Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2601464(TA95-2601464)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par la préfecture. Le juge a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas procédé au réexamen de la situation de l'étranger dans le délai imparti, les convocations adressées étant jugées inefficaces. En application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à ce réexamen dans un nouveau délai et de délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2601558(TA95-2601558)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a assorti l'injonction de remettre un titre de séjour et de permettre son renouvellement d'une astreinte de 200 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 1500 euros à la requérante.
N° TA95-2601614(TA95-2601614)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de liquidation d'une astreinte pour retard dans la délivrance d'un titre de séjour. Le juge constate que le préfet des Hauts-de-Seine a pris les diligences nécessaires en convoquant le requérant dans le délai imparti par l'ordonnance initiale, et que le retard ultérieur dans la remise du titre n'est donc pas imputable à l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, qui permettent au juge de modérer ou supprimer une astreinte provisoire en fonction des diligences accomplies.
N° TA95-2601628(TA95-2601628)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'une assistante familiale visant à suspendre le refus de protection fonctionnelle opposé par le conseil départemental du Val-d'Oise. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, l'agent n'ayant pas démontré de préjudice imminent lié à ce refus. Elle n'examine donc pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, appliquant les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509378(TA95-2509378)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'enregistrer sa déclaration de nationalité. Le tribunal estime que ce contentieux relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, conformément à l'article 26-3 du code civil. Par conséquent, la requête est rejetée comme étant portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA95-2602239(TA95-2602239)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande d'admission au séjour. Le juge estime que le requérant, dont la précédente demande de renouvellement a été refusée et qui a présenté une nouvelle demande récemment, ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant une urgence nécessitant une injonction prioritaire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les principes relatifs au délai raisonnable pour l'enregistrement des demandes de titre de séjour.
N° TA95-2602248(TA95-2602248)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête d'un étranger demandant l'annulation d'une décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la demande d'annulation est manifestement irrecevable, car le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'a pas le pouvoir d'annuler une décision administrative. La requête est donc rejetée en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2602188(TA95-2602188)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui a initié une démarche en août 2024, ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, malgré la durée de traitement de sa demande. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2602203(TA95-2602203)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou une prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que, l'administration ayant gardé le silence au-delà du délai de quatre mois, une décision implicite de rejet est née, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La condition de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, exigeant que la mesure d'urgence ne fasse pas obstacle à l'exécution d'une décision, n'est donc pas remplie.
N° TA95-2602216(TA95-2602216)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étranger sollicitant une injonction pour obtenir une convocation et un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant pouvait justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 14 mars 2026 en vertu de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatif au référé mesures utiles.
N° TA95-2602722(TA95-2602722)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ayant suspendu le permis de conduire du requérant pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas apporté d'éléments précis démontrant une atteinte grave à sa situation professionnelle. La décision a été rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le sérieux du moyen de légalité.
N° TA95-2602727(TA95-2602727)
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté visant à obtenir le rétablissement et le versement de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), ainsi qu'une indemnisation pour préjudice. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que la demande de rétablissement sous astreinte est devenue sans objet, la CAF ayant pris la décision de versement, et que la demande d'indemnisation n'entre pas dans le cadre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté). **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (conditions du référé-liberté) est analysé, mais la demande n'y satisfait pas en l'espèce.
N° TA95-2602759(TA95-2602759)
**Sujet principal** : Compétence territoriale du tribunal administratif pour un recours contre un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, car la requérante résidait à Paris à la date de la décision attaquée. **Textes appliqués** : Articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, relatifs aux règles de compétence territoriale des tribunaux administratifs.
N° TA95-2522626(TA95-2522626)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que, le délai de quatre mois pour instruire la demande étant écoulé, une décision implicite de rejet était née, et que la mesure sollicitée ferait donc obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La condition de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, exigeant que la mesure d'urgence ne fasse pas obstacle à une décision, n'était ainsi pas remplie.
N° TA95-2602644(TA95-2602644)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des sanctions administratives (retrait de licences et immobilisation de véhicules) prononcées contre la société ULS TRANSPORTS. La juge a estimé que la requête était irrecevable car la société n'avait pas préalablement saisi le tribunal d'une requête au fond en annulation, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des arguments sur l'urgence ou le doute sérieux.
N° TA95-2105881(TA95-2105881)
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une société pour préjudices liés à des travaux publics (coupure d'électricité et dégradations) réalisés par la RATP. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : * La demande d'indemnisation pour le préjudice lié à la coupure d'électricité est **rejetée** car l'action est **prescrite** (délai quinquennal expiré). * Concernant les dégradations des locaux, le tribunal **reconnaît le principe de la responsabilité sans faute de la RATP** en tant que maître d'ouvrage, en application de la jurisprudence sur la responsabilité du fait des ouvrages publics. L'examen du préjudice et de son indemnisation est renvoyé à une phase ultérieure. **Textes appliqués** : Article 2224 du code civil (prescription quinquennale) et principes jurisprudentiels de la responsabilité sans faute du fait des ouvrages publics.
N° TA95-2105885(TA95-2105885)
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une société pour préjudices (perte de chiffre d'affaires et troubles dans les conditions d'existence) suite à des travaux publics (prolongement de la ligne 14 du métro) réalisés par la RATP. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande. La demande d'indemnisation liée à la coupure d'électricité est jugée prescrite (délai quinquennal expiré). Concernant les troubles liés aux dégradations des locaux, la responsabilité sans faute de la RATP n'est pas retenue car la société requérante n'apporte pas la preuve d'un préjudice grave et spécial distinct, comme l'exige la jurisprudence pour ce type de dommages. **Textes appliqués** : Article 2224 du code civil (prescription quinquennale) et les principes jurisprudentiels de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour les dommages de travaux publics (théorie des troubles de voisinage).
N° TA95-2214868(TA95-2214868)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler deux délibérations de l'établissement public territorial Vallée Sud-Grand Paris concernant une modification du PLU de Châtillon. La juridiction a jugé que la création d'un espace paysager ou récréatif sur la parcelle de la requérante, la rendant inconstructible, était justifiée par l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme et proportionnée à l'objectif de protection paysagère et écologique. Elle a également estimé que la décision de ne pas réaliser d'évaluation environnementale pour cette modification n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2216658(TA95-2216658)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler une décision refusant la majoration de sa pension d'invalidité pour tierce personne. La juridiction a jugé la requête irrecevable, considérant que le courrier du 8 juillet 2022 de l'administration, qui se bornait à transmettre un avis médical défavorable, ne constituait pas une décision susceptible de recours. En conséquence, toutes les conclusions de la requérante, y compris sa demande d'injonction et de condamnation aux dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été écartées.
N° TA95-2303765(TA95-2303765)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., une adjointe administrative, qui demandait l'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. La juridiction a jugé que l'unité éducative d'hébergement collectif (UEHC) de Pontoise où elle est affectée n'entre pas dans le champ d'application du décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001, car elle n'est ni un établissement type cité en annexe, ni située dans un quartier prioritaire. Le tribunal a ainsi confirmé la décision implicite de rejet de l'administration, estimant que les conditions légales pour l'octroi de la NBI n'étaient pas remplies.