Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2416496(TA95-2416496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de décharge de la taxe sur les bureaux et la transmission d'une QPC. Le juge estime que le rôle d'imposition a été régulièrement établi et que les locaux, loués à une société de gestion, ne relèvent pas de l'exonération pour locaux commerciaux exploités directement (article 231 ter du CGI). La demande de transmission d'une QPC est rejetée, le Conseil constitutionnel ayant déjà statué sur la conformité des dispositions contestées.
N° TA95-2417418(TA95-2417418)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise classant sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B... Le juge a retenu que le refus d'enregistrement n'était pas légalement fondé, car il ne reposait pas sur l'incomplétude du dossier ou son caractère abusif, méconnaissant ainsi les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée.
N° TA95-2417486(TA95-2417486)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour pour incomplétude. Le juge a considéré que ce refus d'enregistrement, fondé sur l'absence de certains documents, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les principes du contentieux administratif et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2500904(TA95-2500904)
La décision concerne le refus implicite de délivrer un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule cette décision implicite de rejet. Le juge retient l'illégalité de la décision car le préfet n'a pas communiqué les motifs du refus dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article L. 234-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de l'intéressée dans un délai de deux mois.
N° TA95-2501389(TA95-2501389)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de carte de résident d'une personne reconnue réfugié. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de plein droit de cette carte aux réfugiés. Elle a enjoint à l'administration de délivrer la carte dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais de procédure.
N° TA95-2501521(TA95-2501521)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le regroupement familial pour l'époux de la requérante. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en évaluant les conditions de ressources de la famille sans tenir compte du fait que deux enfants étaient majeurs, ce qui modifiait le seuil de ressources applicable. La décision a été prise en application des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502720(TA95-2502720)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de séjour à une ressortissante ivoirienne bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'obligation légale de délivrer ce titre de séjour, prévue à l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a en conséquence enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour pluriannuelle sollicitée dans un délai de deux mois.
N° TA95-2502820(TA95-2502820)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du ministre de l'Intérieur clôturant l'instruction d'une demande de titre de séjour. Le tribunal constate que l'administration a rapporté sa décision en délivrant postérieurement un récépissé valable, rouvrant ainsi l'instruction. Par conséquent, il estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et rejette les autres conclusions, y compris la demande d'injonction et la condamnation aux dépens.
N° TA95-2503540(TA95-2503540)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les décisions refusant son engagement comme sous-officier de gendarmerie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, relevant que le recours gracieux ne permettait pas de contester ce vice et que le signataire agissait en sa qualité régulière de sous-directeur. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du décret n°2005-850 relatif aux délégations de signature.
N° TA95-2504160(TA95-2504160)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 3 février 2025 du préfet de Seine-Saint-Denis, considérant que la procédure était entachée d'irrégularités, notamment un défaut d'examen individuel de la situation du requérant et une méconnaissance de son droit à être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les principes issus de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2504295(TA95-2504295)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a retenu un défaut de motivation et une méconnaissance de l'obligation d'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, en application des articles L. 421-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres conclusions, notamment la demande d'injonction et de provision, ont été rejetées ou déclarées sans objet.
N° TA95-2506336(TA95-2506336)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en évaluant la situation médicale et personnelle du requérant au regard des exigences de l'article 7-6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision a également été jugée conforme aux stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506360(TA95-2506360)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision du préfet du Val-d'Oise était suffisamment motivée, notamment au regard de la convention franco-malienne et du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et qu'elle ne méconnaissait pas la situation personnelle du requérant. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506424(TA95-2506424)
Sujet principal : Recours contre le refus d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés à l'encontre d'un ressortissant sénégalais anciennement mineur non accompagné. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé l'arrêté préfectoral du 28 février 2025, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas le caractère réel et sérieux de la formation suivie par l'intéressé, condition essentielle pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour. Textes appliqués : L'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA95-2506446(TA95-2506446)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le requérant, un ressortissant congolais, invoquait une atteinte à sa vie familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le bénéfice de l'article L. 424-3 du CESEDA en tant que parent d'un enfant réfugié. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas les preuves suffisantes de sa situation familiale en France ou du statut de réfugié de sa fille, et a donc rejeté ses moyens. Seule sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.
N° TA95-2506465(TA95-2506465)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'une ressortissante tunisienne visant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'état de santé de son fils mineur, bien que nécessitant une prise en charge, n'était pas de nature à entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité au sens de l'article L. 425-10 du CESEDA, et que les liens familiaux allégués ne justifiaient pas la délivrance d'un titre au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA et article 7 quater de l'accord franco-tunisien). La décision administrative n'a donc pas été reconnue comme méconnaissant les conventions internationales invoquées relatives aux droits de l'enfant et au respect de la vie familiale.
N° TA95-2506985(TA95-2506985)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 15 avril 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de la requérante et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a retenu que le préfet, en fondant son refus sur des faits supposés de faux et d'usage de faux (articles 441-1 et 441-2 du code pénal) sans en apporter la preuve, avait commis une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2507042(TA95-2507042)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant pakistanais. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur les articles L. 611-1 1° et 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était régulier en droit, suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits de la défense ou l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Tous les moyens soulevés par le requérant ont été écartés.
N° TA95-2507047(TA95-2507047)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant n'ayant pas apporté d'éléments prouvant un risque personnel en cas de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 613-1.
N° TA95-2507386(TA95-2507386)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 juin 2025 retirant son titre de séjour. La juridiction a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le retrait était légalement fondé sur une condamnation pour violences conjugales constituant une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également estimé que la décision respectait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.