur recours gracieux au titulaire de l'autorisation et au préfet, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Elle a ainsi écarté l'examen des moyens au fond sans se prononcer sur leur bien-fondé.
N° TA95-2517806(TA95-2517806)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête d'un ressortissant étranger demandant l'injonction de délivrer un récépissé ou le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a relevé que le préfet avait délivré une attestation de prolongation d'instruction, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et R. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2518063(TA95-2518063)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant nigérian demandant une injonction au préfet pour clôturer sa demande de renouvellement de titre de séjour "salarié" et lui délivrer une attestation de dépôt. Le juge constate le désistement partiel du requérant concernant ses conclusions en injonction, suite à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfecture. Par conséquent, il donne acte de ce désistement et rejette la demande de condamnation de l'État aux frais de procédure, estimant qu'il n'y a pas lieu d'appliquer l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans cette affaire.
N° TA95-2519796(TA95-2519796)
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une attestation provisoire de séjour dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il constate que la demande de titre de séjour, déposée le 12 février 2024, est réputée avoir été implicitement rejetée par l'administration au terme du délai de quatre mois (soit le 12 juin 2024), en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Cette décision implicite de rejet fait obstacle à l'octroi de la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet des demandes de titres de séjour).
N° TA95-2520085(TA95-2520085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à la requérante pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, notamment au regard des conséquences professionnelles et sociales immédiates pour l'étrangère, et que l'administration avait l'obligation de procéder à cet enregistrement dans un délai raisonnable. La demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour a, en revanche, été rejetée.
N° TA95-2524709(TA95-2524709)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle et ordonnant l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, considérant notamment que le requérant pouvait solliciter un titre de séjour provisoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2600856(TA95-2600856)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... A..., un ressortissant bangladais, qui contestait plusieurs mesures d'éloignement (OQTF, interdiction de retour, assignation à résidence) prises par le préfet du Val-d'Oise. La juridiction a estimé que le préfet avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers, notamment au regard des articles L. 541-2 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2601637(TA95-2601637)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à préciser les modalités d'exécution d'une précédente injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine concernant le renouvellement d'une carte de séjour. Le requérant contestait la condition du paiement d'un timbre fiscal de 225 euros pour retirer son titre périmé, préalable à l'enregistrement de sa nouvelle demande. La juridiction a jugé la requête sans objet, constatant que le préfet avait finalement délivré un récépissé de titre de séjour au requérant, exécutant ainsi l'injonction initiale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2601683(TA95-2601683)
**Sujet principal** : Demande d'injonction et de liquidation d'une astreinte pour inexécution d'une ordonnance de référé enjoignant la remise d'un certificat de résidence. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il constate l'inexécution de l'ordonnance précédente par le préfet, lui enjoint d'exécuter en convoquant la requérante à la bonne adresse email dans un délai de 8 jours, et ordonne la liquidation de l'astreinte prévue. **Textes appliqués** : Articles L. 911-4 et L. 911-7 du code de justice administrative relatifs à l'exécution des décisions de justice et à la liquidation des astreintes.